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Cellule PCF ''Plantive'' de Saint-Saulve

Chronique de Jean-Christophe Le Duigou: Economiste

12 Décembre 2016, 22:13pm

Publié par Cellule PCF de Saint-Saulve

L'échec de Hollande; et après?

L'échec de Hollande; et après?

 

L’échec de François Hollande que traduit sa non-candidature en 2017 mérite d’être analysé si l’on veut redonner un espoir au mouvement populaire.

Comme beaucoup de présidents sortants, François Hollande est rejeté du fait de la mise en œuvre d’une politique qui n’a pas correspondu aux attentes populaires.

Il y a en effet loin de la déclaration martiale de 2012 au Bourget contre l’emprise de la finance et des choix de gestion qui, à chaque étape du quinquennat, ont composé avec cette même finance. « Manque de courage » diront certains. Surtout erreur de diagnostic quant à la nature des problèmes auxquels il faut faire face.

La crise de 2008 aurait dû faire prendre conscience que c’était l’ensemble du système  économico-financier qui était plongé dans de graves difficultés.

La leçon est tout à fait claire. On ne pouvait pas durablement sortir de cette crise globale avec « la boîte à outils » de François Hollande : de nouveaux cadeaux aux entreprises sans réel contrôle, l’appel à l’autorégulation et quelques mesures limités de redistribution.

Cette crise montre que le libéralisme économique et le régime d’accumulation  financière dont nombre de gouvernements et d’experts se sont fait pendant trois décennies le hérauts, ne parviennent plus à convaincre . de plus en plus d’analystes estiment que ce libéralisme est responsable d’au moins une partie des problèmes. « Ces probablement un cycle qui se termine et une nouvelle période qui s’ouvre » prédit l’économiste Pierre-Noël Giraud, peu suspect d’extrémisme.

La crise actuelle appelle une nouvelle stratégie de croissance à l’échelle mondiale, fondée sur un projet de développement  humain durable. C’est le but même de la production de richesses  qui doit être ré interrogé. La COP21 est un jalon sur cette route. Encore que, pour concrétiser les engagements qu’elle recèle, il faudra enclencher une rupture avec les logiques de rentabilité financière et amorcer de profondes transformations  économiques et sociales

Le travail, son rôle, sa place se trouvent bien au cœur de cette problématique qui a été ignorée par la gestion gouvernementale.

Une véritable transformation des politiques économiques est indispensable. La promotion du travail, le droit à un travail décent et la protection des travailleurs exigent la mise en place de nouvelles garanties partout dans le monde. De même qu’une profonde transformation de la gestion des entreprises. Il faut à al fois soutenir l’emploi, tant en France qu’en Europe et à l’échelon du monde.

La France a un rôle à jouer plutôt que de multiplier les interventions militaires.

L’éradication de la pauvreté, la lutte pour l’égalité dans tous les domaines, le développement d’une écologie responsable et réaliste sont les trois grands défis auxquels nous sommes confrontés. Face au pouvoir des actionnaires et des fonds financiers, il est nécessaire de promouvoir les avancées démocratiques qui redonnent aux salariés et aux citoyens les outils leur permettant  de choisir leur avenir.

Non seulement il n’y a pas eu d’avancées significatives en ce domaine pendant la présidence de François Hollande, mais des dispositifs  comme la loi travail ont contribué à un peu plus désarmer les travailleurs.

Pour autant les citoyens n’ont pas à prendre, en 2017, une simple revanche. Il leur faudra créer, par les votes et par l’action, les conditions d’une nouvelle logique de développement économique et social,  

 

Le poison d'un quinquennat !
Le poison d'un quinquennat !

Le poison d'un quinquennat !

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