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Cellule PCF ''Plantive'' de Saint-Saulve

Les radars gérés par des sociétés privées font leur apparition sur les routes françaises.

18 Mai 2018, 14:22pm

Publié par Cellule PCF de Saint-Saulve

Les nouveaux bandits de grands chemins (au compte du gouvernement), ceux qui détroussent les voyageurs et salariés au coin du bois !
Les nouveaux bandits de grands chemins (au compte du gouvernement), ceux qui détroussent les voyageurs et salariés au coin du bois !

Les nouveaux bandits de grands chemins (au compte du gouvernement), ceux qui détroussent les voyageurs et salariés au coin du bois !

Le dispositif est inauguré lundi en Normandie. Il sera étendu à toute la France à la mi-2019.


Avec les beaux jours, les stations balnéaires de Normandie vont être prises d'assaut. Ceux qui s'y rendront en voiture ont toutefois intérêt à mettre la pédale douce. Car, à partir de lundi, les premiers véhicules-radars gérés par des sociétés privées y seront déployés. Nos explications.

Qu'est-ce que ces voitures radars ?

Il s'agit de véhicules banalisés dont les chauffeurs sont salariés de sociétés privées, et non de la police ou la gendarmerie. Difficilement identifiables par les autres conducteurs, ces voitures sont tenues de suivre un itinéraire déterminé à l'avance par la préfecture.

Un robot bardé de capteurs est logé à leur bord. Ce dernier est capable d'estimer, avec une marge de 10 % de précision environ, si les automobilistes sont en excès de vitesse. En cas d'infraction au Code de la route, il peut les flasher.

Ces sociétés privées seront payées au forfait et non en fonction du nombre de PV distribués. La verbalisation sera de la compétence des policiers.

 

* Le dispositif, qui est à l'essai depuis plusieurs mois sans contravention, sera inauguré prochainement sur les routes de l'Eure, en Normandie. Mais il sera ensuite étendu à d'autres régions.

« Toute la France sera couverte mi-2019 » précise la Sécurité routière à 20 Minutes.                                                                     

Quels avantages du dispositif ?

Annoncée par le gouvernement de Manuel Valls en octobre 2015, la mise en place de ce dispositif était motivée par la nécessité de réduire la mortalité routière et pour des questions d'efficacité. « Ces contrôles sont extraordinairement chronophages et prennent beaucoup de temps aux forces de l'ordre » déplorait ainsi Bernard Cazeneuve, qui préférait que les policiers luttent « contre le terrorisme, la maîtrise des flux migratoires, la sécurité publique » ...( ou contre les grévistes )

Des arguments aujourd'hui repris aujourd'hui en « ÉCHO » et à son compte par Gérard Collomb. Les Français « devraient se réjouir parce que ça veut dire autant de policiers qui seront demain devant chez eux pour les protéger » ??? estime le locataire de la place Beauvau.

A ce jour, les radars embarqués dans des véhicules conduits par des forces de l'ordre ne fonctionnent que 1h13 par jour en moyenne. Déléguer cette mission au secteur privé permettra de faire des contrôles jusqu'à 8 heures par jour. Le nombre de flashs pourrait donc, en théorie, passer de 2 millions à 12 millions par an. Quelles craintes des automobilistes ? 

L'externalisation des contrôles de vitesse à des sociétés privées fait craindre des dérives. L'association 40 Millions d'automobilistes dénonce une « privatisation des radars embarqués » qui n'a « d'autre but que de générer » des revenus importants pour l’État ***, sans avoir « un quelconque effet positif sur la sécurité routière »                           

A l'inverse, le Comité national de la sécurité routière (CNSR) se félicite du dispositif, rappelant « que rouler trop vite reste la première cause de la mortalité sur les routes et que c'est un facteur aggravant dans tous les accidents » Les radars automatiques ont flashé plus de 25 millions de fois en 2016, un chiffre en hausse de 26,3%.                                   

Mais la mortalité routière reste élevée. L'an dernier, 3.693 personnes ont perdu la vie sur les routes de métropole et des Outre-mer, soit 45 de moins qu'en 2016 (-1,2%), selon les estimations provisoires de l'Observatoire national interministériel de la sécurité routière. Pour lutter contre la mortalité routière, le gouvernement d’Édouard Philippe a lancé cette année une série de mesures, notamment la réduction de la vitesse de 90 à 80 km/h sur les routes secondaires. Cette mesure, qui doit entrer en vigueur le 1er juillet 2018, est approuvée par seulement un Français sur quatre, selon la dernière enquête l'Ifop-Fiducial pour « Paris-Match » Lelièvre

*** Sachons aussi que ces radars « embarqués dans des voitures de sociétés privées coûteront un certain prix à l’État pour payer grassement ces entreprises privées, « choisies parmi les amis » tout comme cela existe pour les radars fixes.

Ajoutons à cela: le coût du péage sur les autoroutes toujours en augmentation deux fois par an pour le bénéfice des concessionnaires; l'augmentation du carburant dépassant toutes les limites de l'acceptable pour les salariés qui n'ont d'autre moyen de transport que l'automobile,  (manque de moyen, dû au manque de transport en commun et la liquidation des petites lignes SNCF)

Aujourd'hui, ils viennent d'ajouter un contrôle technique majoré, pour cause de points supplémentaires à passer sur le banc.

Des PV qui vont tomber encore plus vite que les grêlons pour excès de vitesse dépassant 3 à 5 Km/h sur les voies secondaires.

Quant aux camions et bus "Macron" ou autres qui vous doublent sur autoroute alors que vous roulait déjà à 120 à l'heure, cela n'est pas grave aux yeux de la sécurité routière et du gouvernement, ces derniers mettront les accidents causés sur le compte d'une "vitesse excessive" qu'il faudra encore réduire pour le "pactole 

Allons nous revenir aux années 1889 lorsque la vitesse limitée était de 30 km/h en rase campagne et de 20 km/h en agglomération ?     

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