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Cellule PCF ''Plantive'' de Saint-Saulve

L'Ecole de la République maltraitée depuis plus d'un demi siècle! *****

1 Novembre 2016, 16:12pm

Publié par Cellule PCF de Saint-Saulve

Lorsque l'argent de l'Education Nationale est détourné par le clergé!Lorsque l'argent de l'Education Nationale est détourné par le clergé!
Lorsque l'argent de l'Education Nationale est détourné par le clergé!

Lorsque l'argent de l'Education Nationale est détourné par le clergé!

§ (II/III)
La Fondation Saint Matthieu, bras armé financier contre la Laïcité !

"Le vol camouflé des finances de l'Etat"

Enfin, la « Fondation Saint-Matthieu pour l’école catholique » devient « désormais la référence privilégiée pour l’appel à la générosité dédiée au financement de l’immobilier des établissements catholiques d’enseignement ». La hiérarchie catholique à travers le secrétariat général à l’enseignement catholique demande que « l’ensemble du territoire national soit couvert par des Fondations Saint-Matthieu permettant de drainer la générosité des bienfaiteurs de l’enseignement catholique ».

Reconnue d’utilité publique en 2011 pour la création ou le soutien à l’investissement d’écoles privées, cette fondation permet de contourner la Loi qui dit expressément que le subventionnement du privé ne peut être supérieur à celui du public.

Cette reconnaissance ouvre droit pour les donateurs à des réductions d’impôts pour les particuliers (66% et 75% pour ceux assujettis à l’ISF), pour les entreprises (60%).

Cela a deux conséquences : favoriser sur fonds publics l’enseignement privé répondant à des intérêts particuliers, priver le budget national de recettes nécessaires aux dépenses d’intérêt général.

 Il est urgent de mettre fin à ce détournement de fonds publics qui doivent être réservés à la seule École Publique en leur ôtant la reconnaissance d’utilité publique ! Si la Fondation Saint- Matthieu finance les établissements privés sous contrat d’association avec l’Etat, la Fondation pour l’école (reconnue d’utilité…publique en 2008) s’adresse au privé hors contrat.

Ces deux fondations sont dirigées essentiellement par des ecclésiastiques, des militaires, des financiers et entrepreneurs, des avocats. À la Fondation Saint Matthieu, on trouve le Cardinal André Vingt-Trois, l’évêque Éric Aumonier, le Général Bruno Cuche, l’Amiral Oudot de Dainville, Claude Bébéar d’Axa, l’ancien directeur de banque Hubert Guillemin… A la Fondation pour l’école, le directeur général adjoint de la Fédération Bancaire Française et délégué général de l’Association française des entreprises d’investissement Pierre de Lauzun, le Général Denis Champart, le directeur de société Éric Mestralet, Anne Coffinier qui avait fondé « Créateurs d’école »…                     La sainte alliance du sabre, du goupillon et de la finance !

Un concordat scolaire se met ainsi en place sous nos yeux grâce à un réseau constitué, contrôlé matériellement, statutairement par une religion qui entend continuer à bénéficier de toujours plus de fonds publics.

Même la Loi Debré est piétinée, qui ne reconnaît que des établissements privés considérés un par un, qui ne peuvent contracter avec l’État que sur la base « d’un besoin reconnu ». Cette Loi Debré a été une aubaine pour le financement public d’écoles privées à 90% catholiques,  elle comportait en partie la possibilité de ces dérives  en reconnaissant « un caractère propre » aux établissements d’enseignement privés. Ce réseau entend maintenant intervenir dans la définition de la politique publique, c’est le retour du cléricalisme. L’omerta sur le dualisme scolaire n’est plus de mise, il faut abroger la Loi Debré.

 

Lorsque la vrair gauche française défend les intérêts de l'Ecole Laïque à l'Assemblée nationale.

Lorsque la vrair gauche française défend les intérêts de l'Ecole Laïque à l'Assemblée nationale.

Dans la réponse à la question écrite 1994 du député Jean-Jacques Candelier sur le financement public de l’enseignement privé (JO du 4 décembre 2012, le ministre de l’Education Nationale invoque la « liberté de l’enseignement » qui figure bien au code de l’Éducation (L.151.1) mais n’implique pas un financement ! Ou alors au nom de la liberté de circulation, on pourra se faire rembourser un taxi ou une limousine plutôt qu’un billet de train… 

C'était à l'époque de E. Balladur Premier ministre, de A. Juppé,F. Bayrou à l'Education Nationale, de F. Fillon, à l'Enseignement Supérieur et à la Recherche, M. Alliot-Marie, ministre de la jeunesse et des sports. 

Et aujourd'hui, c'est avec du vieux, qu'ils promettent de faire mieux. POUR QUI ?

 

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