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Cellule PCF ''Plantive'' de Saint-Saulve

« On gouverne mieux les hommes par leurs vices que par leurs vertus. »NAPOLÉON Ier (1769-1821)

15 Mai 2020, 17:36pm

Publié par Cellule PCF de Saint-Saulve

Le 8 mai 1802, à un membre du Conseil d'État qui l'interpelle sur le bien-fondé d'une décoration qui viole les principes révolutionnaires d'égalité, le Premier Consul Napoléon-Bonaparte rétorque : « On appelle cela des hochets ; eh bien, c'est avec des hochets qu'on mène les hommes ! ».

L’empereur est sans illusion sur la nature humaine. « J’ai fait des courtisans, je n’ai jamais prétendu me faire des amis. » Les vraies fidélités, il les trouvera dans la Grande Armée, chez ses généraux comme chez les soldats.L’empereur est sans illusion sur la nature humaine. « J’ai fait des courtisans, je n’ai jamais prétendu me faire des amis. » Les vraies fidélités, il les trouvera dans la Grande Armée, chez ses généraux comme chez les soldats.
L’empereur est sans illusion sur la nature humaine. « J’ai fait des courtisans, je n’ai jamais prétendu me faire des amis. » Les vraies fidélités, il les trouvera dans la Grande Armée, chez ses généraux comme chez les soldats.
L’empereur est sans illusion sur la nature humaine. « J’ai fait des courtisans, je n’ai jamais prétendu me faire des amis. » Les vraies fidélités, il les trouvera dans la Grande Armée, chez ses généraux comme chez les soldats.L’empereur est sans illusion sur la nature humaine. « J’ai fait des courtisans, je n’ai jamais prétendu me faire des amis. » Les vraies fidélités, il les trouvera dans la Grande Armée, chez ses généraux comme chez les soldats.

L’empereur est sans illusion sur la nature humaine. « J’ai fait des courtisans, je n’ai jamais prétendu me faire des amis. » Les vraies fidélités, il les trouvera dans la Grande Armée, chez ses généraux comme chez les soldats.

Le « Napoléon-Bonaparte »  du XXIe siècle

 

La pression s’alourdit sur les épaules du chef de l'État. En visite à l’hôpital parisien de la Pitié-Salpêtrière ce 15 mai au matin, E. Macron a été vivement interpellé par deux soignantes. En premières ligne depuis le début de la crise sanitaire du coronavirus, le personnel soignant  n'a de cesse de réclamer une revendication salariale, mais aussi davantage de moyens et de lits pour l’hôpital.

 

Lors de cet échange tendu, filmé au smartphone, E. Macron confie aux infirmières ne pas vouloir « que la bonne énergie retombe et que le désespoir s’installe. » 

 

« Mais malheureusement il y est déjà, M. Macron ! » lui rétorque vigoureusement l’une d'elle.  

« Avant même le Covid 19, on était déjà désespérées… ça fait des années, , M. Macron »

 

« Ce qu’on demande, c’est la revalorisation ! »

 

« C’est gentil la prime, on la prendra quand même. Mais ce qu’on demande c’est la revalorisation » De combien, et quand ?  Poursuit-elle dans le couloir de l’hôpital, tandis qu’une autre soignante déplore à son tour  « ça fait longtemps qu’on  nous l’annonce… sur chaque promesse, vous nous rajoutez des conditions !

 

« On est désespérés. On ne croit plus en vous ! »

 

Le chef de l’État tente alors de répondre, mettant en avant les réinvestissements engagés pendant son mandat. (non compris les 1800 lits supprimés en 2018)

 

« Je sais, mais on est là ! » … « tente de répondre E. Macron. »

 

« Moi,  je ne fais pas de promesses » Vous avez raison de ne pas avoir cru en moi là-dessus, parce que moi je ne fais pas de promesses … Et qu’en j’en fais je les tiens… Je m’étais engagé à ce qu’on sorte progressivement de la tarification d’activité sur une stratégie « Ma santé 2022 » (en 2017).

 

Ce que je constate, c’est que cette stratégie, où on a réinvesti pour la première fois depuis 15 ans dans l’hôpital… » répond-t-il aux soignantes insurgées.

 

L’une d’elle l’interrompt et explique :

 

« Oui M. Macron, nous tout ça on ne le voit pas. Vous nous parlez financement par rapport à une globalité des choses. Mais nous, nos salaires, on y voit pas la différence. Il a fallu le Covid 19 pour que vous réagissiez que les hôpitaux sont en souffrance... »

 

 

Désireux de calmer le jeu, il tente un « bilan » de la situation.

 

« Je vous entends là-dessus. » Moi je constate, tout le mécontentement, les mouvements que vous avez eu… Ce que vous exprimez, c’est que ça ne va pas assez vite et, qu’on a pas  répondu à une partie des attentes qui sont légitimes… Concernant la prime, ne me dites pas que je vous ai déçues car je ne l’ai jamais promise… »

 

« Ce n’est pas vrai qu’on est la honte de l’Europe. »

 

La discussion se porte alors sur la question des stocks de masques insuffisants…

 

«  Moi ça fait six ans que je suis infirmière, on a pas de matériel, on a rien ! Pourquoi actuellement je travaille avec un masque qui est périmé depuis 2001 ! Juste pourquoi ? » l’interroge-t-elle :

Avant qu’une deuxième personne ne l’interpelle : « S’il vous plaît, pas de langage politique M. Macron, on est un des pays où les infirmières sont les moins rémunérées quand-même Pour un pays d’Europe, ça n’est pas normal… »    

 

 

E. Macron s’agace alors.

 

« Pardon de vous le dire ce n’est pas vrai qu’on est la honte de l’Europe » s’agace un peu E. Macron, assurant ne pas faire « de langage politique… » puis montrant de l’intérêt pour le type f=de masque qu’elles portent, ainsi que ceux avec lesquelles elles doivent travailler.  

 

En réponse au « curage exceptionnel » dont fait preuve le personnel soignant depuis le début  de la crise sanitaire. E. Macron avait promis en mars dernier la mise « plan massif d’investissement et de revalorisation  pour l’hôpital. »

 

Après plusieurs semaines de tractations, le gouvernement a arrêté ce vendredi les détails de la fameuse « prime Covid » promise au personnel hospitalier, première étape d’une revalorisation des carrières.

 

Celle-ci avait été suspendue depuis lors à la publication d’un décret, mais la prime sera versée à « l’ensemble des professionnels des établissements publics de santé » mobilisés « face à l’épidémie », a annoncé le ministère de la Santé… (pas une promesse de Macron « ce n'est pas dans ses habitudes » mais de l'un de ses ministres)

 

                                                                                                                           Jeanne Bulant   

                   

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