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Cellule PCF ''Plantive'' de Saint-Saulve

Les élections présidentielle et législatives sabordées par les "affaires"

27 Mars 2017, 15:22pm

Publié par Cellule PCF de Saint-Saulve

Dominée par les affaires, la campagne électorale peine à aborder les débats de fond. Cette déliquescence c'est le dernier symptôme d'une démocratie à bout de souffle qui peut néanmoins continuer à nuire.

Dominée par les affaires, la campagne électorale peine à aborder les débats de fond. Cette déliquescence c'est le dernier symptôme d'une démocratie à bout de souffle qui peut néanmoins continuer à nuire.

Pour sortir du piège mortifère qui pousser les citoyens à voter par défaut entre trois candidats incarnant trois visages d’une politique antisociale, les forces et les candidats de gauche doivent faire avancer publiquement le débat sur l’alternative.

Une campagne électorale sans débats, sans idées, dans un climat de défiance, c’est peu dire que cette élection présidentielle déçoit les Français. Si 68% d’entre eux se disent intéressés, selon un sondage Harris Interactive pour la Fondation pour l’innovation politique, 88% la jugent « non satisfaisante » 86 % « décevante » et 83% « ratée »

L’incertitude et l’indécision des électeurs sont grandes : selon l’étude mensuelle du Cevipof, 47% des personnes interrogées qui se disent certaines d’aller voter annoncent que leur choix de vote peut encore changer. « Un record »

 

Tout cela n’est guère étonnant quand, depuis deux mois, tous les débats sont phagocytés par les affaires, celles de François Fillon surtout, mais aussi de Mme Lepen. Certes les primaires de la droite, puis du PS ont permis de légitimer deux candidats issus des deux grands partis de la Vème République … pour un laps de temps seulement.

Après les affaires de F. Fillon, c’est Benoît Hamon, désigné sur un programme de rupture nette avec le quinquennat, qui voit tout un pan de son propre parti refuser de reconnaître sa victoire et se jeter dans les bras d’Emmanuel Macron.

Des départs qui ont toutefois l’avantage de clarifier les positions à gauche. E Macron, lui, est présenté comme le « rempart » le « vote utile » face à un Fn dont l’ombre ne cesse de grandir. Au point que plus personne ne peu exclure une victoire de Mme Lepen en mai prochain.

 

PAS DE CONCURRENCE

Malgré la difficulté à surmonter la logique présidentielle de la Vème République, il existe encore des espaces de convergence et le désir d’unité à gauche est fort. Il s’agit donc de mener le débat d’idées.

Les semaines qui viennent vont être décisives, rien n’est joué, exhorte Pierre Laurent, secrétaire national du PCF. Nous pouvons mobiliser les forces de gauches, les concerner, les faire entrer dans la campagne. L’heure n’est pas à la concurrence entre les forces de gauche.

 

Surtout quand les deux principaux candidats de ces forces cumulent 25% des intentions de vote, un score historiquement bas. Dans ce contexte, le débat télévisé sur TF1 du 20 mars a marqué le début de la campagne officielle.

 

Mélanchon, et, dans une moindre mesure, Hamon ont réussi à remettre les idées de gauche au centre du débat…VIéme République, accueil des réfugiés, hausse des salaires, baisse du temps de travail, abrogation de la loi El Khomri, refondation européenne, referendum citoyen, règle verte…, face à des discours sécuritaires et ultra-libéraux.

Après un week-end marqué par le succès du rassemblement pour la VIème République de Jean-Luc Mélenchon et celui du meeting de Benoît Hamon. Ce dernier, dans une allusion au discours du Bourget a martelé son refus du « parti de l’argent(qui) à plusieurs noms, plusieurs visages, plusieurs partis » et sa proposition de revenu universel, si elle fait débat, a permis de mettre la question du travail au cœur de la campagne.

 

DES IDEES DE GAUCHE.

Devant près de 130 000 personnes, Jean-Luc Mélanchon a, lui, mis l’accent sur « la révolution citoyenne contre la monarchie présidentielle » rappelant que ses partisans « ne sont pas là pour un personnage, mais pour un programme » élaboré de longue date et dénonçant « le dogme grossier selon lequel les marchés financiers seraient les seuls régulateurs légitimes de lal civilisation »

« Il s’agit là d’un signal de mobilisation » s’est réjoui Pierre Laurent, le secrétaire national du PCF. L’idée que la Constitution est à réécrire est partagée par 63% des Français, selon une étude de BVA réalisée en juin dernier.

Révocation des élus, parité, mode de désignation des représentants, modalité de la représentation politique ; les attentes démocratiques n’ont jamais été aussi fortes.

Et la question d’un pacte majoritaire à gauche, notamment pour les législatives, revient avec force « Aux citoyennes et citoyens d’imposer des débats publics, d’appuyer sur les points communs » exhorte le communiqué commun des différents mouvements pour l’unité.

(appel des 100, pétitions Imaipas3, vouattendezquoi.fr, syndicalistes, mouvements citoyens, EELV, PCF et PS)

Les Français mettent d’ailleurs au premier rang de leurs préoccupations des mesures d’ordre social ; l’emploi (59%) la protection sociale (51%) et le pouvoir d’achat (48%) selon un sondage OpinionWay.

Le débat, sur tous ces sujets, doit être le plus large possible : s’entendre est une nécessité absolue face au danger de la droite et du Fn « Il y a encore du travail » résume Pierre Laurent.

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