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Cellule PCF ''Plantive'' de Saint-Saulve

Que cache encore d'autre l'affaire Benalla/Macron ?

16 Janvier 2019, 18:11pm

Publié par Cellule PCF de Saint-Saulve

Pour ceux qui nous gouvernent, l'argent n'a pas d'odeur !Pour ceux qui nous gouvernent, l'argent n'a pas d'odeur !
Pour ceux qui nous gouvernent, l'argent n'a pas d'odeur !
Pour ceux qui nous gouvernent, l'argent n'a pas d'odeur !Pour ceux qui nous gouvernent, l'argent n'a pas d'odeur !

Pour ceux qui nous gouvernent, l'argent n'a pas d'odeur !

Extrait du journal « Mariane » du 15 janvier 2019 

par Laurent Valdiguié et Etienne Girard

 

LE MAGOT DES ASSAD, SOUPÇONS D’ESCROQUERIE...  

       Nouvelles révélations sur ce sulfureux Syrien, proche de Benalla           et qui posait avec les Macron.

 

Depuis son départ de l’Elysée, Alexandre Benalla s’est rapproché de Mohamad Izzat Khatab, un Syrien à la réputation controversée, qui gérerait en sous-main un magot caché de la famille Al-Assad et a eu affaire à la justice en Suisse pour des soupons d'escroqueries.

Un drôle de personnage, dans l’ombre de l’Elysée depuis plusieurs années. D’abord sous Hollande, puis sous Macron via Alexandre Benalla. Officiellement, Mohamad Izzat Khatab est un Syrien richissime, qui collectionne les portraits flatteurs, les selfies avec les grands de ce monde et se verrait bien à la tête de la Syrie une fois la paix revenue. L’homme a d’ailleurs un « plan pour la paix en Syrie », un mémorandum en dix points qu’il promeut sur son site Internet. En réalité, pour certains, Izzat Khatab serait un aventurier de la finance, un faux mécène jonglant avec l’argent des autres…                                                                                                                                                                Quoiqu’il en soit, comme l’a révélé « Libération » ce Syrien sulfureux a croisé le chemin d‘Alexandre Benalla cet automne, puisqu’il aurait hébergé, en octobre, le déchu de l’Elysée. Et selon nos sources, Alexandre Benalla l’a même mis en contact avec une autre de ses connaissances, Vincent Miclet, un milliardaire qui a fait fortune en Angola. Résultat des courses, Miclet aurait « perdu » 800.000 euros confiés à Khatab. Une information confirmée à Marianne par Marc Francelet, un de ses proches, même si Miclet lui-même "dément" et « refuse d’en parler » plus avant. C’est dire le drôle de milieu dans lequel gravite désormais l’ancien conseiller d’Emmanuel Macron.

 

LE MAGOT COLOSSAL D’IZZAT KHATAB

Izzat Khatab est né en 1969 à Damas. Deux "légendes" entourent son passé syrien. Selon la première, il aurait commencé dans la vie comme domestique, puis homme à tout faire de Bassel al-Assad, le fils aîné d’Hafez al-Assad, né en 1962. Formé pour prendre les rênes de la Syrie, « Bassel », un play-boy grand amateur d’uniformes militaires et de vitesse, dirige la garde présidentielle. Mais en 1994, il trouve la mort au volant d’un de ses bolides aux abords de l’aéroport de Damas, modifiant du même coup le destin de son cadet, Bachar, jusque-là promis à une banale carrière d’ophtalmologue à Londres. Selon la deuxième "légende", Izzat Khatab serait originaire d’une riche famille de fabricants de savon d’Alep, dont un oncle aurait fait fortune dans la vente de cigarettes.                                                                                                       

Dans les deux cas, la suite du récit est toujours la même : Izzat Khatab disposerait d’un "énorme magot", une fortune colossale de plusieurs milliards d'euros. Mais l’argent, soit qu’il vienne des fonds des Al-Assad, soit qu’il vienne de la contrebande de cigarettes, serait bloqué sur des comptes bancaires du fait de sa provenance, explique Izzat Khatab à ses interlocuteurs… « J’ai vu les choses de mes yeux, et je l’ai fait vérifier, Khatab dispose, sur des comptes à son nom, de plusieurs milliards d’euros. Il a un compte à la HSBC, un autre au CIC et un dernier dans une banque d’affaires » glisse à Marianne un proche de Julien Dray qui l’a côtoyé en 2016.                                                                                                                                                 

Pour celui-ci, le gigantesque magot proviendrait bien « du trésor des Al-Assad » plus exactement des comptes de Bassel dont Khatab, en homme de confiance, aurait eu les clés à sa mort. Une autre source, qui croise toujours le Syrien, assure au contraire avoir entendu « l’histoire des cigarettes » et le « bas de laine de l’oncle contrebandier ».

Dans un portrait publié par Sud Radio, citant Izzat Khatab, il est cette fois-ci question d’une fortune liée « au phosphate et au pétrole ». Sur son compte LinkedIn, l'homme d'affaires se réclame d'une société de conseil pour les affaires, Helvestment Holding, immatriculée place de l'Alma à Paris et au capital social de 1.000 euros. D’autres interlocuteurs estiment au contraire que le magot serait en fait un fantôme.

Une « illusion »  Le socle initial d’une arnaque…

Quoiqu’il en soit, installé à Paris depuis 2002, le Syrien a longtemps mené grand train. Ses bureaux sont situés place de l’Alma, à deux pas de la Tour Eiffel, dans un bel appartement au troisième étage d’un immeuble haussmannien. Il serait propriétaire d’un autre appartement avenue Montaigne, aujourd’hui libre, qu’il a longtemps mis à disposition de l’imam de Drancy, Hassen Chalghoumi, dont il a été très proche. A la même époque, l'homme de foi lui prêtait sa voiture avec gyrophare mise à disposition par le ministère de l’Intérieur. Aujourd'hui, Khatab habiterait Quai de la Rappée, dans le plus simple 12e arrondissement. « Un temps, il y avait des voitures de luxe devant ses bureaux et une myriade de gardes du corps, mais tout cela semble aujourd’hui révolu » assure un proche.

 

 

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