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Cellule PCF ''Plantive'' de Saint-Saulve

Est-il du ressort des communes de payer la police municipale, alors que l'Etat en a licencié plusieurs dizaines de milliers et ne paie pas les heures supplémentaires dues à ceux qui sont restés?

12 Septembre 2018, 09:41am

Publié par Cellule PCF de Saint-Saulve

Est-ce aux villes et communes de régler les fastes de l'Elysée et de Versailles ?Est-ce aux villes et communes de régler les fastes de l'Elysée et de Versailles ?
Est-ce aux villes et communes de régler les fastes de l'Elysée et de Versailles ?

Est-ce aux villes et communes de régler les fastes de l'Elysée et de Versailles ?

Les maires de France sont-ils naïfs à ce point ?


 

Depuis des décennies, les dotations d’État ont fondu comme neige au soleil.   Cela, les communes s'en rendent compte chaque année qui passent, encore plus dans les communes rurales qui sont les premières à en souffrir. Problème qui est de plus en plus récurrent, surtout depuis « l'avènement » de Macron au poste suprême de l’État.

La suppression des enveloppes budgétaires que les députés et sénateurs pouvaient utiliser pour (à l'ancien temps) subventionner la construction de salles de sports, salles des fêtes, routes communales, réfection des trottoirs ou des églises et leurs orgues monuments historiques, sont supprimées : tout cela a disparu !

Et ce ne sont pas les communautés d'agglomérations qui viendront combler le trou que cela représente dans le budget de ces communes rurales. Comme pour la politique de la « macronnie » actuelle, les gros travaux sont réservés aux grosses communes, celles qui sont représentées majoritairement dans les commissions d'agglo, les villages n'ayant plus la parole, car souvent représentés que par leur maire !

 

Une autre chose aussi totalement aberrante, c'est l'emploi des policiers municipaux.

Rappelons que Sarkozy, ministre de l'Intérieur et ensuite président, a éliminé plusieurs milliers d'emplois dans la police et la gendarmerie nationale..

Les communes grandes et moyennes, après la suppression des commissariats de quartier ou des brigades de gendarmerie, se sont trouvés à devoir employer, non pas un garde champêtre, mais plusieurs employés de police municipale ?

Ces derniers, payés par les villes avec le matériel adéquat pour un travail de 35 heurs par semaine (pour une semaine de cinq jours) laissent les communes sans surveillance à l'exception des caméras installées à grand frais, tant pour l’installation que pour leur maintenance et qui souvent ne servent pas en totalité lorsqu'ils ont à faire à des « malfaiteurs » cagoulés ou masqués.

Cette même police municipale doit aussi assurer les festivités de la commune, qui elle n'est pas payée en heures supplémentaires, mais récupère ces heures en RTT.

Rappelons au passage, que les gendarmes et policiers nationaux font eux, des heures supplémentaires impayées depuis des années et que l’État patron oublie de régler.

Les villes aujourd’hui sont pour la quasi-majorité dans l'obligation de présenter à ces personnels, les avancements contractuels de carrière. Il n'est pas rare de voir un simple policier embauché se retrouver quelques années plus tard nommé brigadier chef, voir major ou chef de la police municipale.

Pendant ce temps, gendarmes et policiers nationaux de carrière, malgré souvent un diplôme d'officier de police judiciaire, termine leur carrière au grade de base, au plus brigadier chef ou adjudant-chef après 20 ou 25 ans de service.

L’État Macron, pendant ce temps, embauche ses hommes de main, barbouzes ou mercenaires, payés plus de 7000 euros par mois.

Il est temps que les mairies impliquées dans cette obligation coûteuse, réagissent et refusent l'armement létale pour leurs policiers, ce qui impliquera des stands de tirs pour entraînement, coffres blindés pour la dépose des armes après les heures de service et autres…

Sachons aujourd'hui que le gouvernement Macron–Philippe parle de réduire considérablement l'Assemblée nationale ainsi que le Sénat.

Cherchent-il par ce biais à se débarrasser de chambres qui adoptent ou refusent certaines lois, afin d'avoir les mains mises et de diriger la France avec des technocrates professionnels; ceux qui grouillent déjà dans les différents ministères, comme directeurs, directeur-adjoints de cabinets, chefs et chef-adjoints, coordinateurs, conseillers en tous genres etc.

Il est aujourd’hui Urgent que les maires de nos communes, petites,  moyennes ou grandes, réagissent à ce dictat imposé par l’Elysée et Matignon, tant pour la paperasse administrative de plus en plus importante que pour les dépenses que ces Messieurs leurs imposent !  

 

 

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