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Cellule PCF ''Plantive'' de Saint-Saulve

GILET jaune, Cœur rouge

8 Février 2019, 21:34pm

Publié par Cellule PCF de Saint-Saulve

Ian Brossat et Marie-Hélène Bourlard têtes de liste aux européennes de  « L'HUMAIN D'ABORD »
Ian Brossat et Marie-Hélène Bourlard têtes de liste aux européennes de  « L'HUMAIN D'ABORD »

Ian Brossat et Marie-Hélène Bourlard têtes de liste aux européennes de « L'HUMAIN D'ABORD »

 

de Franck JAKUBEK - Liberté Hebdo 

 Agir local, penser global n'est pas un slogan pour Marie-Hélène Bourlard. De retour du premier grand meeting de campagne à Marseille, elle nous livre ses premières impressions de campagne,son envie de changer le monde , du Quesnoy au Bangladesh. Les pieds solidement ancrés sur le rond-point qu'elle anime avec ses camarades de lutte, elle tisse, fil à fil, les liens de la conscience de classe.

Je suis fière de la lutte que nous proposons pour les élections européenne et d'être aux côtés de Ian Brossat !

A peine rentrée de Marseille où elle a participé le 5 février au meeting de lancement de la campagne après la manifestation de la CGT à Valenciennes le même jour, Marie-Hélène Bourlard prépare déjà d'autres rendez-vous. Dimanche, elle sera avec les communistes

de Douchy-les-Mines.

Lorsqu'ils se rencontrent tous les deux, Ian Brossat et elle, à la journée à la mer organisée comme chaque année par le PCF du Nord à Malo-les-Bains, le courant passe tout de suit «  Je suis fière aussi de cette rencontre et de participer à une liste multicolore et pleine d'harmonie » confie-t-elle. Tout comme elle s'est réjouie d’apprendre le ralliement de Lassana Bathily, héros de la prise d'otages à l'Hyper Cacher à Paris en 2018 *

« A Marseille, vraiment, il y avait du monde, certains étaient venus en car depuis le Var ! Il faut féliciter tous ceux qui ont travaillé pour réussir ce meeting, toutes les petites mains, qu'on ne voit jamais, qu'on a tendance à oublier ? On ne voit que le résultat final, pas le travail derrière et les camarades marseillais ont bien travaillé.»

Spontanément reconnaissante, chaleureuse, directe, ouverte, Marie-Hélène Bourlard ne cache pas son enthousiasme « 50 % d'ouvriers, d'employés sur la liste, c'est énorme !» Un élément très important en effet que rappelait Ian Brossat également dans une interview accordée à l’humanité le 6 février ; « il existe un gouffre entre la société et al représentation politique. Le Parlement européen compte trois ouvreiers pour plus de 700 députés »

 

LE COURAGE DE LUTTER .

Ce gouffre s'est matérialisé en France avec le mouvement des Gilets jaunes. Un gouffre qui s'est cristallisé en défiance, en rejet du politique, la source de toutes les abstentions, des peurs. Du pain béni pour les extrémistes et les populistes de tous poils. Marie-Hélène est fière aussi de cette différence là, celle d'une liste pour l'Europe des gens, pas pour l'Europe de l'argent.

Depuis le 17 novembre, elle est sur un rond-point au Quesnoy, sa ville de naissance. « Avant, j'étais sur celui de Louvroil : on a occupé Auchan ? Au Quesnoy, nous étions cinq ou six d'abord. Maintenant, une vingtaine de personnes viennent régulièrement. Il parlent de leur mal vivre, des difficultés à joindre les deux bouts ! Il y a un petit couple avec deux enfants. Ils travaillent et peine à vivre avec 2 000 euros par mois.Comme tous , ce qu'ils demandent ce sont des augmentations de salaire.

Le débat avec Macron les intéresse bien peu » raconte-t-elle « Ici, les écoles, les services publics manquent… Les transports publics sont insuffisants alors qu'il faut sans cesse se déplacer car il n'y a rien à proximité »

Alors, elle discute, argumentant sans cesse conter les fausses bonnes idées…

« Moins de députés, ce n'est pas ça qui va remplir les assiettes » déclare-t-elle avec bon sens.

Elle à même réussi à entraîner un certain nombre dans les rendez-vous officiels auxquels elle participe depuis l'annonce de sa candidature. « Certains dont venus aux vœux de ma section, à Aulnoye-Aymeries , alors qu'ils ne votaient plus. Il faut tendre la main, se parler pour éviter les amalgames. C'est la misère qui permet à certains de prospérer. Il faut avoir le courage d'aller dire aux gens qu'on peut vivre autrement et qu'ensemble, on peut changer les choses. »

Et les gens, cette militante acharnée et dévouée, elle connaît. Depuis son premier engagement syndical, elle donne sans compter du temps et, jeune retraitée, elle est toujours active dans son syndicat, dans les associations et politiquement.

Le 1er mai, elle fêtera sa deuxième année de retraite. « Une belle date, non ?

Souligne-t-elle. Et quelle signification… Alors, oui, elle peut être fière de mener le combat. « Il faut s'engager, sinon comment voulez-vous changer les choses ? »

Le Rana Plaza à DACCA (1129 morts) pour le compte des grandes marques dont LVMH et d'autres. La fortune d'ARNAUT, n'est que de 79 milliards d'euros...
Le Rana Plaza à DACCA (1129 morts) pour le compte des grandes marques dont LVMH et d'autres. La fortune d'ARNAUT, n'est que de 79 milliards d'euros...

Le Rana Plaza à DACCA (1129 morts) pour le compte des grandes marques dont LVMH et d'autres. La fortune d'ARNAUT, n'est que de 79 milliards d'euros...

DES RÉPONSES SOCIALES AVANT TOUT.

Sa carrière professionnelle commence à l'âge de 1seize ans. Dans l'usine Biderman à Poix du Nord qui deviendra ECCE. Elle fera la première semaine l'apprentissage de la grève ? Dès 1980, elle devient déléguée syndicale. Ouvrière textile, elle découvre le luxe « made in France », pour les grandes marques. Les faibles salaires et les mesquineries des petits chefs ? A la fin des années 2000, à l'annonce de la fermeture, elle a mené bataille sans concessions, face à Bernard Arnault, à LVMH, avec une ardeur exemplaire. François Ruffin, aujourd'hui député, l'avait mise en scène dans son film « Merci patron »

Un cœur pure et une énergie intense, dépensée sans compter au service des autres. Comme une évidence, Marie-Hélène dégage une force et une détermination peu commune. Son combat, toujours, c'est la justice sociale. Son cœur d'ouvrière bat pour le combat des travailleuses du textile en lutte au Bangladesh pour les conditions de travail et de salaires.

« Les visages de ces femmes ont été placardés sur le mur de l'usine pour qu'elles ne trouvent plus de travail » ** s'insurge-t-elle. Les 23 centimes d'augmentation, le travail des enfants, au mépris des lois, la mobilise d'autant plus qu'à l'injustice s'ajoute le silence des médias.

« Ils préfèrent nous parler de Carlos Ghosn, mais les ouvrières du Bangladesh, silence, comme si elles n’existaient pas. Alors que leur travail contribue au chiffre d'affaires de Carrefour, Zara et tant d'autres... »

Et si elle monte au combat pour siéger à Bruxelles, c'est d'abord pour construire l'harmonisation sociale en Europe. « Pour que cessent les délocalisations sauvages et la concurrence entre les ravitailleurs européens, nous avons besoin d'un SMIC européen.. En harmonisant vers le haut, pas en tirant vers le bas » déclare-t-elle.

« Nous devons changer la couleur de l'Europe, ; Le rouge doit se faire entendre au Parlement »

**************

* Lassana Bathily, héros de l'Hyper-Cacher, accepte de présider le comité de soutien. Au lendemain de l'attentat contre Charlie Hebdo en 2015, il est celui qui, à Hyper-Cacher, permit à des otages de se cacher dans la chambre froide avant de s'échapper et de participer, grâce aux informations fournies aux policiers, à la neutralisation du terroriste ? Naturalisé français pour services rendus par François Hollande, il a choisi de soutenir les communistes et la liste conduite par Ian Brossat ?

Un engagement dicté par le constat du travail et de l'action menée par les communistes. Une façon aussi de montrer sa détermination face à une extr^me -droite de plus en plus visible.

 

**Aujourd'hui Arnault « LVMH » Carrefour, Zara Beneton et toute la bande de requins qui gouvernent le malheur des ouvrières du Bangladesh (rappelons les 1129 morts dans l’effondrement du bâtiment du Rana Plaza à Dacca le 24 avril 2013, et des centaines de mutilés à vie, ouvrières et ouvriers de l'industrie textile. (sans indemnité). Ce drame a aidé à la prise de conscience des consommateurs occidentaux et des limites de la fast fashion (produire loin à bas coût des vêtements si bon marché et parfois de si piètre qualité qu'ils sont perçus comme « jetables ».

Aujourd'hui, en bons marchands d'esclaves qu'ils sont, ils menacent de délocaliser au Vietnam, ou ailleurs si les augmentations de salaires devaient être trop importantes pour leurs argent placé dans les paradis fiscaux.

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