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Cellule PCF ''Plantive'' de Saint-Saulve

Qui est cette femme qui a lancé la « chasse aux chômeurs » tous azimuts

29 Mars 2018, 16:48pm

Publié par Cellule PCF de Saint-Saulve

Tout pour les riches!Tout pour les riches!
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Assurance-chômage: ce que contient l'accord scellé par les syndicats et le patronat

 

 Rendre « applicable» la notion d'« offre raisonnable »

Le gouvernement veut aussi rendre «pleinement applicable» la notion d'«offre raisonnable» d'emploi, déjà définie très précisément dans le Code du Travail depuis 2008. Dans les faits, cette sanction n'est quasiment pas appliquée. En 2013, 77 chômeurs ont été radiés pour ce motif, ce qui représente 0,01% des 544.000 radiations totales.

Concrètement, lors de son premier entretien à Pôle emploi, le chômeur est censé déterminer ce qu'il est prêt à accepter comme emploi selon le type d'activité, la nature de l'offre (temps plein ou à temps partiel), la zone géographique. Actuellement, en cas de recherche d'emploi insuffisante ou de refus de formation, un chômeur peut voir son allocation réduite de 20% pendant deux à six mois. En cas de manquement répété, l'allocation baisse de moitié pendant deux à six mois, et peut être supprimée définitivement. En cas de refus à deux reprises d'une offre raisonnable d'emploi, l'allocation est suspendue pendant deux mois. Si le refus se répète, elle peut être supprimée pendant deux à six mois, voire définitivement.

Le gouvernement, envisagerait de réduire l'allocation de 50% pendant deux mois (contre 20% aujourd'hui) les allocations-chômage d'un chômeur (indemnisé) qui refuserait une formation ou deux offres d'emploi raisonnables, puis de les supprimer pour la même période en cas de récidive.

 

Arbitrages sur la gouvernance de l'assurance-chômage

Par ailleurs les arbitrages sur la gouvernance de l'assurance chômage devraient aussi être dévoilés aux partenaires sociaux, qui gèrent aujourd'hui le régime au sein de l'Unedic.

L'une des pistes à l'étude consisterait à instaurer un système assez proche de celui qui prévaut pour le régime des intermittents du spectacle. Il fixerait un cadrage financier en amont: si les partenaires sociaux s'en écartaient, l’État reprendrait la main, rapportait vendredi dernier Le Monde.

L'Élysée indiquait, en octobre, vouloir «renforcer» le rôle de l'État, sans toutefois évincer totalement les syndicats et le patronat. Jeudi dernier, Muriel Pénicaud jugeait « essentiel » que « patronat et syndicats puissent discuter » comme ils le font aujourd'hui, des      « règles » d'indemnisation, à savoir le « taux » la «durée» et les    « modalités ».

Les partenaires sociaux, qui ont fini par trouver un terrain d'entente , espèrent que ces discussions ne s'inscriront pas, à l'avenir, dans un cadre trop contraint.

Le 22 février, patronat et syndicats ont scellé un projet d'accord qui prévoit notamment une indemnisation pour les salariés qui démissionnent en vue d'une reconversion professionnelle. Ils ont aussi trouvé un compromis sur la création d'un dispositif visant à lutter contre le recours excessif aux contrats courts.

( Le gros problème pour les embauchés en contrats courts ou CDD: est que les banques refusent les ouvertures de crédits même pour l'achat d'un mobylette.)

 

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