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Cellule PCF ''Plantive'' de Saint-Saulve

Aujourd'hui, Macron et ses sbires montrent le vrai visage de leur politique anti-démocratique, se rapprochant chaque jour qui passe de plus en plus des dictatures de Républiques bananières; traînant derrière eux les bavures et le casseroles.

10 Août 2019, 18:12pm

Publié par Cellule PCF de Saint-Saulve

Il se prend pour le « petit Caporal »Mais il n'arrive pas à la cheville de Bokassa, l'assassin de son peuple à Bangui, ses casseroles et ses diamants ...Il se prend pour le « petit Caporal »Mais il n'arrive pas à la cheville de Bokassa, l'assassin de son peuple à Bangui, ses casseroles et ses diamants ...

Il se prend pour le « petit Caporal »Mais il n'arrive pas à la cheville de Bokassa, l'assassin de son peuple à Bangui, ses casseroles et ses diamants ...

Entraves à la grève des pompiers : « Il y a une volonté d'étouffer notre parole ».

Par Célia Cuordifede le 7/8/2019

Les pompiers sont en grève depuis le 26 juin. Dans un esprit de continuité du service public, leurs moyens d'action se restreignent à des slogans et à un brassard annoté « gréviste ». Mais certains officiers ont reçu l'ordre d'effacer les messages et de ne plus porter ledit brassard, au risque de recevoir des blâmes. Récit :

Lancé depuis fin juin, le mouvement de colère des pompiers semble s'essouffler par endroit. La faute à certains services départementaux d’incendie et de secours (Sdis) qui restreignent peu à peu les actions des grévistes, et notamment le port du brassard, seul signe distinctif pour eux. Depuis près d’un mois, ils protestent entre autres contre un manque de moyens prégnant face à la hausse de leur charge de travail. Des revendications dont Marianne s’était fait écho au début du mois de juillet.

« Le brassard, c’est notre seul moyen d’expression et on essaie de nous l’enlever », abonde Peter Gurruchaga, secrétaire général de la CGT du Sdis Val-d'Oise. En grève depuis le 26 juin, à l’appel de sept syndicats représentants 85% des effectifs, les pompiers du Val d’Oise, comme la plupart de leurs collègues dans les autres départements, ne cessent pas de travailler pendant leur mouvement de contestation. « C’est le fait que nous soyons en permanence en effectif réduit qui nous empêche de cesser le travail, explique le syndicaliste.Nous sommes réquisitionnés. De fait nous ne pouvons pas mener de grève classique ».

Comme les urgentistes, ils se doivent d’assurer un service minimum, au nom de la continuité du service public. Ils réduisent donc leurs moyens d’action à des banderoles placardées devant leur caserne, des slogans peints sur leurs véhicules de service ou enfilent un brassard annoté du mot « gréviste », pendant leurs heures de labeur. Des méthodes qui déplaisent parfois aux administrations locales de nos soldats du feu. Certaines ont pris des mesures pour affaiblir la contestation. Depuis mi-juillet, dans le Val d'Oise, des sapeurs-pompiers sont ainsi visés par des procédures disciplinaires « pour refus d’obéissance ».

Leur transgression ? « Ce n’est pas d’avoir porté un brassard de gréviste, explique le syndicaliste, c’est d’avoir refusé d’obéir suite aux ordres des supérieurs qui leur demandaient de le retirer ».

Nos pompiers ne lancent pas de bombes ni de grenades grenades pour handicaper ou tuer des manifestants qui luttent pour leurs droits, ils sont toujours présent pour sauver des vies humaines au péril de la leur.

Nos pompiers ne lancent pas de bombes ni de grenades grenades pour handicaper ou tuer des manifestants qui luttent pour leurs droits, ils sont toujours présent pour sauver des vies humaines au péril de la leur.

PROCÉDURE DISCIPLINAIRE

Au total, vingt-et-un pompiers du département ont reçu une convocation par mail en vue d’un blâme, deux autres («tous deux représentants syndicaux »), en vue d’une exclusion d’un jour. Les pompiers du département assurent pourtant auprès de Marianne être en grève depuis le mois de décembre. « Nous sommes sous le choc, cela fait des mois que nous arborons ces brassards, on ne nous a jamais sommés de les enlever auparavant », raconte le pompier. Désormais, au ressenti général de ne pas être entendu par la hiérarchie, s’ajoute un sentiment de colère et beaucoup d’incompréhension. « Il y a une volonté d’étouffer notre parole », s’insurge Peter Gurruchaga. Dans le département, quelque 150 grévistes sont comptabilisés sur les 1000 professionnels en poste. Une faible mobilisation que Peter Gurruchaga explique par cette politique de sanction.

exemple de courriel reçu par un officier du Val d'Oise DR

exemple de courriel reçu par un officier du Val d'Oise DR

DEVOIR DE NEUTRALITÉ

La direction du Sdis 95 (Val d’Oise), elle, invoque auprès de nos confrères du « Parisien », le devoir de neutralité et de réserve dont doivent faire preuve les fonctionnaires. Contacté par Marianne, la direction du Sdis 95 n’a pour l’instant pas répondu à nos sollicitations. « Le brassard c’est pour instaurer un dialogue avec la population. Pour que les gens, qui apprécient les pompiers, sachent pourquoi nous protestons. Un simple brassard arboré annoté « gréviste » ne veut pas dire que l’on raconte des secrets sur la profession », réplique le sapeur-pompier syndicaliste.

« Il y a un flou juridique autour du droit de grève et donc beaucoup de variations dans les modalités ».

En 2017, une note du directeur départemental du Sdis 95, restreignait déjà les sapeurs-pompiers dans leur mode d’expression de la grève. Ils avaient reçu l’interdiction d’écrire sur leurs véhicules de fonction des slogans. « A l’époque, ils ont oublié les brassards », souligne le syndicaliste d’un rire jaune. « Il y a un flou juridique autour du droit de grève dans la fonction publique territoriale et c’est pour cela qu’il y a tant de variations sur les modalités de nos grèves », lance Peter Gurruchaga. Chez les pompiers, les modalités d’une grève diffèrent en effet d’un département à l’autre. Le Sdis est dirigé par un officier supérieur, lui-même placé sous la double autorité du préfet représentant du gouvernement et du président de son conseil d’administration. Les modalités de la grève dépendent également de la qualité du dialogue social entre la hiérarchie et les syndicats. Dans le Val d’Oise, « cela fait longtemps qu’il n’y a pas eu de négociations ou de discussions avec les représentants du personnel », regrette Peter Gurruchaga.

ACCORD DE GRÈVE TACITE

Tout au Sud, dans les Bouches-du-Rhône, pour éviter toute ambiguïté, la direction départementale du Sdis en collaboration avec les syndicats a « édicté un règlement intérieur », souligne Christophe Rodriguez, secrétaire général adjoint du syndicat CGT pompiers dans le département. « Tout a été réglé à la lettre. Nous avons interdiction de taguer les camions mais nous pouvons porter le brassard ». Un accord de grève tacite qui convient à toutes les parties, « même si certains aimeraient pouvoir peindre les camions pour plus de visibilité… On joue au jeu du chat et de la souris, admet Christophe Rodriguez. La nuit ça tague des véhicules, pour être effacé quelques heures après. Mais tout ça dépend du dialogue social permanent ».

En Indre-et-Loire, l’interdiction de peinturlurer les camions vient tout juste de tomber. Ce jeudi 1er août, les officiers du service départemental d’incendie et de secours ont reçu une note leur donnant l’ordre de nettoyer "tout véhicule de service sale ou qui porterait des inscriptions interdites". Comme leurs collègues du sud et de région parisienne, les sapeurs-pompiers du Sdis 37 ne cessent pas leur activité, les camions étaient un moyen d’expression parmi peu d’autres.

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