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Cellule PCF ''Plantive'' de Saint-Saulve

La relecture des journaux est quelques fois utile...

11 Août 2019, 09:02am

Publié par Cellule PCF de Saint-Saulve

Photos du journal "Libération"
Photos du journal "Libération"

Photos du journal "Libération"

Christophe Castaner ; le boulet intouchable…

Louis Haulsalter 08/08/2019 « Marianne »

Le ministre de l'Intérieur, il en rêvait ! Mais , alors que les accusations d'incompétence reprennent de plus belle après la mort de Steve Maïa Caniço, à Nantes, le séjour de Castaner place Beauvau prend des allures de cauchemar. Et son statut de macroniste de la première heure apparaît comme son seul bouclier.

Nicolas Sarkozy raconte la scène dans Passions, le premier épisode de ses mémoires, paru en juin. Le jour où il prend possession de son bureau de ministre de l'Intérieur, en 2002, le nouveau titulaire du portefeuille trouve « un dossier siglé au nom des Renseignements généraux », contenant « une petite dizaine de notes dites blanches, c'est-à-dire sans signataire ».                         « Je saisis la première qui décrivait, de façon assez détaillée, la chaude soirée passée la veille dans un établissement de nuit par un ancien ministre socialiste en galante compagnie ! » relate l'ex-président.

Place BEAUVAU SOUS TENSION 

Même si Sarkozy a supprimé les RG depuis, l'anecdote dit beaucoup de ce que recouvre le poste de ministre de l'Intérieur. Ce statut d'homme réputé le mieux informé de France, Emmanuel Macron a dû y songer très fort, en octobre dernier, pendant les quinze jours qu'il a laissés s'écouler avant de nommer un remplaçant à Gérard Collomb, parti du jour au lendemain pour cause d'affaires lyonnaises pressantes.

Plusieurs noms ont alors circulé. Macron a même reçu Frédéric Péchenard, ancien patron de la police nationale et proche ami de Sarkozy, suscitant une bruyante protestation des macronistes historiques et de l'allié François Bayrou : pas de sarkozyste dans la place forte de Beauvau ! Va donc pour le fidèle Christophe Castaner, qui rêvait du poste et ne s'est pas privé de faire campagne en interne pour le décrocher.

Tant pis si l'ex-député PS, tôt rallié à Macron, n'a guère d'expérience en matière de sécurité, si ce n'est la fréquentation de figures du milieu marseillais lors des parties de poker de sa jeunesse… On appelle des cautions en renfort : « Casta » sera flanqué des préfets Laurent Nuñez, ex-patron du renseignement intérieur bombardé secrétaire d'Etat.

Silence !

« Où est Steve ? », d'accord, mais prière de ne pas embêter Castaner

Par Louis Nadau « Marianne » du 19/07/2019

En déplacement dans le Centre-Val de Loire ce vendredi 19 juillet, le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, a mis les choses au point : la disparition de Steve Caniço, le 21 juin dernier à Nantes après une charge de la police, "ne doit pas faire l'objet de polémiques".

Circulez, y a rien à dire. Lors d'un déplacement dans l'Eure-et-Loir (Centre-Val de Loire) ce vendredi 19 juillet, le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, a déclaré que la disparition de Steve Caniço à Nantes, le 21 juin dernier après une charge de la police, « ne doit pas faire l'objet de polémiques », rapporte BFM.

Le jeune homme, introuvable depuis ce soir de la Fête de la musique, est présumé avoir fait partie des personnes tombées dans la Loire lors d'une charge policière. Pas de quoi interpeller publiquement le premier flic de France, comme le font la maire de Nantes, qui a exigé des explications sur les circonstances de l'intervention policière, et les députés Insoumis qui ont brandi une pancarte « Où est Steve » dans une vidéo, auxquels il a répondu ceci :

« Je crois que c'est un sujet qui ne doit pas faire l'objet de polémiques parce qu'il y a des contrôles, parce qu'il y a des enquêtes et que dans notre pays, c'est l'état de droit justement qui doit toujours primer ».

« de nombreuses questions restent sans réponse »

Dans la nuit du 21 au 22 juin, quatorze personnes avaient été repêchées dans la Loire par les secours après l'intervention des forces de l'ordre sur le quai Wilson, à un endroit sans parapet de l’île de Nantes, vers 4h30. Des gaz lacrymogènes avaient notamment été utilisés pour disperser la foule et faire cesser la musique. Comme l'a confirmé sa famille, Steve Maïa Caniço, 24 ans, était bien présent sur les lieux ce soir-là. Mardi dernier, des vidéos de la charge policière, authentifiées par Libération, révélaient que l'opération de dispersion s'était poursuivie alors que la proximité de la Loire et la chute de plusieurs participants à la soirée avaient été signalées aux forces de l'ordre.

Dans une lettre adressée le vendredi 19 juillet à Christophe Castaner et transmise à l'AFP, la maire socialiste de Nantes, Johanna Rolland, estime que « de nombreuses questions restent sans réponse » quant au déroulement des faits et exige « des explications précises et publiques ». Les députés LFI annoncent quant à eux, dans un communiqué également publié ce vendredi, vouloir déposer « une proposition de résolution demandant l'ouverture d'une commission d'enquête parlementaire sur les opérations de dispersion ».

Enquête de l'IGPN

Ces offensives ne semblent pas faire douter « Casta », qui répond : « Moi je fais toute confiance à la justice et évidemment le ministère de l'Intérieur, ses femmes, ses hommes, sont à l'entière disposition du ministère de la Justice pour que nous allions vite ». Le ministre de l'Intérieur assure faire en sorte qu' « en même temps », les recherches soient « du meilleur niveau » : « Hier encore, il y avait une opération de police judiciaire à Nantes pour travailler sur cette enquête », fait-il valoir, rappelant que plusieurs enquêtes sont en cours, dont une « déclenchée par moi-même, avant même d'ailleurs que nous n'apprenions la disparition de ce jeune homme, sur les conditions dans lesquelles l'opération et l'intervention policières ont eu lieu ».

Tandis que les parents de Steve se sont portés partie civile dans l'enquête sur la disparition de leur enfant, une plainte collective de participants à la soirée a été déposée pour « mise en danger de la vie d'autrui et violences volontaires par personnes dépositaires de l'autorité publique », confiée ce mardi à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN),. Parallèlement, la police judiciaire mène l'enquête sur le déroulement de la soirée après une plainte de dix policiers blessés lors de ces échauffourées.

ERREURS EN CASCADE…

L'affaire Steve Caniço, un « poison à diffusion lente » pour

Castaner et Nuñez à Beauvau

ParLaurent Valdiguié le 25 juil 2019 « Marianne »

Un an après l'affaire Benalla, l’exécutif va-t-il connaître un nouvel été mouvementé ?  La découverte du corps sans vie de Steve Maïa Caniço, lundi dans la Loire, a amplifié la polémique.

Depuis le début de semaine, Christophe Castaner est apparu en retrait.

Soutien d’Édouard Philippe ou reprise en main du dossier ?

Mardi 30 juillet, au lendemain de la découverte du corps de Steve dans la Loire, c’est Edouard Philippe en personne qui, sur le perron de Matignon, a présenté le rapport de la « police des polices ». A ses côtés, Christophe Castaner, visage fermé, n’a pas dit un mot. Il a très vite tenu à affirmer (peut-être trop vite) que le rapport de l’IGPN n’établissait « pas de lien » entre l’intervention des forces de l’ordre et la disparition du jeune homme à Nantes le 21 juin.

Mais ces réponses ont été jugées insatisfaisantes pour l’opposition, qui tente depuis plusieurs jours d’acculer le ministre de l'Intérieur.

Un vent mauvais souffle sur le ministère de l'Intérieur. « L'affaire Steve est un poison à diffusion lente, mais à l'arrivée des têtes tomberont », pronostique un vieux syndicaliste de la grande maison, « stupéfait », comme beaucoup d'autres, par la « communication » de son ministère.

« On subit », admet à Marianne une source haut placée de Beauvau… Christophe Castaner est aux abonnés absents, et paraît même inaudible sur le terrain des « violences policières », tant il semble avoir couvert ses flics ces derniers mois en marge des manifestations des « gilets jaunes ».

Quant à son secrétaire d’État Laurent Nuñez, selon une source syndicale, il a été décidé fin juin de le mettre « en retrait cet été, pour ne pas donner l'impression qu'il faisait tout le boulot à la place de Casta et ne plus lui faire d'ombre ».

                                                                                                                                                « Autopsie de la macronie »   

Chiffres de la délinquance en hausse, équipements et locaux indignes, accusations de violences, disparition de Steve à Nantes... la maison police craque. Le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, est-il à la hauteur pour affronter cette rentrée, lui qui doit aux forces de l'ordre d'avoir tenu pendant le mouvement des gilets jaunes ?

 * 15 ministres épuisés en deux ans                                                                                                 * A Castaner : la prime à l’incompétence                                                                                     * A Griveaux : la prime à l'arrogance.

Pour Christophe Castaner, il y aura un avant et un après. Un avant et un après ce coup de téléphone du 1 décembre 2018, à 17 heures. Au bout du fil, le préfet de police de la capitale, Michel Delpuech, la voix d'ordinaire calme, cette fois voilée. Depuis le matin, Paris brûle. Les « gilets jaunes » ont envahi la place de l’Étoile, saccagé l'Arc de triomphe. Les images, que le ministre de l'Intérieur visionne depuis la Place Beauvau, sont désastreuses. Mais, à entendre le préfet, le pire est à venir. « La situation est hors de contrôle », alerte Michel Delpuech. Qui ajoute : « Qu'est-ce qu'on fait, monsieur le Ministre ? » Au bout du fil, Castaner marque une pause. « Comment ça, qu'est-ce qu'on fait ? » interroge-t-il, la voix blanche. « S'ils envahissent … », précise le préfet, affolé, attendant les ordres. L'heure est grave. Une de ces heures de bascule où tout responsable politique pressent que le destin joue aux dés avec lui.

En raccrochant, Ch. Castaner demandera aux policiers du ministère de veiller sur sa fille, qui est dans les appartements privés.

par Laurent Valduguié 09/08/2019 (Marianne)

Le ministère de l'Intérieur a décidé en urgence, après la découverte du corps de Steve, de diffuser le rapport de l'IGPN excluant "toute faute" policière. Révélations sur une cascade d'erreurs.

* Un vent mauvais souffle sur le ministère de l'Intérieur. « L'affaire Steve est un poison à diffusion lente, mais à l'arrivée des têtes tomberont », pronostique un vieux syndicaliste de la grande maison, « stupéfait », comme beaucoup d'autres, par la     « Communication » de son ministère. « On subit »! 

« Marianne » une source haut placée de Beauvau… Ch. Castaner est aux abonnés absents et paraît même inaudible sur le terrain des « violences policières », tant il semble avoir couvert ses flics ces derniers mois en marge des manifestations des « gilets jaunes ». Quant à son secrétaire d’État Laurent Nuñez, selon une source syndicale, il a été décidé fin juin de le mettre « en retrait cet été, pour ne pas donner l'impression qu'il faisait tout le boulot à la place de Casta et ne plus lui faire d'ombre ».

UN FIASCO COMMUNICATIONNEL

Aux étages opérationnels, même constat. Où est passé Eric Morvan, le directeur général de la police nationale ? Officiellement, il est en vacances. Mais, selon certains, « il déprimerait ». Depuis fin juin, il s'est fendu de deux petits tweets de routine sur le réseau social. Mais, sur l'affaire Steve, rien, lui non plus. Silence radio complet.

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