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Cellule PCF ''Plantive'' de Saint-Saulve

DÉFENSE DU TERRITOIRE : OU INTÉGRATION POUSSÉE DANS L'OTAN ?

6 Juin 2018, 16:43pm

Publié par Cellule PCF de Saint-Saulve

Depuis Sarkosy, l'Otan nous coûte plus chère que nos services de sécurité intérieure ...Depuis Sarkosy, l'Otan nous coûte plus chère que nos services de sécurité intérieure ...
Depuis Sarkosy, l'Otan nous coûte plus chère que nos services de sécurité intérieure ...

Depuis Sarkosy, l'Otan nous coûte plus chère que nos services de sécurité intérieure ...

Loi de programmation militaire 2019/2025

 

de Christine Prunaud, sénatrice CRCE des Côtes-d'Armor

 

Les dernières années ont été marquées par une mobilisation importante de nos forces armées.Toutes ces opérations ont certes montré la puissance militaire de la France, mais aussi ses limites et ses insuffisances.

Répondre aux difficultés du maintien en opération du matériel et répondre à la dégradation des conditions d'exercices des personnels militaires et civils sont les premiers défis de cette Loi de Programmation Militaire. (LPM) Même si l'on peut espérer que d'ici 2025, les opérations évoquées soient terminées.

 

Le texte prévoit une augmentation du budget à hauteur de 2 % du PIB. Cet objectif, décidé lors du sommet de l'Otan de 2014 interroge. Sera-t-il suffisant ?

Alors même que le gouvernement entend rogner partout ailleurs le budget des services publics et des collectivités locales. Cela interpelle d'autant plus qu'une part non négligeable des ces moyens est mise en œuvre dans le cadre du plan de modernisation nucléaire.

37 millions d'euros sur six ans. C'est démesuré au regard de l’impérieuse lutte contre la prolifération et la nécessaire ambition de diminuer l'armement nucléaire .

Alors même que les personnels militaires et civils sont encore en souffrance, la nature même de ce plan est critiquable. Le tableau n'est toutefois pas totalement sombre. La prise en charge des réservistes reste perfectible, mais va dans le bon sens, tout comme le renforcement de la Maintenance en Condition Opérationnelles et des garanties en termes de matériels individuels et de zones d'entraînement.

Cette LPM aurait dû veiller à assurer que la parole de la France reste forte, singulière, indépendante et écoutée.

Même si la diplomatie française essaie d'être en première ligne sur ce sujet, la pratique oblige à y intégrer la défense du territoire.

 

En l'état, le texte n'est pas en mesure de rééquilibrer la posture française entre maintien d'une sécurité nationale et d'une défense indépendante d'une part et une coopération d'autre part.

 

 

Depuis Ch. De Gaulle et la sortie de la France de l'Otan, la vérité n'est pas toujours bonne à dire. Plusieurs grands chefs militaires y ont goûté !
Depuis Ch. De Gaulle et la sortie de la France de l'Otan, la vérité n'est pas toujours bonne à dire. Plusieurs grands chefs militaires y ont goûté !

Depuis Ch. De Gaulle et la sortie de la France de l'Otan, la vérité n'est pas toujours bonne à dire. Plusieurs grands chefs militaires y ont goûté !

Concernant l'OTAN, le texte prévoit une nouvelle extension des accords signés pour renforcer la présence de la France dans l'organisation.

Personne ne sera donc étonné que nous rejetions ces dispositions. En outre, on retrouve d'un côté un premier groupe d’États qui qui voudra continuer de s'inscrire dans le cadre de l'ONU, avec ses qualités et ses valeurs universalistes. De l'autre côté, un second groupe d’États qui, actant des blocages réels des Nations-Unies, préférera s'affranchir de l'organisation plutôt que de mener sa réforme.

Certes : le droit de veto des membres permanents du Conseil de sécurité contraint trop souvent de nombreux pays à outrepasser les décisions de l'ONU. On peut parler des veto russes dans le dossier syrien, mais aussi des veto états-uniens dans le dossier israélo-palestinien.

Mais de plus en plus, l'alignement de la France sur le États-unies par le biais de l'Otan, pousse notre pays dans le second groupe d’États, ce qui est condamnable.

Une des alternatives proposées pour contrecarrer l'Otan est la réalisation d'une défense au niveau européen. Le président de la République et le texte le transcrit bien, a fait de ce dossier une priorité. Toutefois, les doutes demeurent.

Cette Europe de la défense, pour qu'elle soit efficace, doit, d'une part trouver le point d'équilibre entre le maintien des dispositifs nationaux et les mécanismes de solidarité.                            Elle doit d'autre part être claire.

Se construit-elle en parallèle de l'Otan ou en remplacement ?

 

A l'heure actuelle, la France s'oriente vers un maintien dans l'Otan et donc une cohabitation Europe de la Défense/Otan.

Pour finir, on ne peut omettre le développement toujours plus grand du commerce des armes qui représentent déjà 30 % de la production. Cette LPM s'inscrit dans la continuité de la recherche de l'équilibre de la balance commerciale par l'exportation d'armes.

Cette orientation politique du gouvernement laisse craindre que, comme dans le cadre du Yemen, des armes françaises soient utilisées contre la population civile.

Le groupe CRCE, tout en prenant en compte l'amélioration d'exercice des militaires, s'est donc prononcé contre ce projet de loi, le renforcement de l'arme nucléaire ne constituant plus un argument de dissuasion.

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