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Cellule PCF ''Plantive'' de Saint-Saulve

Les grandes lignes du type LGV au profit des amis, afin d'agrandir encore la dette de la Société nationale.

2 Mai 2018, 11:26am

Publié par Cellule PCF de Saint-Saulve

Les grandes lignes du type LGV au profit des amis, afin d'agrandir encore la dette de la Société nationale.Les grandes lignes du type LGV au profit des amis, afin d'agrandir encore la dette de la Société nationale.
Les grandes lignes du type LGV au profit des amis, afin d'agrandir encore la dette de la Société nationale.

Pour la seule inauguration de cette ligne LGV, les chiffres avancés varient, mais en y incluant dans le calcul : les frais de communication, l’affrètement des trains spéciaux pour cette journée et les frais de réceptions (traiteurs) le prix global de la dépense serait très proche de six millions d'euros.

(Un budget raisonnable pour une entreprise endettée de 50 milliards d'euros) réponse de la SNCF sur Franceinfo.

D’un côté, une nouvelle infrastructure (Tours – Bordeaux) réalisée par une entreprise privée, garantissant la société privée « LISEA » une concession pour une durée de 50 années. De l’autre, un transporteur qui rechigne à faire circuler des TGV sur une ligne qui lui coûtera trop cher en frais de péages (7000 euros par voyage) que devra régler la SNCF à la société BTP « Eiffage » que le train roule à vide ou pas.

Il est certain que la hausse du trafic imposé par le concessionnaire risque d'être salée et que trop de trains vont rouler (18,5 allers/retours jour) au détriment de la rentabilité et de la sécurité.

D’autant que le montant des fonds propres apportés par la société privée sont modestes (8 % environ sur les 8,7 milliards d’euros de travaux) et ses emprunts garantis par l’État et SNCF Réseau. De là à établir un parallèle avec l’affaire TP Ferro, la concession franco-espagnole qui peine à attirer du trafic, il n’y a qu’un pas. Dans le cas de Tours – Bordeaux, quelle que soit l’issue, le privé devrait bien s’en tirer. Les contrats signés sous la vigilance des juristes sont blindés. Alors, SNCF Réseau, prié d’apporter les fonds en attendant une solution, emprunte. Le système ferroviaire n’est plus à quelques milliards près…( Marie-Hélène POINGT)

La grille des dessertes doit être établie, mais les acteurs en présence n’arrivent toujours pas à s’entendre. La SNCF présente ses calculs : selon elle, la hausse du trafic prévue (+12%) sur la LGV SEA (Sud Europe Atlantique), qui doit mettre Bordeaux à deux heures de Paris en 2017, ne suffira pas à payer la hausse du prix de l’infrastructure (les péages de Lisea seraient au moins deux fois plus élevés que ceux pratiqués habituellement).

Invitées dans ce face-à-face, des collectivités locales à qui l’État a demandé de participer financièrement en échange de dessertes. Sauf que la convention de garantie de dessertes signée en 2010 par l’État et les collectivités, s’est faite sur le dos de la SNCF. Ambiance…

Une desserte ajustée, qui profiterait de l’atout des TGV (gagner du temps, donc limiter les arrêts), ne va pas dans le sens de l’intérêt des collectivités qui ont mis la main à la poche, en espérant, juste retour des choses, une meilleure desserte de leurs territoires.

« Un collectif d’élus de Gironde, Dordogne et Charente dénonce un « diktat » de la SNCF sur les prévisions de dessertes : dans certains cas, elles auraient été divisées par deux. Les élus s’estiment « floués par le non-respect de la parole de l’État » et le meilleur équilibre »

Conséquence, l’exploitation de cette ligne pourrait coûter au groupe SNCF jusqu’à 150 millions d’euros annuels. Du jamais vu ! De plus, selon Rachel Picard, la nouvelle patronne de Voyages SNCF, il est prévu dans le contrat du concessionnaire que celui-ci aura la possibilité chaque année d’augmenter fortement ses prix (même si les hausses restent plafonnées).

« Nous essayons de proposer la desserte la plus ajustée possible » assure Rachel Picard qui demande de faire confiance à la SNCF la mieux à même d’appréhender le marché.

En attendant, les unes après les autres, les collectivités annoncent le gel de leurs financements. Jacques Rapoport, le PDG de SNCF Réseau, estime à environ un milliard d’euros le montant de la créance sur cette LGV. « Celles situées au nord de Bordeaux attendent des dessertes alors que la SNCF en annonce moins que ce qu’elles escomptaient. Celles situées au sud attendent le prolongement avec le projet GPSO », commente-t-il. Or, fin mars, la commission d’enquête publique sur les projets de ligne prolongeant Bordeaux vers Toulouse et vers Dax a rendu un avis négatif, mettant en cause leurs coûts et leurs insuffisantes rentabilités.

Pour trouver une solution, Guillaume Pepy, le président de la SNCF, a demandé une médiation à l’ancien ministre du Travail de François Mitterrand, Jean Auroux qui fait le tour des collectivités concernées. SNCF mène aussi des discussions avec Lisea pour trouver un compromis.

Des mauvaises langues disaient que le chantier Tours – Bordeaux a tellement bien avancé, que Lisea pourrait réaliser de bonnes marges sur les travaux.

Cette « rapidité » pour un fonctionnement payant au plus vite, est peut-être l'une des causes lors défaillances électroniques en gares parisiennes et aiguillages, après la mise en service de cette ligne. (Gares en « rades » et réfections d'urgence à la charge de la société nationale)

Il est a croire que le mode de privatisation de la ligne Tours/Bordeaux est là, une parfaite illustration de ce que pourrait-être la fin de la SNCF, de son statut et de son service public. Alors que son PDG actuel partira avec les « avantages » certains ceux-là, sans les inconvénients du cheminot.

 

 

 

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