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Cellule PCF ''Plantive'' de Saint-Saulve

Le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie a fermé ses portes.

20 Août 2019, 21:31pm

Publié par Cellule PCF de Saint-Saulve

Le tribunal a fermé ses portes, mais tous les crimes n'ont pas été jugé. Y compris ceux de l'OTAN sous commandement américain qui à bombardé la Serbie sans discussion ni accord de l'ONU Le tribunal a fermé ses portes, mais tous les crimes n'ont pas été jugé. Y compris ceux de l'OTAN sous commandement américain qui à bombardé la Serbie sans discussion ni accord de l'ONU
Le tribunal a fermé ses portes, mais tous les crimes n'ont pas été jugé. Y compris ceux de l'OTAN sous commandement américain qui à bombardé la Serbie sans discussion ni accord de l'ONU

Le tribunal a fermé ses portes, mais tous les crimes n'ont pas été jugé. Y compris ceux de l'OTAN sous commandement américain qui à bombardé la Serbie sans discussion ni accord de l'ONU

 
Deux semaines après le suicide en pleine audience de Slobodan Praljak, une cérémonie a lieu ce jeudi pour la fermeture du TPIY à La Haye. Créé en 1993 pendant les guerres en ex-Yougoslavie, ce tribunal a jugé 161 hauts dirigeants serbes, croates, bosniaques ou albanais, mais fait aussi l'objet de vives critiques.

 

Des acquittements font débat

L'héritage du TPI de La Haye  laisse aux chercheurs des millions de pages d'archives. « Nous savons grâce aux enquêtes qui a fait quoi à qui, où, comment et avec qui » explique Loïc Trégourès. Pourtant, certaines décisions prêtent à controverse. « Je dois dire que certains acquittements m’ont surpris», témoigne Alain Pellet. Loïc Trégourès cite ainsi celui du Serbe Vojislay Seslj, acquitté, quelques jours après avoir été mis en cause nommément dans l'entreprise criminelle conjointe serbe » lors du procès de Radovic Karadzic.

Mais d'autres pointent au contraire du doigt l'acquittement de Bosniaques, de Croates ou de Kosovars, ennemis des Serbes lors des guerres d'ex-Yougoslavie, notamment le cas de l'actuel premier ministre du Kosovo Ramush Haradinaj, acquitté en 2008 dans des conditions troublantes alors que neuf témoins à charge ont été assassinés ou sont morts dans des conditions suspectes lors de son procès.

« Entre 1997 et 2005, 52 inculpations avaient été retenues par le TPIY, dont 45 contre des Serbes», note Alexis Troude, enseignant à l'Université de Versailles-Saint Quentin, dans « Causeur » évoquant un «deux poids, deux mesures». Parmi les accusations récurrentes contre le TPIY, revient régulièrement l'idée que cette juridiction servirait la justice des « vainqueurs » selon l'adage antique « Malheur aux vaincus »

« Les juges n'ont pas été insensibles à certaines considérations politiques. Mais dans des affaires aussi sensibles auraient-ils dû l'être ?» abonde prudemment Alain Pellet. « Les Serbes y voient la manifestation d'une justice partiale inféodée aux États-Unis », poursuit Alexis Troude, qui met en garde: « L'action [du TPIY] ne peut que pousser, par un effet boomerang, une partie de la population dans les bras des mouvements nationalistes serbes ou musulmans».

Ce que le TPI-Y n’a pas jugé bon de s’occuper :

Il y a vingt ans, la guerre en Yougoslavie

Le 24 mars 1999, les forces aériennes de l’Otan commençaient à bombarder la République fédérale de Yougoslavie. Cette opération fut menée sans l’aval du Conseil de sécurité de l’ONU.

Les pays occidentaux la justifièrent par le fait que les autorités de la République fédérale de Yougoslavie avaient procédé à un nettoyage ethnique au Kosovo et y avaient provoqué une catastrophe humanitaire.

Les attaques aériennes de l'Otan durèrent du 24 mars au 10 juin 1999. Le nombre précis de victimes qu'elles firent reste inconnu à ce jour. Selon les estimations des autorités serbes, environ 2.500 personnes, dont 89 enfants, perdirent la vie durant cette période. Plus de 12.500 autres furent blessées. Le montant des dégâts matériels se situe, selon différentes sources, entre 30 et 100 milliards de dollars américains

Guerre au cœur de l'Europe: 20 ans après l'attaque de la Serbie, des blessures encore à vif...

Huit pays de l'Otan États-Unis, Grande-Bretagne, Canada, France, Allemagne, Italie, Pays-Bas, Espagne, sont impliqués dans les frappes entamées hier soir. 

A Bruxelles le secrétaire général de l'Alliance, l'Espagnol Javier Solana a déclaré : «J'ai été informé par le commandant suprême des forces alliées en Europe, le général américain Wesley Clark, que des opérations aériennes de l'Otan contre des cibles en Yougoslavie ont commencé»,  « La responsabilité première des frappes aériennes revient au président Slobodan Milosevic qui a refusé de mettre un terme aux actions violentes au Kosovo et de négocier de bonne foi », a-t-il ajouté.

En bombardant en 1999 le territoire de l’ex-Yougoslavie, l’Otan comptait imposer son contrôle dans la région des Balkans, a déclaré l’ambassadeur de Serbie en Russie Slavenko Terzic. Le 24 mars 2019, la Serbie commémore les 20 ans du début de ces bombardements.

En 1999, l'Otan a bombardé la Serbie afin d'imposer son contrôle dans les Balkans, a déclaré l'ambassadeur de Serbie en Russie Slavenko Terzic cité par la chaîne russe Zvezda.

Pour rappel, le motif officiel de l'intervention de l'Otan dans le conflit au Kosovo en 1999 était la confrontation armée entre les séparatistes albanais de l'Armée de libération du Kosovo et la police serbe.

Les pays occidentaux la justifièrent par le fait que les autorités de la République fédérale de Yougoslavie avaient procédé à un nettoyage ethnique au Kosovo et y avaient provoqué une catastrophe humanitaire.

Les frappes aériennes de l'Otan durèrent du 24 mars au 10 juin 1999. Au cours de ces 78 jours, l'alliance a effectué environ 2.300 frappes contre 995 cibles sur le territoire de la République fédérale de Yougoslavie (comprenant à l'époque la Serbie et le Monténégro).

Au total, quelques 420.000 obus ont été tirés dont des bombes à uranium appauvri. Le nombre précis de victimes qu'elles firent reste inconnu à ce jour. Selon les estimations des autorités serbes, les bombardements ont fait environ 2.500 morts, dont 89 enfants.

Quelques 12.500 personnes ont été blessées. L'estimation des dommages matériels varie entre 30 et 100 milliards de dollars selon les sources.

 

 

 

excusez nous, nous ne savions pas qu'il était invisible...

excusez nous, nous ne savions pas qu'il était invisible...

Un bombardier américain « furtif » de type F-117 abattu par les Serbes en 1999.

« Excusez-nous, on ignorait qu’il était invisible»:

Un à zéro: un missile soviétique des années 1960, le courage, l’optimisme et un élan patriotique, contre un invincible bombardier américain furtif, truffé de technologies modernes et destiné par l’Otan à « porter la liberté » au peuple de Yougoslavie. Sputnik raconte l’histoire d’un « miracle » survenu aux premiers jours des bombardements de la Serbie.

Le chasseur F-117, un «Faucon de nuit», appareil invisible, fleuron de l'Armée de l'air des États-Unis et bijou de technologie, a été abattu trois jours à peine après le début des bombardements de la Yougoslavie, le 27 mars 1999, près du village serbe de Budjanovci, dans le district de Syrmie. Il a été l'unique perte confirmée d'un avion conçu selon la technologie stealth de la flotte de l'Otan.

Pendant l'agression de l'Otan contre la Yougoslavie, le colonel de la DCA de l'armée yougoslave, Zoltan Dani, commandait le 3e groupe de batteries de la 250e brigade de missiles. Les hommes placés sous ses ordres ont abattu le merveilleux bombardier américain et sont ainsi devenus les héros de la Serbie.

Le colonel aujourd'hui à la retraite a raconté à Sputnik qu'en 1999, « Les radars métriques à diapason détectent plus facilement les avions à la « technologie stealth. Aussi, avons-nous réussi à le détecter (le F-117) à temps et lui permettre d'entrer le plus possible dans notre zone de frappe. Et c'est seulement quand l'avion ne se trouvait qu'à 15 métres, que j'ai ordonné à l'officier Senad Muminovic de viser la cible et de tirer le missile » se souvient Zoltan Dani.

Le F-117 s'est forgé sa réputation en 1991 lors de ses raids en Irak, au cours de la guerre du Golfe. Il est alors devenu le symbole de la puissance militaire, grâce justement à ces technologies modernes qui lui permettaient de rester «invisible» pour tous les radars. Il s'est toutefois avéré que « ce n'était pas écrit » pour les radars serbes.

Selon M. Dani, l'armée yougoslave était dotée de matériels soviétiques, notamment de missiles anti-aériens S-125M «Neva», livrés en Yougoslavie au début des années 1980 et fabriqués dans les années 1960.
« II était très important que nous réussissions à garder ce matériel en bon état et à le préparer à l'utilisation au combat. Cela nous a permis d'obtenir des résultats incroyables : d'abattre le F-117 » a souligné M. Dani.

Peu nombreux sont ceux qui savent qu'en cette nuit mémorable, les combattants du 3e groupe de batteries de la 250e brigade de missiles de la défense anti-aérienne de l'armée yougoslave ignoraient même l'importance de la cible qu'ils avaient abattue. Selon le colonel à la retraite, le plus important était alors d'éteindre au plus vite les appareils pour que l'ennemi ne les détecte pas.

« Bien sûr qu'on s'est félicité, mais rien de plus ? Quoi qu'il en soit, on était comme après un but marqué dans un match très important. » C'est seulement le lendemain matin, qu'un officier du commandement suprême qui est venu nous féliciter a demandé si nous savions ce que nous avions abattu. J'ai dit : « Je n'en ai aucune idée. Une cible quelconque » Et alors, il nous a dit « que c'était bien un F-117 » a confié l'ancien militaire.

Zelko et Dani ne sont plus militaires. L'ex-colonel de la DCA de l'armée yougoslave garde chez lui un fragment de l'avion abattu. Et bien qu'on lui ait proposé beaucoup d'argent pour ces «reliques», il dit n'avoir jamais eu l'idée de les vendre .


Un crime dont le souvenir reste vivace : l'opération de l'Otancpntre la Yougoslavie. PU

Ce succès a communiqué aux Serbes un puissant optimisme et leur a conféré des forces pour résister à l'agression. À l'époque, une photo de villageois de Budjanovci dansant sur les ailes de l'avion abattu avec l'inscription «Excusez-nous, on ignorait qu'il était invisible» a fait le tour des médias.

Selon M. Dani, un tel élan n'était inspiré par rien de matériel, mais par une tout autre chose que peu de personnes dans les pays de l'Otan peuvent sans doute comprendre... .


 

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