Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Cellule PCF ''Plantive'' de Saint-Saulve

Le CETA : Un accord au détriment des agriculteurs ainsi que de la protection des consommateurs...

11 Août 2019, 20:12pm

Publié par Cellule PCF de Saint-Saulve

les bovins en "batteries" nourrit à la farine animale. Voilà ce que l’U.E veut nous faire avaler
les bovins en "batteries" nourrit à la farine animale. Voilà ce que l’U.E veut nous faire avaler  les bovins en "batteries" nourrit à la farine animale. Voilà ce que l’U.E veut nous faire avaler

les bovins en "batteries" nourrit à la farine animale. Voilà ce que l’U.E veut nous faire avaler

Les députés français ont approuvé, mardi 23 juillet, la ratification du traité de libre-échange entre l’Union européenne (UE) et le Canada (CETA) par 266 voix contre 213. Négocié depuis des années et déjà partiellement appliqué, l’accord controversé a fait l’objet de plusieurs heures de débats tendus à l’Assemblée nationale.

Même si le gouvernement s’assure une majorité sur ce texte, le vote des députés de La République en marche (LREM) constitue un revers, alors que 52 « marcheurs » se sont abstenus et neuf ont voté contre. Une cinquantaine d’abstentions, cela n’avait été vu qu’une fois, en février, lors du vote du projet de loi « anticasseurs ».

Neuf votes contre, c’est en revanche une première dans un groupe où prévalait jusque-là la règle édictée par l’ancien patron des députés LREM Richard Ferrand : « abstention péché véniel, vote contre péché mortel ». il faut compter 2 votes contre du Modem et six abstentions (sur 45)            Mardi, le verrou a sauté, même si aucun des neuf élus n’est menacé d’exclusion, précise-t-on au sein du groupe. ( sans crainte, car après la « navette » avec le Sénat, ces derniers seront mis au pied du mur par le « chefs »)

Des faussaires de la République, qui le jour même du vote endormaient le peuple par un hasard calculé sur le calendrier,lors d'une journée chargée au Palais-Bourbon, marquée aussi par l'invitation et la visite de la jeune figure écologique suédoise de 16 ans, qui lutte contre le changement climatique, Greta Thunberg.

La gauche s’est, elle, prononcée contre dans son ensemble. Les Républicains (LR) et les députés de l’Union des démocrates et indépendants (UDI) se sont en majorité opposés au texte, qui doit maintenant être soumis au Sénat à une date encore indéterminée.

CETA : votre député a-t-il voté « pour » ou « contre » ?

«  Ceux qui ne reviendront pas sur leur décision »

Député(e)                         Circonscription                  Groupe            Vote

Alain Bruneel                          Nord (16e)                       GDR            Contre

André Chassaigne                Puy-de-Dôme (5e)              GDR            Contre

Elsa Faucillon                      Hauts-de-Seine(1re)          GDR            Contre

Fabien Roussel                         Nord (20e)                     GDR            Contre

Gabriel Serville                    Guyane (1re)                     GDR            Contre

Hubert Wulfranc                   Seine-Maritime(3e)           GDR            Contre

Huguette Bello                          La Réunion (2e)            GDR            Contre

Jean-Paul Dufrègne                 Allier (1re)                     GDR            Contre

Jean-Paul Lecoq                   Seine-Maritime(8e)           GDR           Contre

Jean-Philippe Nilor              Martinique (4e)                 GDR            Contre

Manuéla Kéclard-                                                                                                                                     Mondésir                              Martinique (2e)                 GDR            Contre                                    

Marie-George Buffet             Seine-Saint-Denis(4e)      GDR            Contre

Moetai Brotherson                Polynésie française (3e)   GDR            Contre

Pierre Dharréville                 Bouches-du-Rhône (13e)  GDR           Contre

Sébastien Jumel                     Seine-Maritime(6e)          GDR           Contre

 

Sept ans de négociations

Entré en vigueur pour partie et de manière provisoire il y a bientôt deux ans, l’Accord économique et commercial global (AECG) – en anglais CETA, qui concerne 510 millions d’Européens et 35 millions de Canadiens, supprime notamment les droits de douanes sur 98 % des produits échangés entre les deux zones.

Négocié pendant plus de sept ans, il avait été approuvé par le Parlement européen en février 2017. Il doit maintenant être ratifié par les trente-huit assemblées nationales et régionales d’Europe. Le gouvernement canadien de Justin Trudeau s’est dit « heureux »,mardi, du vote de l’Assemblée nationale française, assurant qu’il « continuera à travailler avec tous les États membres de l’UE » pour en assurer la ratification définitive.

Pour justifier leur abstention ou leur rejet du texte, plusieurs « marcheurs » mettent en avant l’urgence climatique, ou d'autres excuses pour ne pas choquer l'Elysée, Matignon ou l'homme du perchoir. C'est pour le CETA, comme pour le NON aux « Ghyphosates », il ne faut froisser personne, y compris ceux qui « profitent » des lobbys.

( aucune crainte à avoir concernant les sanctions prévues par les tireurs de ficelles, car ces derniers se rattraperont lors du retour de « navette » avec le Sénat !

 

Des « non-dits », une « tromperie »

L’accord a également été vivement critiqué par les organisations écologistes et par certains agriculteurs qui vivent difficilement de leur labeur, ; Ils craignent une concurrence déloyale en raison de coûts de production moins élevés et de normes sanitaires moins exigeantes au Canada.

« On a une agriculture qui connaît des difficultés, on ne peut pas exiger des nos agriculteurs de faire des produits de qualité et importer des produits qui ne respectent pas ces exigences », estime Benoît Potterie, député (LRM) du Pas-de-Calais, qui a voté contre le traité et dit avoir reçu dans sa permanence des exploitants agricoles inquiets. (que dira-t-il dans quelques temps, lors du retour du vote à l'Assemblée nationale ???

« Lorsqu’il a été dit par plusieurs membres du gouvernement qu’il n’y a pas de farines animales de bovins utilisées pour nourrir les bovins[au Canada], il y a aujourd’hui confirmation que cet argument est faux », a dénoncé Christiane Lambert, la présidente de la FNSEA, le syndicat majoritaire dans la profession agricole, lors d’une visite dans le Tarn. « Il y a surtout des non-dits ou une tromperie. Est-ce un mensonge d’Etat ? Je ne sais pas », a-t-elle ajouté, dénonçant l’utilisation de « la gélatine et du sang pour nourrir des bovins »« C’est du cannibalisme », a-t-elle encore lancé.

Elevage intensif, nourriture aux OMG et à la farine animale, ce sont les repas que Macron et l'UE nous préparent au détriment des éleveurs français et européens.  BON APPÉTIT !                                                    . . BON APPÉTIT  !
Elevage intensif, nourriture aux OMG et à la farine animale, ce sont les repas que Macron et l'UE nous préparent au détriment des éleveurs français et européens.  BON APPÉTIT !                                                    . . BON APPÉTIT  !Elevage intensif, nourriture aux OMG et à la farine animale, ce sont les repas que Macron et l'UE nous préparent au détriment des éleveurs français et européens.  BON APPÉTIT !                                                    . . BON APPÉTIT  !
Elevage intensif, nourriture aux OMG et à la farine animale, ce sont les repas que Macron et l'UE nous préparent au détriment des éleveurs français et européens.  BON APPÉTIT !                                                    . . BON APPÉTIT  !

Elevage intensif, nourriture aux OMG et à la farine animale, ce sont les repas que Macron et l'UE nous préparent au détriment des éleveurs français et européens. BON APPÉTIT ! . . BON APPÉTIT !

Le bœuf américain va faire chuter les revenus de nos producteurs et détruira des emplois.

Franck Dedieu – 6/8/2019

Denis Perreau est secrétaire au pôle élevage de la Confédération paysanne, il décrit les dégâts que vont causer tour à la fois le nouvel accord sur l’importation du bœuf américain, le CETA et le Mercosur sur le marché du bœuf français.

L’Union Européenne vient d’autoriser les États-Unis à augmenter les importations de bœuf. Un nouveau coup dur pour la filière bovine française, après l’accord dit CETA de libre-échange avec le Canada, un autre concurrent nord-américain de poids.

Marianne : Quelles conséquences concrètes redoutez-vous de l'augmentation des quotas au bénéfice du bœuf américain ?

Denis Perreau : L'accord porte sur de la viande bovine dite de « haute qualité », donc garantie sans hormones. Reste que tout de même, le modèle productiviste américain du « Feed-lot » (élevage intensif) ne correspond pas du tout au schéma français fait de bétail plus modeste et proche de la nature.

Cette arrivée de viande va donc tirer les prix vers le bas. Or, la France se trouve en situation quasi excédentaire en viande bovine.

Le CETA, une catastrophe pour le monde paysan…

Les « pro-libre échange » veulent nous rassurer en disant que cette ouverture des quotas américains pénalisera surtout les exportations de viande brésilienne. Mais là encore, avec l’accord de libre-échange sud-américain dit « Mercosur », un surplus de viande s’apprête à débarquer. On nous porte un triple coup en quelques semaines : hier le vote du CETA, aujourd’hui l’ouverture au bœuf américain, demain le Mercosur.

Tous les éleveurs ont l’impression d’être pris au piège de la concurrence exacerbée. Selon une étude de l'institut de l'élevage, la mise en œuvre combinée de ces accords fera baisser de 10% le prix payé au producteur en France et entraînera la disparition de 50 000 emplois dans la filière. L’opinion publique semble s’en émouvoir, pas les politiques à Paris comme à Bruxelles.

Justement pour vous faire entendre, quels moyens d’action envisagez-vous ? On ne va pas dégrader les permanences parlementaires des députés favorables au CETA ou plus généralement au libre-échange agricole. Nous appelons en revanche tous nos adhérents à rencontrer et à convaincre les députés de la majorité qui se sont abstenus. Si les sénateurs de droite et de gauche votent contre, le texte pourrait revenir à l’Assemblée. De toute façon, sur le sujet du libre-échange, il y a désormais une certaine unité syndicale.

Le CETA voté par l 'Assemblée nationale; record d'abstention des LREM.

Tous les éleveurs ont l’impression d’être pris au piège de la concurrence exacerbée : nous avons réalisé des investissements très importants chiffrés en centaines de milliers d’euros par exploitation pour améliorer la qualité à travers notamment l’augmentation des surfaces minimales par animal ou la couverture des fumiers pour éviter la pollution. Et à l’arrivée : pas d’augmentation des prix de vente, ni des volumes pour compenser les dépenses engagées mais au contraire un marché ouvert à tous les vents de la concurrence mondiale.

Au stress commercial, s’ajoutent un souci climatique et désormais des tensions sociétales

Marianne : La sécheresse n’arrange pas la situation… Les pâturages ressemblent à des paillassons. Les exploitants trouvent des solutions herbagères au prix d’heures de marche et de présences supplémentaires. Au stress commercial, s’ajoutent un souci climatique et désormais des tensions sociétales avec la montée des courants antispécistes ou véganes qui donnent aux éleveurs l'impression d’être en rupture avec l’air du temps. Un vrai sentiment d’abandon.

Commenter cet article