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Cellule PCF ''Plantive'' de Saint-Saulve

Les méfaits du service d'ordre Républicain, dont Castaner ne se vente pas à la Télé ...

4 Mai 2019, 07:30am

Publié par Cellule PCF de Saint-Saulve

Une vidéo, tournée le 1er mai au rez-de-chaussée de la résidence universitaire proche de l'hôpital parisien, montre des policiers qui poursuivent et frappent un étudiant.

Une vidéo, tournée le 1er mai au rez-de-chaussée de la résidence universitaire proche de l'hôpital parisien, montre des policiers qui poursuivent et frappent un étudiant.

Le racisme et la haine ne sont pas inscrits dans les pêchés capitaux.                Ce sont pourtant les pires

                                                                                                                            jacques Prévert

 

Le pays des droits de l'Homme sous macron et Castaner !
Pitié-Salpêtrière : un étudiant frappé par des policiers dans sa résidence, l’IGPN saisie par le préfet.

 

© Copyright 2019, L'Obs

 

Les faits se sont déroulés dans la résidence universitaire qui jouxte l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris. Ce mercredi 1er mai, il est près de 16 heures quand le cortège qui défile se retrouve bloqué boulevard de l’Hôpital. Après des tirs de grenade lacrymogène, une trentaine de manifestants pénètre dans l’enceinte de la Pitié-Salpêtrière par l’entrée qui donne accès au service de réanimation de l’hôpital et à la résidence universitaire. La fameuse « attaque » qu'a dénoncé le ministre de l'Intérieur Castaner avant de reconnaître son erreur.

Amadou et Sadio, un étudiant et son frère venu l’aider à déménager, descendent alors dans la cour qui donne sur le boulevard de l’Hôpital pour observer la manifestation.

Pris à partie par les CRS, ils vont alors revenir vers la résidence universitaire. Dans une vidéo filmée par un autre résident et postée depuis sur YouTube, on voit ensuite quatre policiers portant sur la tête un casque de moto poursuivre et frapper Amadou.

Il témoigne :

« Je leur ai dit à plusieurs reprises : “J’habite ici.” J’avais mes papiers, les clefs de ma chambre et j’étais prêt à tout leur montrer. Mais ils n’étaient pas là pour dialoguer, ils ne voulaient que la violence. 

Ça m’a fait peur. Il fallait que je m’échappe de là au plus vite. »

« Je ne sais pas ce que les policiers auraient pu me faire »

Le résident qui filme le suit, mais s’arrête au premier étage. Les policiers rentrent dans le couloir. L’un d’eux crie : « Il est parti où ? ! »

Les policiers repartent, le vidéaste rejoint ensuite rapidement son appartement. Quelques instants plus tard, Amadou, à la recherche d’une cachette, frappe à sa porte et se réfugie chez lui.

« Je suis resté chez lui le temps que ça passe. Je ne sais pas ce que les policiers auraient pu me faire s’ils m’avaient attrapé dans les escaliers, sans témoin autour d’eux. »

Sadio, venu ce jour-là aider son frère Amadou à déménager, assure avoir lui aussi été frappé par des policiers, alors qu’il était au sol. Son médecin lui a prescrit trois semaines d’arrêt pour des blessures, écrit le site d’informations Mediapart, qui assure qu’après un signalement du préfet de Paris Didier Lallement, une enquête vient d’être ouverte par l’Inspection générale de la Police nationale (IGPN). Amadou de son côté estime qu’il ne portera probablement pas plainte :

« J’ai subi des contrôles au faciès en banlieue donc je ne suis pas vraiment étonné. […] Ce n’est pas de la résignation mais du dépit …

Le préfet Didier Lallement a déjà saisi l'IGPN trois fois après la publication de vidéos filmées à l’occasion du 1er-Mai. Elles montraient un policier mettre sa matraque dans le pantalon d’un homme interpellé, un CRS lancer un pavé en direction de manifestants et un policier gifler violemment un homme à deux reprises.

 

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