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Cellule PCF ''Plantive'' de Saint-Saulve

Affaire Alstom/General Electric Acte II Ou lorsqu'on suit sur les quotidiens français, la magouille gouvernementale entre Alstom-GE et Bercy t

22 Juillet 2019, 17:25pm

Publié par Cellule PCF de Saint-Saulve

Vente d'Alstom: l'enjeu caché de la corruptionVente d'Alstom: l'enjeu caché de la corruption
Vente d'Alstom: l'enjeu caché de la corruption

Vente d'Alstom: l'enjeu caché de la corruption

 

Au printemps 2014, l'activité énergie d'Alstom est rachetée par General Electric.

Une vente éclair d'un fleuron tricolore qui continue de faire débat en France. Une commission d'enquête a tenté de faire la lumière sur les zones d'ombre de cette affaire.

« Non, non et non, nous n'avons absolument pas fait cette opération pour répondre à une pression directe sur moi, sur je ne sais qui... Je ne suis coupable de rien ! A la « barre de l'Assemblée nationale, l'ancien patron d'Alstom Patrick Kron n'en finit pas de récuser l'hypothèse d'une quelconque ingérence de la justice américaine dans la vente éclair de ses activités énergies à General Electric (GE) au printemps 2014.                                                                                  Quatre ans après les faits, une commission d'enquête parlementaire a voulu déterminer comment un métier aussi stratégique pour le pays a pu être cédé à un investisseur américain. Retour sur ce que les auditions ont apporté à la connaissance d'une affaire d’État- cette fois sous serment.

 

Alstom a-t-il été vendu sous la pression orchestrée de GE et de la justice américaine ?

A titre personnel, j'étais moi-même persuadé du lien de cause à effet entre cette enquête [de la justice américaine] et la décision de M. Kron. Ce 11 mars 2015, devant les députés qui l'auditionnent, Emmanuel Macron (alors ministre de l'Economie) avait livré sa « conviction intime tout en rappelant qu'elle n'était étayée d'« aucune preuve ».                                                 

Et sur ce point, la commission d'enquête n'a pas mis au jour d'action de concert entre GE et le Département of Justice (DoJ) « Vous n'allez pas voir un procureur aux États-Unis, avec une lettre au père Noël, ironise mi-mars devant les députés le patron du groupe Bouygues, actionnaire d'Alstom. La justice américaine est très indépendante, mais également, je vous le rappelle, très efficace et très dure ».

Le géant américain aura donc profité de la fragilisation d'Alstom ?

Bien avant la cession, le groupe français est mis en cause par la Banque mondiale, avec qui il a scellé un accord, la justice suisse et la cour pénale de Milan. La justice britannique s'intéresse aussi à Alstom et des procédures s'ouvrent en Malaisie, en Lettonie et en Tunisie. Le groupe se voit exclure de projets, des ventes sont gelées et des dirigeants commencent à éviter certains déplacements.

Alstom, ce dossier qu'Emmanuel Macron voudrait tant effacer de son « bilan »

Le dossier Alstom a tout pour devenir une affaire d’État. Jeudi, le parquet national financier a été saisi suite au signalement du député Olivier Marleix sur la vente du groupe français à General Electric. Lundi, Anticor a annoncé avoir déposé plainte pour corruption et détournement de fonds publics. Le président, qui fut un acteur décisif dans ce dossier, met tout en œuvre pour le faire oublier.


C’est un passé qui ne passe pas. Au fil des révélations, le dossier Alstom a même tout pour se transformer en affaire d’État.                Loin de disparaître dans les brumes du passé, comme pouvaient l’espérer nombre de protagonistes, l’histoire de cette vente d’un fleuron industriel stratégique au géant américain General Electric (GE) ne cesse de prendre de l’ampleur au fur et à mesure que les faits, les témoignages s’empilent.

Tout y est : la corruption, les mensonges et les manipulations, l’utilisation de la justice américaine pour faire plier les pouvoirs français, les fausses promesses et les habillages du gouvernement français pour masquer ses renoncements, la destruction d’une industrie stratégique, les milliers de suppressions d’emplois.

Tout s'est fait avec l'assentiment du gouvernement français et notamment d'Emmanuel Macron, ministre de l'économie à l'époque.

Vente d'Alstom: l'enjeu caché de la corruption...        intérêts de Bouygues ou ceux de l’État ?                                                 27 MAI 2014:  par Fabrice ARFI et Martine ORANGE

Le 23 avril, le jour où Alstom et General Electric scellaient leur accord, un ancien haut dirigeant du groupe français était arrêté, dans les îles Vierges américaines, dans le cadre d'une vaste affaire de corruption. D'après une enquête de Mediapart, les poursuites de la justice américaine ne sont pas sans lien avec la précipitation et l'opacité entourant le démantèlement d'Alstom.

 

Les non-dits d’Emmanuel Macron dans l’affaire Alstom...                                                                                                  20 Avr. 2018 :  par Martine ORANGE 

C'était un des plus grands conglomérats industriels français, présent dans l'énergie, le nucléaire, le ferroviaire, les transports. En 2015, il a été démantelé. L'américain GE a pris  le contrôle des activités énergie , au terme de manœuvres obscures et menace désormais de les liquider. Son avenir n'est plus assuré. Tout s'est fait avec l'assentiment du gouvernement français et notamment d'Emmanuel Macron.

C’est un rapport qui devait rester inconnu du grand public, (top secret) avant que la commission d’enquête parlementaire sur Alstom ne découvre son existence. à l’automne 2012, Emmanuel Macron, alors secrétaire général adjoint de l’Élysée, commandé – sans en parler au ministre – un examen des scénarios visant à faciliter le désengagement de Bouygues dans Alstom.                    Dès cette date, le démantèlement du groupe industriel est à l’étude.

Quel rôle a joué Emmanuel Macron dans cette affaire ???

 

 
Bouygues à racheté à l'Etat 21% d'Alstom, il restera actionnaire jusqu'à la fusion avec GE
Bouygues à racheté à l'Etat 21% d'Alstom, il restera actionnaire jusqu'à la fusion avec GE

Bouygues à racheté à l'Etat 21% d'Alstom, il restera actionnaire jusqu'à la fusion avec GE

Les actionnaires, dont Bouygues, pensent d’abord à se servir      

juil 2018 : par Martine Orange 

Le comité central d’entreprise d’Alstom devrait rendre ce jeudi 15 février un avis défavorable à la fusion avec Siemens. Le grand « Airbus du ferroviaire » ressemble de plus en plus à une absorption pure et simple du groupe français  par son concurrentallemand, avec dépeçage industriel à la clé. Seuls gagnants : les actionnaires.Réunis en assemblée générale pour se prononcer sur l’intérêt d’une fusion entre Alstom et Siemens, les actionnaires ont surtout veillé à défendre les leurs, alors que Bruxelles a décidé d’ouvrir une enquête approfondie sur cette opération.

A-t-il défendu les intérêts de Bouygues ou ceux de l’État ?

 

Quand les fleurons du CAC 40 plient bagage pour l'étranger...


En réalité, les pouvoirs publics en savaient un peu plus depuis longtemps, comme l'a éclairé la commission d'enquête, un rapport ayant été commandé dès octobre 2012, en urgence et dans le secret, par l'Agence des participations de l'Etat (APE) au cabinet A. T. Kearney.

Que dit-il ? Il décrypte « le risque de cession de la participation détenue par Bouygues dans Alstom, pointe « des faiblesses structurelles dans l'énergie et juge que l'option GE sera moins destructrice d'emplois. « Jamais l'APE ni nos collègues de la direction générale des entreprises (DGE) ne commandent d'études dont les résultats ne sont pas communiqués au ministre.

Je le dis de façon très claire, les études que nous commandons sont communiquées au ministre et/ou à son cabinet », déclare Martin Vial, l'actuel patron de l'APE, aux députés. Qui l'a exigée ?

« Je ne sais pas si la demande est venue du ministère de l'Economie, de l’Élysée ou de Matignon. En tout cas, il y a eu consensus pour demander d'examiner à froid, si je puis dire, le sujet Alstom.

Tout le monde pressentait que l'entreprise était stratégiquement en difficulté, explique David Azéma, l'ex-commissaire aux participations de l'Etat devant les députés.

Le rapport A.T. Kearney n'a pas produit une solution qui allait de soi, mais une famille de solutions possibles parmi lesquelles, si ma mémoire est bonne, une option avec GE.

Macron rattrapé par son bilan à Bercy

Alstom à Belfort, mais aussi Ecopla en Isère… L’ancien ministre de  l'Économie, qui a lancé son mouvement en vue de la présidentielle et aimerait parler d’autre chose que d’économie, est pour l’instant contraint de rendre des comptes sur son action à Bercy. 

Alstom est en passe de devenir le dossier industriel de l’élection présidentielle. Le gouvernement promet de tout faire pour sauver l’usine de Belfort mais les salariés n’y croient guère : le souvenir de Florange est encore à vif.

La direction d’Alstom veut des commandes publiques sans contrepartie. Une vieille habitude pour ce « champion national » qui considère que l’État lui doit tout.

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