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Cellule PCF ''Plantive'' de Saint-Saulve

MAUDITE SOIT LA GUERRE

15 Novembre 2018, 19:01pm

Publié par Cellule PCF de Saint-Saulve

Plus jamais ça! c'est ce que les politiques avaient dit en 1918...

Plus jamais ça! c'est ce que les politiques avaient dit en 1918...

Le billet de Robert - Liberté Hebdo

 

Il y eut encore des morts ce jour-là. Même alors que chacun sentait venir la paix, il y eu encore des hommes pour en faire tuer d'autres le 11 novembre 1918.

Il y a un siècle, tout rond. Hier donc, nos grands- parents, nos arrière-grands-parents fêtaient la fin d'une boucherie sans nom. La guerre industrielle à l'échelle planétaire qui ouvrit le siècle et changea notre civilisation.

Depuis la mort du dernier poilu français, Lazare Ponticelli. le 12 mars 2008. nous n'avons plus l'écho de la voix de ces hommes, de cette génération jetée dans la bataille comme des brindilles dans la fournaise.

 Mais partout, chez nous, autour de nous, dans nos familles, les histoires, les photos, les lettres de chers disparus restent en témoignage. Nos terres portent encore en leurs labours les traces hideuses et les séquelles dangereuses de bombardements hallucinants.

Cette ligne de front, fluctuant au fil du sang versé, coupa notre région en deux.

Le 11 novembre, au-delà des cérémonies officielles, une randonnée familiale sur les lieux de bataille fera du bien à la mémoire des ouvriers, paysans, artisans, commis et autres oubliés venus se faire écraser par l'acier au nom du capital.

 

Combien de veuves, de fiancées inconsolables. d'orphelins, de mères désespérées ont déversé des torrents de larmes ?

Aujourd'hui, au Yémen ou en Syrie, la guerre sévit toujours. Elle n'épargne personne. Et les civils, les enfants surtout, en sont les premières victimes.

 Les mots du président de la République en tournée de commémoration. sur le félon Pétain, ont heurté la population et encore plus ceux qui souffrent aujourd'hui de toutes les exclusions.

 L’annonce de la panthéonisation de Maurice Genevoix, écrivain porte-parole de Ceux de 14, n’efface pas cet outrage aux morts inutiles d'un conflit dominé par des badernes sans scrupules, avides d'avancement au prix du sang des autres.

De Jean Jaurès, mort pour la paix, à Henri Barbusse, survivant à la guerre, les âmes nobles à citer et à louanger ne manquaient pourtant pas.

 Il y a cent ans, les clochers de France sonnaient la fin de « cette guerre infâme ». Ceux qui n'en rentrèrent pas méritent que personne ne l'oublie. La paix demande des efforts permanents et l'attention de tous les citoyens. C'est le moment idéal pour rechercher tout ce qui peut permettre de renforcer l'harmonie entre les hommes.

 
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