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Cellule PCF ''Plantive'' de Saint-Saulve

Collomb: ou quand le patron des policiers en France se trouve sujet à « enquête préliminaire » pour détournement de fonds publics, emplois fictifs etc...

3 Août 2018, 18:13pm

Publié par Cellule PCF de Saint-Saulve

Déjà à cette période, la loi contre les travailleurs le faisait bien rire ! mais les casseroles commencent à se pointer !Déjà à cette période, la loi contre les travailleurs le faisait bien rire ! mais les casseroles commencent à se pointer !
Déjà à cette période, la loi contre les travailleurs le faisait bien rire ! mais les casseroles commencent à se pointer !

Déjà à cette période, la loi contre les travailleurs le faisait bien rire ! mais les casseroles commencent à se pointer !

Au cœur de leurs soupçons, une visite d’Emmanuel Macron à Lyon, le 2 juin 2016. Pas encore officiellement candidat, le ministre de l’économie avait été accueilli à l’hôtel de ville par Gérard Collomb, soutien de la première heure, lors d’une réunion rassemblant un millier de personnes.
Depuis plusieurs mois, des élus de droite, au premier rang desquels Philippe Cochet, chef de file du groupe Les Républicains à la métropole de Lyon et maire de Caluire-et-Cuire (Rhône), doutent que ces règles aient été respectées.
« Le coût total de cette manifestation est resté inférieur à 20 000 euros, avait précisé au Monde, en mai, le cabinet de Gérard Collomb. Il ne s’agissait pas d’un rassemblement partisan, mais seulement de la rencontre d’un ministre avec un territoire. « Cette visite ministérielle » n’avait pas de portée électorale, assurait-on, rappelant qu’elle était « intervenue bien avant son engagement dans la campagne présidentielle ».
Plusieurs élus locaux d’opposition, de droite comme de gauche, contestent toutefois cette présentation des faits, évoquant un tri dans les invitations. « La circonstance que M. Macron n’ait pas officiellement encore confirmé sa candidature [à la présidentielle] est sans incidence sur la qualification d’une telle opération en pleine période électorale, dont le public invité et présent interdit qu’on puisse y voir une simple réception dite « républicaine, neutre et non partisane »

C'est une nouvelle qui risque d’indisposer certains inconditionnels d’Emmanuel Macron pour qui le financement de sa campagne présidentielle est un sujet clos depuis que la (CNCCFP) a validé, après rectifications, les comptes de l’ex-candidat, dans une décision publiée au Journal officiel, le 13 février dernier.

Malgré cette approbation de l’autorité de contrôle, la justice, saisie d’une plainte d’élus de droite, le parquet a ouvert une enquête préliminaire pour détournement de fonds publics afin de déterminer si la métropole et la ville de Lyon, fief du ministre de l'Intérieur Gérard Collomb, ont effectivement financé la campagne d'Emmanuel Macron et elle s’intéresse à d’éventuelles aides de la ville et de la métropole de Lyon en faveur d’Emmanuel Macron lors de l’année précédant la présidentielle de 2017.

Alors que de nombreux collaborateurs de Gérard Collomb ont apporté leur soutien au fondateur d’En marche ! lors de la campagne présidentielle, la situation de Jean-Marie Girier, ancien chef de cabinet au Grand Lyon, est également visée par cette plainte. Soutien du mouvement d’Emmanuel Macron dès le printemps 2016, ce dernier a continué d’exercer ses fonctions au sein de la collectivité jusqu’au 6 décembre 2016, après un aménagement de son contrat pour travailler à temps partiel dès le 17 octobre.
L'enquête préliminaire, confiée à la police judiciaire le 25 juin dernier, vise aussi des faits présumés de financement irrégulier de campagne électorale, abus de biens sociaux et recel, celle-ci a été confiée à la direction régionale de la police judiciaire lyonnaise. Elle concerne des soupçons d'avantage accordés pendant la campagne d'E. Macron par Gérard Collomb ; l'actuel ministre de l'Intérieur, alors qu’il était sénateur-maire et président de la métropole lyonnaise. Il s’agit notamment de déterminer si des moyens des collectivités ont été mis à disposition de la campagne d’Emmanuel Macron : L’article 52-8 du code électoral interdit en effet à toute personne morale, « à l’exception des partis ou groupements politiques », de « participer au financement de la campagne électorale d’un candidat ».
Elle fait suite à une plainte contre X déposée le 11 juin par le groupe Les Républicains au conseil municipal de Lyon. (précision de l'AFP et de Franceinfo)
Dans leur plainte, les élus estiment que M. Macron a bénéficié « d'une mise à disposition gratuite » de locaux publics « à des fins électorales et partisanes » alors que la campagne présidentielle était « juridiquement ouverte » et que les collectivités lyonnaises, en payant les frais, ont financé un candidat alors que le code électoral l'interdit aux personnes morales.
Les plaignants affirment que son implication au sein d'En Marche ! a commencé bien avant: un cumul de fonctions "juridiquement interdit" selon eux, qui masquerait un emploi parfois "fictif". L'enquête devrait notamment se pencher sur les prises de congés de M. Girier.
Les élus LR s'interrogent enfin sur une utilisation des locaux parisiens de la métropole lyonnaise durant la campagne de M. Macron et entre les deux tours.
 Il s’agit notamment de déterminer si des moyens des collectivités ont été mis à disposition de la campagne d’Emmanuel Macron
Soupçons d'emploi fictif
« Il y a quand même eu énormément de mails émanant de l'adresse de la métropole de Lyon. Il y a eu énormément d'activité, ce qui laisse penser que Jean-Marie Girier n'était pas forcément en vacances. Et on a eu l'impression, vu de notre côté, que la gestion de ce cas s'est faite un peu en catastrophe » a expliqué Stéphane Guillant.   « Je rappelle que le cumul d'un emploi public et d'un emploi privé n'est pas possible sans passer devant une commission de déontologie. Nous n'avons pas la preuve que ça a été fait » a-t-il ajouté.

 

Acte de campagne ou réception d'un ministre ?

La plainte vise également la soirée organisée le 2 juin 2016 à Lyon, alors qu'Emmanuel Macron était encore ministre de l'Économie. « Quand vous regardez les comptes de campagne d'Emmanuel Macron, vous vous apercevez qu'il y a des factures antérieures à cette réunion, a ajouté S. Guilland. Ça veut donc dire que la machine du candidat était déjà lancée. Jusqu'à quel point cette réunion était un acte de campagne et non pas la réception d'un ministre ? C'est la question qu'on se pose. A cette réunion, aucun conseiller municipal et métropolitain d'opposition n'était invité. »
Un Collomb qui a vendu aux puces sa carte PS, comme beaucoup d'autres de son genre, pour être récompensé par Macron.
Ce soutien de la première heure de Macron est ministre de l’intérieur, deuxième membre le plus important du gouvernement. Longtemps cantonné aux marges du PS, il tient sa revanche. Alors que les musiciens entament « L’Apothéose de la Grande symphonie funèbre et triomphale » d’Hector Berlioz, le nouveau président de la République se tourne vers ses fidèles du premier cercle. Gérard Collomb, le sénateur du Rhône et maire de Lyon, l’attend, raide. Le chef de l’État lui saisit l’épaule avec affection. Puis attrape son visage et lui donne quelques tapes. La poignée de main s’éternise, M. Collomb ne contient plus son émotion, les larmes affleurent. « Il a le geste de Napoléon avec ses Grognards »
« Il lui aura fallu attendre 69 ans, accroché au PS pour vivre de sa carrière, pour que trois jours après la cérémonie, Gérard Collomb soit nommé ministre de l’intérieur, deuxième membre le plus important du gouvernement dans l’ordre protocolaire, juste derrière le premier ministre, Edouard Philippe. Celui qui a toujours été cantonné aux marges par le Parti socialiste tient sa revanche.
Un poids lourd indispensable
« Je ne suis pas dans la rancune, assure l’intéressé, depuis son bureau de la place Beauvau. Maire de Lyon, ça m’allait très bien. Je ne voulais pas forcément de portefeuille. » Quand le nouveau président lui propose l’intérieur, entre les deux tours de l’élection, Gérard Collomb dit même s’être octroyé un week-end de réflexion avant d’accepter. « J’ai quand même des enfants qui ont 9 et 13 ans, c’est un changement de vie »  justifie celui qui a quarante ans de carrière politique derrière...
Rien n'est impossible chez LREM ...

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