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Cellule PCF ''Plantive'' de Saint-Saulve

Quand Castaner dit à ses moutons de dire "Niet" !

12 Mars 2018, 22:18pm

Publié par Cellule PCF de Saint-Saulve

Les pourfendeurs de l'usine et du travail en France. L'outil français, vendu au moins-disant!Les pourfendeurs de l'usine et du travail en France. L'outil français, vendu au moins-disant!
Les pourfendeurs de l'usine et du travail en France. L'outil français, vendu au moins-disant!

Les pourfendeurs de l'usine et du travail en France. L'outil français, vendu au moins-disant!

Les textes portés cette semaine au Sénat et à l’Assemblée nationale par les députés et sénateurs communistes ont fait face à l’hostilité systématique du gouvernement.

La Ve République est un régime politique qui se joue avec 577 députés et 348 sénateurs et à la fin c’est toujours le gouvernement qui décide.

Il suffit de voir le sort réservé cette semaine aux propositions de loi des parlementaires PCF pour s’en convaincre. Le cas le plus violent concerne sans aucun doute le projet de revalorisation des retraites agricoles, porté par le président du groupe GDR, André Chassaigne, et adopté à l’Assemblée nationale lors de la précédente législature.

 

Arrivé au Sénat, où il a été voté en commission, le texte était, mercredi, sur le point d’être validé définitivement dans l’Hémicycle. Une situation insupportable pour l’exécutif, qui a ajouté au dernier moment un amendement renvoyant à 2020 l’application de cette mesure, tout en dégainant le recours à un vote bloqué. « Il devient alors impossible de dissocier cet amendement du reste du texte. Soit on vote contre, et la loi ne passe pas. Soit on vote pour, et la réforme est reportée à 2020 », s’est indignée Éliane Assassi, présidente du groupe CRCE au Sénat.

 

               Mépris du travail parlementaire,            mépris du monde agricole

 

Face à ce « coup de force », les sénateurs communistes ont reporté au 16 mai l’examen de cette mesure, avec l’espoir de convaincre l’exécutif d’ici là. Ils ont aussi réclamé la tenue d’une conférence des présidents, pour permettre à un Sénat traumatisé de « riposter dans la plus large unanimité possible ».

Des élus de tous bords se sont entendus pour dénoncer « un mépris du travail parlementaire doublé d’un mépris du monde agricole », seulement quelques jours après la clôture du Salon de l’agriculture. « Ce précédent extrêmement dangereux augure mal de l’avenir de notre collaboration sur l’évolution du travail législatif », a même prévenu le président de la commission des Lois, Philippe Bas (LR), au sujet de la réforme du Parlement en préparation.

 

« Ce recours à un vote bloqué, fait rare et gravissime, confirme la volonté de Macron de ligoter le Parlement pour installer un régime hyper présidentiel poussant à son extrême la perversité de la Ve République », s’est révolté André Chassaigne, déjà très remonté par l’annonce, par le premier ministre Édouard Philippe, de contingenter le droit d’amendement aux effectifs d’un groupe parlementaire.

 

Échaudés par cette accumulation, les députés PCF ont défendu bec et ongles les propositions de loi examinées jeudi à l’Assemblée, dans le cadre de leur niche parlementaire. D’autant plus qu’elles avaient été pensées pour rencontrer « une majorité telle qu’elle est aujourd’hui », selon les mots de Stéphane Peu, qui a travaillé sur un plan de lutte contre les marchands de sommeil.                     « Nous ne voulons pas seulement être des députés de l’affrontement, de la contestation, du discours tribunicien, mais aussi faire bouger les lignes pour améliorer le quotidien, obtenir dès à présent des avancées sans attendre le grand soir », abondait la veille André Chassaigne. Peine perdue. Le gouvernement et le groupe LREM ont d’emblée préparé des motions visant à rejeter au plus vite les cinq textes.

En ce 8 mars, Journée internationale des droits des femmes, la première proposition renvoyée en commission a été celle visant à lutter contre la précarité professionnelle des femmes.             « Je ne vous demande pas d’adopter ce texte, mais de respecter le débat et le travail d’un groupe, d’argumenter sur chaque article, puis de vous prononcer », a insisté sans succès Marie-George Buffet, après que la rapporteure Huguette Bello a appelé à encadrer davantage le recours à un temps partiel devenu « terreau des inégalités professionnelles ».

Christophe Castaner,*** pour le gouvernement, a vanté les promesses annoncées la veille, tout en reconnaissant que le temps partiel concerne à 82 % des femmes. Puis il a décrié le texte du groupe GDR qui aurait « des conséquences liberticides pour celles qui choisissent le temps partiel »                                       

Là où Huguette Bello alerte sur l’autorisation, dans six branches, de signer un contrat de deux heures de travail par semaine, les députés LREM ont retenu que ces mesures d’encadrement nuiront à « la compétitivité des entreprises », se traduiront par « une baisse des embauches » **** et une « mise en péril de secteurs de notre économie ». Sans doute, en effet, que les marges dans la grande distribution sont trop faibles, et les groupes trop fragiles…        « On externalise l’entretien des collèges, des hôpitaux, des gares. On pousse vers la précarité des métiers largement représentés par les femmes », a prévenu François Ruffin (FI), sans être entendu.

Après un vibrant rappel au règlement d’André Chassaigne face à l’absence de quorum, le climat s’est détendu lors de l’examen du texte visant à la reconnaissance sociale des aidants.

Le gouvernement, soucieux d’imposer son tempo, a fait rejeter en commission la proposition, tout en s’engageant à légiférer dans les prochains mois. Reste à savoir si les mesures défendues par Pierre Dharréville seront réellement reprises ou non. Dans la foulée, le texte sur la gratuité des transports scolaires devait, sauf surprise, être lui aussi interrompu au plus vite, tout comme celui portant sur la liste noire française des paradis fiscaux. Sale temps pour le débat parlementaire, en somme, et pour la lutte contre la fraude fiscale, après le rejet par le Sénat, mercredi soir, de la proposition communiste de création d’une COP fiscale, qui, elle, avait été votée en 2016 par l’Assemblée…

 

*** Casta-Niet pour toutes les propositions venant de la gauche et des démocrates !

**** Ce qui n'empêche pas la dégradation du service public, la liquidation de l'industrie française, vendue aux Allemands ou aux USA ( voir Alstom ferroviaire et électrique ou Vallourec etc) le plan de " rupture conventionnelle collective " suivi à grands pas par les rapaces de la finance, avec des départs volontaires, souvent désignés et non remplacés.                                        Alors, que vont-ils nous conter pour finir par nous endormir et comment vont-ils réussir à réduire le chômage, exception faite de rayer d'office des chômeurs sur les listes de Pôle Emploi ?  

                                                        

 

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