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Cellule PCF ''Plantive'' de Saint-Saulve

Propagation du coronavirus en France : l'État accusé d'être responsable

21 Mars 2020, 22:49pm

Publié par Cellule PCF de Saint-Saulve

Ils accusent Agnès Buzyn, ancienne ministre de la Santé, et le Premier ministre Édouard Philippe de n'avoir pas pris les mesures nécessaires à endiguer le fléau du Covid-19, alors même qu'ils connaissaient les dangers de cette épidémie.
Ils accusent Agnès Buzyn, ancienne ministre de la Santé, et le Premier ministre Édouard Philippe de n'avoir pas pris les mesures nécessaires à endiguer le fléau du Covid-19, alors même qu'ils connaissaient les dangers de cette épidémie.

Ils accusent Agnès Buzyn, ancienne ministre de la Santé, et le Premier ministre Édouard Philippe de n'avoir pas pris les mesures nécessaires à endiguer le fléau du Covid-19, alors même qu'ils connaissaient les dangers de cette épidémie.

Trois médecins fondateurs d'un collectif nommé C 19, réunissant à ce jour 600 praticiens, ont porté plainte jeudi et ont saisi la Cour de Justice de la République (CJR), seule habilitée à juger les actes commis par des membres du gouvernement dans l'exercice de leurs fonctions.

  lls ont porté plainte contre eux, pour s’être « abstenus » de prendre les mesures

nécessaires contre le coronavirus, dès le début de l’épidémie. En parallèle, des

journalistes soupçonnent le gouvernement d’avoir mené une stratégie d’immunité

collective.

 

On fait le point.

 

L'État serait-il coupable de la propagation rapide du coronavirus ? C’est en tout cas ce que

pense un collectif de soignants, qui leur reproche de ne pas avoir pris les mesures nécessaires

suffisamment tôt pour éviter l’épidémie en France. Une plainte a été déposée contre le Premier

ministre Édouard Philippe et l'ex-ministre de la Santé Agnès Buzyn.

 

 3 médecins portent plainte contre Édouard Philippe et Agnès Buzyn

                Philippe Naccache, Emmanuel Sarrazin et Ludovic Toro sont tous les trois médecins et représentants d'un collectif de soignants. Ce sont eux qui porté plainte, ce jeudi 19 mars, contre deux membres du gouvernement.

Selon eux, Édouard Philippe et Agnès Buzyn « avaient conscience du péril et disposaient des moyens d'action » contre le virus SARS-CoV-2, « qu'ils ont toutefois choisi de ne pas exercer ».

 

Agnès Buzyn confesse avoir alerté le gouvernement bien plus tôt Adressée à la commission des requêtes de la Cour de justice de la République (CJR), leur plainte s 'appuie sur une interview accordée par Agnès Buzyn aux journalistes du « Monde », après le premier tour des élections municipales. « Je savais que la vague du tsunami était devant nous », a-t-elle affirmé. ( Le 30 janvier)

 

J’ai averti Edouard Philippe que les élections ne pourraient sans doute pas se tenir. On aurait dû tout arrêter, « c’était une mascarade ».

Des propos qui n’ont pas manqué de susciter la polémique, et obligé le chef du gouvernement à réagir. « Si nous n’avions pas pris au sérieux cet événement sanitaire, je n'aurais pas organisé une réunion dès le mois de janvier, ni pris des décisions lourdes », s’est défendu Edouard Philippe, convenant toutefois « qu’à l’époque, beaucoup de médecins n’étaient pas d’accord avec [Mme Buzyn] », quant à la tenue des élections.

 

Cette dernière a tenté de calmer le jeu dans un communiqué, mais un peu tard.  « C’est vrai, j’ai exprimé mon inquiétude depuis le premier jour, parce que c’était mon rôle », précise l'ex-ministre de la Santé, qui affirme avoir eu « le soutien immédiat » du président et du premier ministre. « Ainsi, très tôt, nous avons considéré le virus comme une menace sérieuse. Sans délai, nous avons organisé des réunions de travail ».

 

Le gouvernement, accusé de s’être abstenu de prendre les mesures nécessaires.

Toutefois, ces déclarations n’ont manifestement pas convaincu les médecins à l’origine de la plainte. Ces derniers accusent les deux personnalités politiques de « s’être abstenus volontairement de prendre ou de provoquer les mesures permettant de combattre un sinistre de nature à créer un danger pour la sécurité des personnes ».

 

En droit pénal, l'omission de combattre un sinistre est une infraction passible de deux ans d'emprisonnement et de 30.000 euros d'amende.

Les plaignants estiment que si le gouvernement avait pris plus tôt les mesures instaurées depuis le 13 mars (fermeture des écoles et lieux de loisir, limitation des rassemblements, confinement…), cela « aurait sans nul doute permis de juguler l'épidémie en réduisant le nombre de  personnes contaminées et donc de personnes susceptibles de contaminer les autres ».

 

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