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Cellule PCF ''Plantive'' de Saint-Saulve

« Je rentrais des courses, j’ai pris un coup de Taser »

4 Avril 2020, 18:49pm

Publié par Cellule PCF de Saint-Saulve

Par manque de Gilets jaunes à mutiler, les hommes de Castaner s'appliquent à la ratonnade.
Par manque de Gilets jaunes à mutiler, les hommes de Castaner s'appliquent à la ratonnade.

Par manque de Gilets jaunes à mutiler, les hommes de Castaner s'appliquent à la ratonnade.

 

Ramatoulaye, 19 ans, raconte un contrôle subi à Aubervilliers. Dans les quartiers populaires, les brutalités policières se multiplient depuis el début du confinement.

 

Quand Ramatoulaye regagne son domicile après emplettes au supermarché, elle ne s’attend pas à vivres un cauchemar.. A Aubervilliers lors d’un contrôle policier, cette jeune femme de 199 ans s'écroule, violemment touchée à la poitrine par un coup de Taser, avant de se retrouver plaquée au sol par plusieurs agents.

« J'étais partie acheter du lait pour mon nourrisson, raconte cette mère de famille, encore sous le choc . Ils m'ont frappée, traitée de « pute », sous les yeux de mon frère de 7 ans. Cette intervention par une équipe de policiers lui a valu un traumatisme de l'épaule, du poignet, des hématomes, une douleur intense au niveau de la cuisse et cinq jours d'ITT.

Les faits remonte au 19 mars. Devant les policiers Ramatoulaye présente son attestation de sortie manuscrite. « Je l’avais rédigée à la main parce que nous n'avons pas d’imprimante, explique l'étudiante. Je suis passée par le taxiphone pour en imprimer, mais c'était fermé. » Puis tout dérape.


Selon la jeune femme, un policier lui donne un coup de Taser. Elle pousse aussitôt un cri strident avant de tomber au sol, comme le montre une idéo postée sur Twitter. Et subit ensuite un placage ventral.

Ramatoulaye est conduite au commissariat « Dans le fourgon, ils m'ont gifflée à plusieurs reprises, se son moqués de moi. Puis ils m'ont mise en cellule, avecun vieil homme et m'ont balancé : « Tiens, tu va attraper le coronavirus ! » Elle est relâchée le jour même sans poursuites.

Après un tel traitement, la jeune femme veut logiquement porter plainte ? « mais on m'a dit qu'on ne pouvait pas aller au commissariat à cause du coronavirus, affirme Ramatoulaye. J'ai fait un signalement en ligne à l'IGPN. »

Avec son avocat, Me Nabil Boudi, elle va toutefois déposer une plainte pour « violences en réunion par personnes dépositaires de l'autorité publique avec usage d'arme » et « injures .' »  

 

Plusieurs vidéos circulent sur les réseaux sociaux.

Le Défenseur des Droits a aussi été saisi. « Ma cliente était en règle, elle a présenté immédiatement son attestation écrite, aucun décret n'impose qu'elle soit dactylographiée », insiste Me Boudi. Qui pointe le caractère discriminatoire du contrôle. « Les contrôles d'identité en banlieue sont toujours fondés sur le délit de faciès . On a vu des centaines de parisiens se baladant au jardin des tuileries. La-bas, aucun contrôle d'identité n'(a débouché sur ces violences »

Qu'attend donc Madame Schiappa ministre chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations, pour intervenir auprès de ses amis Castaner- Nuñez- Lallement et les autres afin d'arrêter ce massacre d’État. Le 39 19 est-il bloqué pour ce genre de maltraitance ?

Ou la police est-elle encore sous l'emprise de la milice "Benalla"dont l'histoire est tue depuis bien longtemps par la Garde des Sceaux et sa justice?

Jeune fille au crâne fracassé, ou d'autres traînées par les cheveux ou boxées  par les policiers
Jeune fille au crâne fracassé, ou d'autres traînées par les cheveux ou boxées  par les policiersJeune fille au crâne fracassé, ou d'autres traînées par les cheveux ou boxées  par les policiersJeune fille au crâne fracassé, ou d'autres traînées par les cheveux ou boxées  par les policiers
Jeune fille au crâne fracassé, ou d'autres traînées par les cheveux ou boxées  par les policiersJeune fille au crâne fracassé, ou d'autres traînées par les cheveux ou boxées  par les policiers

Jeune fille au crâne fracassé, ou d'autres traînées par les cheveux ou boxées par les policiers

De fait, l'exemple de Ramatoulaye n'est pas isolé.

Plusieurs scènes de brutalités policières en banlieue ont été filmées depuis le confinement. Aux Ulis (Essonne) Sofiane, 21 ans livreur chez Amazon a eu le malheur de sortir sans son attestation et de croiser la BAC. Le jeune homme seras mis à terre, frappé à multiples reprises et traîné sous un porche, à l »abri des regards.

Une vidéo témoigne de ces violences où on l'entend hurler de douleur. « L'un des policiers lui touche les parties intimes, un autre lui met la main sur la bouche, tandis que Sofiane reçoit un e pluie de coups, raconte Me Samin Bolaky, l 'avocat du livreur. Les coups ont continué jusqu'à ce qu'il tombe à terre. »

Bilan : quatre jours d'ITT et, cerise sur le gâteau pour la mère de Sofiane, une contravention pour avoir conduit son fils à l’hôpital sans être munis d'une attestation . Depuis, une plainte contre X a été déposée auprès du parquet d’Évry.

Plusieurs organisations de Défense des Droits de l'Homme, dont la LDH ont recensé des vidéos diffusées » sur les réseaux sociaux « montrant des habitant-e-s gazé-e-s, et, dans un cas, heurter par un policier à moto .»

Elles appellent le ministre de « l'Intérieur » et le directeur général de la police nationale » à veiller au respect des lois, rappelant que des « contrôles de police ne doivent être ni abusifs, ni violents, ni discriminatoires. »

 

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