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Cellule PCF ''Plantive'' de Saint-Saulve

ASCOVAL, FORD, AIR FRANCE-KLM, ALSTOM  … ou : lorsque le secteur « Industrie » est aux mains du ministère des Finances. Une façon de vendre l'outil "France" aux copains et de se faire « un pognon de dingue » sur le dos des salariés et des cadres.

14 Mars 2019, 22:20pm

Publié par Cellule PCF de Saint-Saulve

Combien de bijoux de famille vont-ils encore être bradés avec cette équipe au pouvoir ???Combien de bijoux de famille vont-ils encore être bradés avec cette équipe au pouvoir ???
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LES PIEDS NICKELÉS AU POUVOIR.

 

 

Fermetures, rachats avortés...Le gouvernement essuie une série de revers sur un plan industriel . Faute de stratégie, « Jupiter » semble surtout faire la démonstration de son impuissance et de son incurie.

Emmanuel Macron a peut-être connu une embellie dans les sondages, mais sur le front industriel, c'est toujours la soupe à la grimace. Malgré les coups de menton et l'activisme déployé par son ministre de l'Économie , Bruno Le Maire, l’Élysée voit plusieurs grenades sociales lui exploser  entre las mains.

Le gouvernement refuse à intervenir directement pour soutenir les entreprises menacées de fermeture ; du coup ; il se résout à faire la courte échelle à des entrepreneurs privés dont les reins ne sont pas forcement solides .

Le fiasco Ascoval en témoigne. Pourtant, le gouvernement croyait avoir fait le plus dur en bricolant  un plan de sauvetage dans lequel le belge Altifort devait racheter l’aciérie de Saint-Saulve en mettant dix millions d'euros sur la table. 

Vu la surface financière limitée du candidat au rachat ( 140 millions d'euros de chiffre d'affaires prévus en 2018 ) ce dernier devait s'appuyer sur un fond s d’investissement espagnol pour lever des fonds supplémentaires (25 millions) sur les marchés financiers. Las ! Rien ne s'est passé comme prévu : le fonds espagnol n'a visiblement pas réussi à  lever la somme réclamée. 

Quant à Altifort, il dit s'être retrouvé e n difficulté à peu près au même moment,  en raison de la dégradation de la note par la Banque de France,  et dans l'incapacité d'apporter ses propres fonds  (***) Résultat des courses, le repreneur a fini par jeter l'éponge, mettant le gouvernement dans l'embarras…

La situation est encore plus compliquée pour Ford Blanquefort. Bien décidé à se débarrasser de son
usine de boîtes de vitesses automatiques (850 salariés) le géant américains a fermé la porte à un repreneur, le belge Punch Metals International. Ce dernier promettait de racheter  l'usine et de sauver la moitié des emplois. Pendant des mois, le gouvernement a tapé du poing sur la table pour tenter de faire entendre raison à Ford. Sans résultat. 

Le constructeur est resté droit dans ses bottes et le gouvernement a semblé capituler au dernier moment : dorénavant, il n'est plus question  de sauver  l'usine, dont la fermeture est prévue d'ici août prochain, mais d'inciter Ford à lâcher quelques babioles supplémentaires pour « revitaliser » le site.                                                                                                                                                                                  Le constructeur devrait consentir à investir 20 millions d'euros dans l'opération. La somme paraît rondelette, mais semble dérisoire rapportée à l'ensemble des aides publiques touchées par le constructeur durant les cinq dernières années – plus de 50 millions d'euros au total ! rapportés.

 

SAUVER LES MACHINES, NATIONALISER.

« La revitalisation, ce n’est pas ça qui sauvera nos emplois » peste Philippe Poutou, délégué CGT qui a bataillé contre la fermeture durant plus un an. Même scepticisme de la part de Gérard Godefroy, expert  du cabinet Decafi, qui a  suivi le dossier depuis le début :                                                                « Toutes les études  le montrent, on n'arrive jamais à recréer le volume d'emplois détruite. Pour que les  opérations de revitalisation fonctionnent, il faut trouver  une grande entreprise qui embauche 200 personnes d'un coup. En général, on assiste plutôt à un morcellement de l'activité, éclatée entre plein de petite entreprises qui embauchent dix à quinze personnes chacune, sans aucune synergie. Arrivera-t-on un jour à recréer  850 emplois dans la zone ? Je n'en suis pas du tout sûr... »

Pour l’Expert, le gouvernement devrait se battre pour mettre la main  sur les machines de l'usine de Blanquefort,encore utilisables une bonne dizaine d'années et facilement adaptables à une nouvelle génération de boites de vitesses, afin de les mettre à la disposition d'un repreneur. 

Certains responsables politiques appellent l’État à nationaliser le site, de façon temporaire, pour éviter la fermeture.   

Une sortie de crise honorable dans ce dossier permettrait à E. Macron de redorer son blason terni par les déconvenues. Depuis plusieurs semaines. C'est surtout l'amateurisme qui domine.

Le gouvernement a semblé pris au dépourvu dans le dossier Air France – KLM, lorsque l’État néerlandais a mené un raid pour prendre 12,7 % du capital du groupe et peser sur l'avenir de la compagnie.

Même chose pour la tentative avortée de fusion Alstom-Siemens. Le ministre de l’Économie s'est investi corps et âme durant des mois des mois pour imposer le rapprochement entre le français et l'allemand dans l'objectif affiché de créer un « Airbus du ferroviaire » (fabrication de TGV, tramways, matériel de signalisation…)                                                                                                                             Il s’agissait en réalité  d'un vulgaire  rachat du  premier par le second qui a fini par être retoqué par la Commission européenne au nom de la « concurrence libre et non faussée » Une issue tout sauf surprenante, annoncée par peu près tous les « experts » du secteur…

Les observateurs ne se gênent pas pour pointer les errances du pouvoir . 
La vérité, c'est que les équipes de Bercy (ministère de l’Économie et des Finances – NDLR)n e comprennent pas grand-chose à l'industrie, lâche cet expert du secteur automobile.                            Le ministère s'est désarmé au fil des ans , les « meilleurs » préférant passer dans le privé où ils sont payés trois fois plus cher, ou changer de dossier. Dans le cas Ford, par exemple, les conseillers de Bruno Le Maire donnaient l'impression de découvrir le dossier au fur et à mesure ! »

 

MACRON SANS VISION.

L’Élysée fait aussi les frais de son absence de stratégie industrielle claire. « La volonté de créer une « start up nation » ne suffit pas à bâtir un programme, souligne l'économiste Benjamin Coriat. En réalité, Macron n'a pas de politique industrielle ». Sa vision, totalement entrepreneuriale, consiste à remettre les clés du camion aux entreprises jugées les mieux à même de savoir ce qui est bon pour notre industrie.

Le gouvernement leur a déjà accordé une réduction progressive de l'impôt sur les sociétés (de 33 % à 25% d'ici 2022) , la sanctuarisation, du CICE (crédit d'impôt compétitivité emplois)… Pour l'instant, cette politique échoue dans les grandes largeurs... »


(***)  ASCOVAL :   IMBROGLIO AUTOUR D'UN NOTATION

Il faudra encore patienter  pour comprendre les dessous du fiasco Ascoval. Selon le gouvernement, l'entière responsabilité du désastre revient au repreneur, Altifort, accusé d'avoir « trahi » la confiance des salariés et de l’État. De son côté, le directeur du groupe belge accuse à demi-mot l’État de lui avoir savonné la planche. « Tout a été fait pour  nous décourager » résume le dirigeant, Bart  Gruyaert. Selon les informations de « l'HD » la note d'Altifort a été dégradée début octobre par la Banque de France, avant d'être à nouveau remontée en décembre. Vu la teneur éminemment politique du dossier, il est difficile d'imaginer que la direction de la banque de France n'ait pas été mise au courant. Lorsqu'une entreprise voit sa note dégradée, cela lui complique l’accès au crédit bancaire. Certains  attribuent les difficultés d'Altifort à cette dégradation : « Cela a entraîne la suspicion des banques et ils ont été black (listés sur tous le marché bancaire européen,  croit savoir le réalisateur Eric Guéret, qui a suivi de près le dossier, il faut se méfier de la politique du bouc émissaire… Ils (Bercy-NDLR) ont trop prouvé qu'ils pouvaient être malveillants. » 

HD 14/03/2019

***** 

(Il faut se rappeler que Vallourec et Bercy au temps des discutions de reprise par l'entreprise Altifort, ont les banques française à intervenir dans le financement.out fait pour couper l'herbe sous les pids d'Altifort, jusqu'à empêcher).

Cela ressemble beaucoup à un sabotage  industriel. CHERCHEZ LES COUPABLES !!! 

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