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Cellule PCF ''Plantive'' de Saint-Saulve

L'éditorial de Patrick Le Hyaric. l'Humanité Dimanche du 10 octobre 2019

11 Octobre 2019, 11:50am

Publié par Cellule PCF de Saint-Saulve

Une pression indescriptible sur les salaires et le retraites de Macron et de sa bande,  pour appauvrir  encore plus la classe ouvrière , du Smicard au cadre moyen... En deux ans et demi, ils ont tout cassé, mais ils continuent de plus belle en faisant des cadeaux à leurs milliardaires par la privatisation des biens nationaux qui remplissaient en parties les caisses de l’État;
Une pression indescriptible sur les salaires et le retraites de Macron et de sa bande,  pour appauvrir  encore plus la classe ouvrière , du Smicard au cadre moyen... En deux ans et demi, ils ont tout cassé, mais ils continuent de plus belle en faisant des cadeaux à leurs milliardaires par la privatisation des biens nationaux qui remplissaient en parties les caisses de l’État;

Une pression indescriptible sur les salaires et le retraites de Macron et de sa bande, pour appauvrir encore plus la classe ouvrière , du Smicard au cadre moyen... En deux ans et demi, ils ont tout cassé, mais ils continuent de plus belle en faisant des cadeaux à leurs milliardaires par la privatisation des biens nationaux qui remplissaient en parties les caisses de l’État;

 

TRAVAILLER À EN MOURIR ?

 

Une immense émotion, un chagrin irrépressible ont envahi les écoles de France et bien au-delà après le suicide de Christine Renon, directrice d'école à Pantin, en Seine-Saint-Denis.

Une femme qui donnait tout aux enfants, jusqu’à ses deniers personnels pour palier les manques de l’État . On rencontre les mêmes douleurs, les mêmes suicides dans les commissariats, dans les secteurs de la santé, à la Poste comme dans les fermes quand, en France, deux paysans en finissent avec la vie chaque jour ?

Comment peut-on considérer qu'on est « au bout du rouleau » jusqu'à décider de disparaître. Son travail n'aurait pas de sens ? Il n’est plus respecter. Il est évalué aujourd'hui qu'au regard de grandes aux consonances barbares : PIB, compétitivité, taux de marge, etc.

 

L'utilité du travailleur dans la société, l'utilité de son métier sont remises en cause au profit des critères comptables d’une administration ou des produits d'une entreprise.

Quel choc que d'entendre dans ce contexte le président de la République oser demander, à Rodez, de censurer le mot « pénibilité »  en lançant un grand monologue sur le contre réforme des retraites, au motif qu'il « donne le sentiment que le travail serait- pénible » ? Faut-il être gangrené par plus de cynisme pour déclarer de pareille sottise ???

 

Sait-il que des milliers de caissières, chaque soir exténuées, sont confrontées à des maladies professionnelles ? Connaît-il la dureté de la vie paysanne, celle du maçon ou de l'ouvrier qui tient le marteau piqueur, de la condition ouvrière en usine, l'exposition aux matières dangereuses, l'usure des corps des salariés du bâtiment et des travaux publics, la fatigue des esprits, le syndrome d'épuisement professionnel des cadres, des créateurs, le profond malaise qui affecte les trois fonctions publiques, les conséquences sociales, familiales, mentales de la « modération salariale » imposée par les institutions du capital complice du pouvoir ?

 

Nous en comprenons pas très bien que ces propos honteux visent à raboter le système de retraites sur le dos des travailleurs les plus exploités . Pour réaliser ce coup de rabot tant espéré et parfaitement chiffré, il faut pour le pouvoir nier le mouvement réel, le travail asservi, le travail en souffrance.

Ajoutons le mépris affiché pour de si nombreux petits entrepreneurs soucieux de donner du sens à leurs entreprise et fonction, reconnaissant sans peine la pénibilité de certains travaux, mais soumis à des contraintes bancaires et à la férocité des grands donneurs d'ordres.

Dans ce monde où est impulsée la concurrence de tous contre tous, on écrase le travailleur par la surexploitation mais aussi par le renversement de significations des mots qui fait autant de mal en ôtant tout sens à l'activité, à la création, au travail.

 

Ainsi le gouvernement martèle l'idée que le travail serait un coût, alors qu'il est créateur de richesses, de services, voir de bien-être.

Ceux sont bien deux mondes qui s'opposent : celui du travail et celui du capital, auquel ce gouvernement est entièrement dédié. Deux mondes en contradiction exacerbée par la domination financière et actionnariale. Or le travail n'a pas besoin de capital pour ciste.

C'est le travail qui accroît le capital et non, l'inverse.

 

Il a tout au contraire besoin de se libérer, pour s’épanouir,des lourdes contraintes qui pèsent sur sa finalité et sur celles et ceux qui l'exercent comme sur l'avenir de la planète.

Les travailleurs doivent prendre en main eux-mêmes ces enjeux, s'organiser collectivement avec leurs syndicats pour revendiquer leur utilité sociale, la hausse de leur rémunération,les sens et contenu à leur activité.

Redonner au salariat toute sa puissance émancipatrice commande de créer un nouveau rapport de forces contre le capital. Une nouvelle civilisation du travail est à inventer et, avec elle, une société émancipée où primerait le développement humain et environnemental.

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