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Cellule PCF ''Plantive'' de Saint-Saulve

La privatisation d'ADP… Ou comment décourager les citoyens qui veulent voter pour le RIP !

10 Octobre 2019, 19:43pm

Publié par Cellule PCF de Saint-Saulve

Ou comment, entre bugs à répétition, ergonomie calamiteuse et demandes piégeuses, ajouter sa signature à la pétition sur Internet pour l'organisation d'un referendum d'initiative partagée (RIP) contre la privatisation du groupe Aéroports de Paris (ADP), tourne depuis le 13 juin à un vrai parcours du combattant voulu par le ministère de l'Intérieur de Castaner et Nunez.   Dans le cas où vous auriez des problèmes avec le site officielle, vous pouvez remplir le formulaire conformément à la demande et el faire parvenir par courriel à "qjc.praz@gmail.com" qui fera suivre.
Ou comment, entre bugs à répétition, ergonomie calamiteuse et demandes piégeuses, ajouter sa signature à la pétition sur Internet pour l'organisation d'un referendum d'initiative partagée (RIP) contre la privatisation du groupe Aéroports de Paris (ADP), tourne depuis le 13 juin à un vrai parcours du combattant voulu par le ministère de l'Intérieur de Castaner et Nunez.   Dans le cas où vous auriez des problèmes avec le site officielle, vous pouvez remplir le formulaire conformément à la demande et el faire parvenir par courriel à "qjc.praz@gmail.com" qui fera suivre.

Ou comment, entre bugs à répétition, ergonomie calamiteuse et demandes piégeuses, ajouter sa signature à la pétition sur Internet pour l'organisation d'un referendum d'initiative partagée (RIP) contre la privatisation du groupe Aéroports de Paris (ADP), tourne depuis le 13 juin à un vrai parcours du combattant voulu par le ministère de l'Intérieur de Castaner et Nunez. Dans le cas où vous auriez des problèmes avec le site officielle, vous pouvez remplir le formulaire conformément à la demande et el faire parvenir par courriel à "qjc.praz@gmail.com" qui fera suivre.

Vendre ADP, ou l'art de se tirer une balle dans le pied.

 

La privatisation en cours d'ADP – qui peut-être mise en échec par le referendum d'initiative partagées (RIP) – est une véritable folie économique, industrielle, (mais aussi sécuritaire, les aéroports étant les seules frontières existantes lors de l'arrivée de longs courriers)

Une fuite en avant dans la dérégulation ne ferait que des perdants.

 

C'est un peu prendre l'histoire à rebrousse poil. Alors que les compagnies aériennes se crashent les unes après les autres, que la dérégulation et les privatisations sont montrées du doigt, le prochain acte du gouvernement pour faire évoluer le secteur aérien n'est autre que gigantesque privatisation d'Aéroports de Paris « ADP » (Roissy - Charles de Gaulle - Orly - Le Bourget)

Un tel acte conforterait du secteur et offrirait aux intérêts privés de nouveaux moyens de détourner le secteur à leur profit.

Dans la concurrence acharnée, les compagnies n'ont plus qu'un seul moyen de se différencier : offrir le prix le plus bas grâce à des « coûts » salariaux les plus bas possible.

 

Or la privatisation d'ADP risque de faire bouger une variable de l'équation : déréguler le montant des taxes et redevances aéroportuaires. Entre 2006 et 2016, il a déjà plus que doublé en Europe, alors que le prix moyen d'un billet baissait de 8 %.

 

Dès lors, l'équation financière devient difficile à tenir pour les compagnies. « A tel point qu'elles s'inquiètent que la privatisation d'ADP n’accélère le mouvement » Pour parler franchement, aucune privatisation d'aéroport ne s'est déroulée de façon pleinement satisfaisante. Et nos membres (260 compagnies aériennes) en sont très frustrées » déclarait ainsi il y a 18 mois Alexandre de Juniac – ex-président d'Air France-KLM, désormais à la tête du lobby mondial des compagnies aériennes, l'Association internationale du transport aérien. (Iata) Il faut dire que l'aéroport le plus cher d'Europe n'est autre que Heathrow à Londres, privatisé en 2006.

 

« Les aéroports abusent de leur position dominante en faisant payer le prix fort à leurs clients, affirme Rafaël Schwartzman, vice-président de l'Iata. Contrairement à la théorie, les compagnies aériennes qui sont en compétition pour les passagers et non pas pour les aéroports.

 

LE FIASCO DES AUTOROUTES.

Le risque tarifaire est censé être prévu par la loi Pacte, organisant la privatisation d'ADP . « La privatisation d'ADP ne doit pas conduire à ce que des redevances excessives soient appliquées à l'avenir, ce qui dégraderait la compétitivité des compagnies aériennes » peut-on ainsi lire dans les « attendue de la loi », comme un aveu de la réalité du risque.

La loi prévoit un contrat de régulation économique signé entre l’État et ADP, déterminant les conditions d'évolution de ces redevances.

 

C'est déjà le cas depuis 2006 et le passage d'ADP en Société anonyme. Difficile de croire qu'il vaut mieux que l’État négocie avec un opérateur privé plutôt qu'avec le pack d'actionnaires dont il est majoritaire, Celui-ci se satisfait de 175 millions d'euros que lui rapporte aujourd'hui ADP, mais que se passera-t-il quand le futur propriétaire privé en voudra davantage ?

 

En réalité, on connaît déjà la réponse : 

Les autoroutes sont soumises au même type de contrat de régulation économiques.

RÉSULTAT ? Les prix ont augmenté en moyenne de 10 % entre 2011 et 2018.

 

Certains trajet sont même pris 30 % sans que l’État n'y trouve à redire. Une augmentation qui n'a aucune justification économique puisque les sociétés autoroutières font de juteux profits et dégagent une marge de 73 %

Mieux, l'exemple autoroutière permet de documenter les relations entre l’État et les concessionnaires de ses anciens biens : en 2015 sous la pression populaire, le gouvernement décide de geler les tarifs autoroutiers. Il signe alors un accord de rattrapage avec les sociétés d'autoroutes.

 

D'après l'Anaïer, l’autorité chargée de réguler le secteur, l'opération coûtera 500 millions d'euros aux automobilistes. Une vrai arnaque montée en coopération entre sociétés autoroutières et l’État !

 

NATIONALISER.

L'autre version invoqué contre l'augmentation des prix aéroportuaires ne vaut pas mieux, puisqu'il s'agit du contrôle de l'Autorité de supervision indépendante (ASI). C'est la même autorité qui valide chaque année sans rechigner les prix des autoroutes, mais aussi ceux de l'électricité.

Ces derniers ont augmenté de près de 40 % entre 2006 et 2016. Ni l’État ni l'ASI ne s'en offusquent.

 

Privatiser ADP revient donc à continuer une dérégulation qui entraînera une hausse des prix aéroportuaires. Une hausse qui aura pour conséquence d'augmenter le prix du billet pour le consommateur et de faire pression sur les salaires pour les employés des compagnies aériennes. ( Sans compter sur l'augmentation du coût du fret aérien sur les marchandises )

C'est décidément dans l'autre sens qu'il faut aller.

 

Réguler et nationaliser.

L'exemple désastreux de la privatisation de l'aéroport de Toulouse n'a pas suffit : Aujourd'hui la société constituée par Eiffage et Aéroport Marseille-Provence, dont Eiffage est l'actionnaire majoritaire, a été désignée concessionnaire de l'aéroport de Lille-Lesquin, dans le Nord, pour une durée de 20 ans, a annoncé l'entreprise dans un communiqué.  Que se passera-t-il avec les copains de chez Vinci & Co, lorsqu'il mettront la main sur Roissy-Charles de Gaulle - Orly et Le Bourget ?   
L'exemple désastreux de la privatisation de l'aéroport de Toulouse n'a pas suffit : Aujourd'hui la société constituée par Eiffage et Aéroport Marseille-Provence, dont Eiffage est l'actionnaire majoritaire, a été désignée concessionnaire de l'aéroport de Lille-Lesquin, dans le Nord, pour une durée de 20 ans, a annoncé l'entreprise dans un communiqué.  Que se passera-t-il avec les copains de chez Vinci & Co, lorsqu'il mettront la main sur Roissy-Charles de Gaulle - Orly et Le Bourget ?   

L'exemple désastreux de la privatisation de l'aéroport de Toulouse n'a pas suffit : Aujourd'hui la société constituée par Eiffage et Aéroport Marseille-Provence, dont Eiffage est l'actionnaire majoritaire, a été désignée concessionnaire de l'aéroport de Lille-Lesquin, dans le Nord, pour une durée de 20 ans, a annoncé l'entreprise dans un communiqué. Que se passera-t-il avec les copains de chez Vinci & Co, lorsqu'il mettront la main sur Roissy-Charles de Gaulle - Orly et Le Bourget ?   

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