Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Cellule PCF ''Plantive'' de Saint-Saulve

Mais d'où viennent les casseurs lors des manifestations syndicales ouvrières ou étudiantes?

8 Mars 2016, 14:50pm

Publié par Cellule PCF de Saint-Saulve

Ils sont infiltrés, mais sont souvent en civil !

Ils sont infiltrés, mais sont souvent en civil !

L'infiltration, technique classique.

 

1986, Paris. Depuis novembre, une partie de la jeunesse de France manifeste contre le projet Devaquet, du nom du ministre de l'Education de l'époque. Dans la nuit du 5 au 6 décembre, un jeune homme de 22 ans, Malik Ousswekine qui s'apprête à rentrer chez lui après une nouvelle manifestation, est bastonné par une équipe de «voltigeurs», un peloton de policiers à moto de la préfecture de police qui «chasse» les casseurs. Il meurt sous les coups de matraque.

L'émotion nationale et le scandale politique sont tels que, dans la foulée, Alain Devaquet démissionne, sa réforme est enterrée, les voltigeurs dissous, et deux ans plus tard, lors de la présidentielle de 1988, Jacques Chirac, alors Premier ministre, paiera cher dans les urnes cet acte de violence policière.

Depuis, le «syndrome Malik Oussekine», comme le nomme le vocabulaire policier, est dans toutes les têtes des autorités publiques lors de manifestations, surtout lorsque la jeunesse descend dans la rue.

 Depuis ce drame, l'infiltration policière des manifestants est devenue une technique su maintien de l'ordre, comme l'explique le journaliste David Dufresne dans son livre référence sur le sujet, « Maintien de l’ordre », paru en 2007. Objectif: se fondre dans la foule pour éviter tout débordement, quitte à se mêler à des manifestants violents.

La présence de policiers en civil, au look proche de celui des manifestants –parfois même avec badges ou autocollants comme à Lyon – n'est donc pas une nouveauté de ces dernières semaines.

Souvent membres de la BAC (Brigade anti-criminalité) ou des ex-RG (Renseignements généraux, désormais fusionnés avec la DST au sein de la DCRI), ces policiers sont chargés de remplir deux types de mission:

Faire du renseignement en repérant les casseurs ou les manifestants les plus excités, et faire du « saute-dessus » en les arrêtant en flagrant délit. Des missions qui peuvent parfois cogner avec celle plus classique de « maintien de l'ordre » des CRS ou des gendarmes mobiles, censés encadrer le cortège et n'intervenir qu'en cas de problème grave et avéré.

 

Commenter cet article