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Cellule PCF ''Plantive'' de Saint-Saulve

Lorsqu'un gouvernement bloque 10 000 emplois ou plus dans une région qui compte 20% de chômage !

14 Juillet 2017, 20:36pm

Publié par Cellule PCF de Saint-Saulve

Superphénix de Creys-Malville  -  EPR de Flamanville etc. etc.
Superphénix de Creys-Malville  -  EPR de Flamanville etc. etc.

Superphénix de Creys-Malville - EPR de Flamanville etc. etc.

COMBIEN AURAIT-ON PU CONSTRUIRE DE CANAUX SEINE/NORD EN France AVEC L’ARGENT PERDU DEPUIS AVEC LE SUPERPHENIX DE CREYS-MALVILLE ET L’E P R DE FLAMANVILLE ?

De cela, la Cour de Comptes et le nouveau gouvernement pro-nucléaire font l'impasse ! Et préfèrent laisser une Région avec ses 390 000 chômeurs voir plus (de classe A)

Des gouvernants qui préfèrent le nucléaire en refusant les financement de l'UE et des Régions concernées ...
Des gouvernants qui préfèrent le nucléaire en refusant les financement de l'UE et des Régions concernées ...

Des gouvernants qui préfèrent le nucléaire en refusant les financement de l'UE et des Régions concernées ...

Le Superphénix

1974 : Création de la NERSA et enquête publique.

À l'automne 1974 est menée l’enquête publique pour la création de l’installation nucléaire de base de Superphénix (SPX) sur le site de Creys-Malville

En avril 1976, Valery Giscard-d’Estaing  et le Premier ministre J. Chirac autorise la société NERSA à passer commande de Superphénix.

En 1977 est signé le décret d’utilité publique (DUP) par le Premier Ministre Raymond Barre et le décret d’autorisation de création (DAC) par le Ministre de l’industrie, René Monory. 

Le 8 mars 1987 se produit une fuite de 20 tonnes de sodium liquide dans le barillet de stockage du combustible nucléaire. Cette fuite était due à un acier mal choisi (au rabais) ce qui entraîna la fissuration de zones soudées et une fuite de sodium, un incident classé au niveau 2 de l’échelle INES. Le 26 mai 1987, le Ministre de l’Industrie Alain Madelin décide d'arrêter le réacteur.

Le redémarrage du réacteur est autorisé le 12 janvier 1989 par un décret du Premier ministre Michel Rocard. Selon les données de l'AIEA, la centrale produit alors 1,756 TWh en 1989 puis 0,588 TWh en 1990, soit un facteur de charge moyen de 11 %.

Alors que le réacteur était à nouveau à l'arrêt depuis le 7 septembre 1989, survient un deuxième incident de niveau 2 le 29 avril 1990. Une fuite de sodium sur un des 4 circuits primaires principaux impose la vidange immédiate de tout le sodium du circuit incriminé (400 tonnes) En effet, le sodium doit être maintenu pur en toutes circonstances pour éviter en particulier que des impuretés (oxydes, hydrures, particules métalliques...) ne viennent boucher le circuit de refroidissement.
La purification corrélative du sodium prendra 8 mois.
Le 8 décembre 1990, une partie du toit de la salle des turbines s'est écroulée sous le poids de 80 cm de neige, nécessitant de reconstruire la superstructure de la moitié du bâtiment. Le réacteur était arrêté ce jour-là. Le bâtiment de l'alternateur et le réacteur sont séparés, il n'aurait donc pas pu y avoir de conséquences graves selon les porte-parole d'EDF. 
Le 19 janvier 1994, le quotidien Le Monde titre Après trois ans et demi d'arrêt du surgénérateur, les autorités de sûreté proposent un redémarrage de Superphénix sous conditions. Durant toute l'année 1994, la centrale ne produit que 0,008 TWh, soit un facteur de charge de 0,1 %. 
En 1994, la mission initiale de Superphénix — produire de l'électricité — est modifiée par la parution d'un décret. Superphénix devenait un simple « laboratoire de recherche et de démonstration », la production d'électricité n'étant plus une priorité. 
Fin 1994 a lieu un quatrième incident majeur : une fuite d’argon dans un échangeur de chaleur sodium-sodium placé à l’intérieur de la cuve du réacteur lui-même. La remise en état durera 7 mois. 
Superphénix redémarra en septembre 1995, ce fut l'occasion d'un vigoureux bras de fer entre la ministre de l'environnement Corinne Lepage et le ministre de l'Industrie Franck Borotra.
Le réacteur connut alors de nombreuses difficultés techniques, et selon les données de l'AIEA, la production électrique de la centrale est restée nulle durant l'année 1995.
L'année 1996 est la meilleure année de production électrique de la centrale avec 392TWh produit soit un de six mois pour une visite décennale de ses générateurs de vapeur, arrêt qui s’avéra définitif.
 
Selon le rapport de la Commission de la production et des échanges de l'Assemblée Nationale en avril 1997, la relance de Superphénix était donc économiquement viable.
Superphénix avait en effet un coût d'exploitation incompressible de 900 millions de francs par an, et pouvait espérer rapporter entre 1,5 et 2 milliards de francs par an (sachant que le combustible présent pouvait permettre la production durant 1 500 jours pleins, soit 4 ans, à condition de ne pas connaître d'autres problèmes de fonctionnement techniques, politiques ou administratifs)
Les dépenses de fonctionnement provenaient premièrement d'incidents techniques qui ont grevé la disponibilité de la centrale.
La deuxième cause de surcoût a été un défaut de production d'électricité, donc de recettes. Superphénix en 11 ans a fonctionné pendant 53 mois, il a subi des réparations pendant 25 mois, mais il a été arrêté 54 mois. La production d'électricité n'a fourni que 2 milliards de francs.
 Le paroxysme des difficultés administratives de Superphénix a été atteint en 1993, avec le renouvellement de l'enquête publique d'autorisation, qui a duré une année durant laquelle la centrale n'a pu fonctionner.

Cependant, il est à noter que Superphénix a été arrêté en 1997 après sa meilleure année de fonctionnement, pendant laquelle le facteur de charge a atteint 31%. Il était prévu pour fonctionner jusqu'en 2015.

Image de la France
L'image de l'industrie française à l'international a été fortement dégradée par le projet Superphénix.
Les hasards du calendrier ont voulu que la catastrophe de Tchernobyl se produise au même moment (avril 1986) que la mise en service de Superphénix. Le manque de transparence et les erreurs de communication en France sur les conséquences de la catastrophe de Tchernobyl ont entraîné une certaine méfiance de l'opinion publique sur la sûreté nucléaire.
Le démantèlement de Creys-Malville

Le démantèlement de Creys-Malville

La centrale a été arrêtée définitivement en décembre 1996. Après l'annonce du démantèlement en 1997, le débat public s'avère intense dans la presse locale jusqu'en 2000. Depuis lors, la presse locale se fait l'écho uniquement des composantes techniques du chantier.

En 2007, les travaux de démantèlement étaient prévus pour durer jusqu'en 2027. À cette date, les quatorze tonnes de plutonium et les trente huit mille blocs de béton au sodium seraient encore conservés sur le site.

Sur le chantier de démantèlement du réacteur, 400 personnes travaillent quotidiennement à proximité de substances à risque (matériaux irradiés, sodium) Depuis 2005, la réalisation des travaux de démantèlement a été confiée à un centre d'ingénierie nucléaire d'EDF : le Centre d'Ingénierie de Déconstruction et Environnement. (CIDEN)

A Creys-Malville (Isère), la présence d’amiante a rendu le chantier plus complexe que prévu, donc plus onéreux. 

L’électricité à bon marché en France, c’est déjà du passé. Dans les années qui viennent, EDF va devoir augmenter ses tarifs de 30 à 50% pour relever des défis énormes.

L’entreprise va financer la rénovation du parc des centrales nucléaires actuelles. Une ardoise estimée à 55 milliards d’euros. Elle va participer au plan de sauvetage d’Areva en rachetant une partie son capital, soit 2,7 milliards d’euros.                                                           A cela, il faut rajouter la construction de deux EPR en Grande Bretagne. Une facture estimée à 18 milliards d’euros !                     Cela, sans parler de l’EPR de Flamanville qui avec le nombre de problèmes déjà accumulé et le retard du chantier, risque de se terminer comme l’affaire du Superphénix  de Creys-Malville ! Combien de milliards d’euros prévus et combien sont déjà réglés en plus ?

Des déchets bien encombrants

Pour EDF et son « associé » l’Etat, le démantèlement du parc des centrales nucléaires va aussi peser sur ses comptes. celui-ci n’est pas qu’une question de démolition. Il faut aussi stocker les déchets. Ceux qui sont faiblement radioactifs sont enfouis dans des décharges spécialisées. Mais dans 15 ans, leur volume aura triplé.                                                 L’ « Andra » l’agence qui gère les déchets nucléaires, veut optimiser ses sites actuels et ouvrir une nouvelle décharge. Mais elle mise aussi sur une évolution de la réglementation. Aujourd’hui, tout déchet provenant d’une centrale, même s’il ne présente pas de radioactivité, doit être enfoui dans un centre spécialisé. L’Andra voudrait qu’on assouplisse cette règle. Pour Patrice Torres, directeur des sites de l’Andra, "cela permettrait de réutiliser une partie de ces déchets qui sont des déchets radioactifs d’un point de vue administratif, plutôt que réellement radioactifs."

Stockage des déchets nucléaires à 450 m de profondeur dans la vallée de al Meuse.  Stockage des déchets nucléaires à 450 m de profondeur dans la vallée de al Meuse.
Stockage des déchets nucléaires à 450 m de profondeur dans la vallée de al Meuse.

Stockage des déchets nucléaires à 450 m de profondeur dans la vallée de al Meuse.

Un enfouissement à hauts risques

Restent les combustibles des réacteurs, hautement radioactifs. Il existe un projet de centre de stockage souterrain nommé Cigéo, à Bure dans la Meuse, qui pourrait être opérationnel d’ici dix ans. Les déchets seraient isolés à 450 mètres sous terre. L’Andra attend un feu vert gouvernemental. Mais la semaine dernière encore, le 26 janvier 2016, il y a eu un mort dans un éboulement. « Il existe des risques d’incendie, des risques d’effondrement, de perturbation du sol», explique Jacques Repussard le directeur de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) Il plaide pour une expérimentation limitée sur un site pilote. "Tout cela doit être vérifié en situation réelle et pas dans un laboratoire comme on a aujourd’hui à côté de Bure. »

Un coût incertain et sans doute prohibitif.

Le problème est que personne ne peut raisonnablement chiffrer le coût de ces chantiers à venir. Cigéo était initialement estimé à 15 milliards d'euros. Il est aujourd’hui évalué à 32 !

Depuis 2006, EDF est censé provisionner de l’argent pour anticiper ces dépenses, mais plusieurs organismes de contrôle, dont la Cour des Comptes, estiment que ces provisions sont sous évaluées. Et, selon Yves Marignac, le directeur de l’ONG antinucléaire Wise-Paris, « si le coût de ces chantiers a été sous-évalué, lorsqu’il faudra démanteler les cinquante-huit réacteurs actuellement en service, EDF ne pourra plus faire face. On sera alors dans un scénario où le passif devra être repris par l’Etat, tandis que les actifs devront être privatisés pour générer du cash. Le mur industriel et financier du démantèlement met en péril la survie même de l’entreprise. »

 

NG antinucléaire Wise-Paris, « Si le coût de ces chantiers a été sous-évalué, lorsqu’il faudra démanteler les cinquante-huit réacteurs actuellement en service, EDF ne pourra plus faire face. On sera alors dans un scénario où le passif devra être repris par l’Etat, tandis que les actifs devront être privatisés pour générer du cash. Le mur industriel et financier du démantèlement met en péril la survie même de l’entreprise »

 

En attendant, l’addition, nous la payons déjà. Le gouvernement freine les augmentations réclamées par EDF car elles sont risquées politiquement. Mais, même à dose homéopathique.

Elles finiront par s’imposer.

Et notre facture par exploser…

 

 

 

 

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