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Cellule PCF ''Plantive'' de Saint-Saulve

CARGILL : LA DIRECTION AVANCE COÛTE QUE COÛTE DANS SON PLAN DU PSE???

11 Juillet 2020, 22:25pm

Publié par Cellule PCF de Saint-Saulve

Ou sont les complicités qui laissent les américains et D'autres, démolir l'industrie française ? L’ÉTAT - LE   PATRONAT AIDÉ PAR BERCY - LES BANQUES et combien d'autres acteurs actionnaires ?

Ou sont les complicités qui laissent les américains et D'autres, démolir l'industrie française ? L’ÉTAT - LE PATRONAT AIDÉ PAR BERCY - LES BANQUES et combien d'autres acteurs actionnaires ?

HAUBOURDIN

 
par Philippe Allienne – Liberté Hebdo

Branle-bas de combat et, surtout, vive inquiétude chez les ouvriers de Cargill (Haubourdin) ce jeudi 9 juillet. Cet après-midi, une réunion de préparation du Plan de sauvegarde de l’emploi se tenait à Loos dans les salons de l’hôtel Best Western – Le Beffroi. Pour Mickaël Godefroy (CGT et membre du Comité social et économique de l’entreprise), cette réunion était peut-être la dernière. Un avis devait en effet être rendu avant d’être transmis à la « Direccte. » Nous avons appris en fin d’après-midi, ce 9 juillet, que le PSE et la réorganisation ont été approuvés par la CFDT qui accepte aussi le montant des indemnités de départ pour les salariés qui seront licenciés.

Le tribunal de Lille incompétent

La CGT (majoritaire) avait appelé les salariés à se mobiliser. Le PSE prévoit en effet 183 suppressions de postes, soit plus de la moitié de l’effectif tandis que l’usine doit être réorganisée. La semaine précédente, la présidente du tribunal de Lille s’était déclarée incompétente pour juger la demande de l’avocat des salariés, Fiodor Rilov, concernant la validité du PSE.


 

Le préfet a ainsi obtenu gain de cause en obligeant les salariés et leur conseil à aller plaider devant le tribunal administratif et aux prud’hommes, permettant entre temps la réalisation du plan patronal.

Maître Rilov avait introduit sa demande en se basant sur le fait que, dans l’organisation future de Cargill SAS, les salariés qui seraient épargnés par le PSE ne seraient pas protéger correctement.


En effet, précise Mickaël Godefroy, les missions seront multipliées tandis que les salaires seront revus à la baisse. « Jusqu’à 500 euros pour certains  », précise-t-il. Pour sa part, le cabinet d’expertise dépêché par le CSE s’était inquiété des souffrances psychologiques des salariés et contre lesquelles la direction ne réagissait pas.


Actuellement, 80 % des salariés sont en chômage partiel, une mesure que la direction justifie notamment par ce qu’elle estime être des sabotages (introduction de produits étrangers dans le process). Aucune preuve de la culpabilité de salariés de l’usine n’a cependant été apportée. La CGT dément toute implication. Seul un circuit fonctionne afin de satisfaire aux commandes de l’entreprise Baxter, spécialisée dans les produits pharmaceutiques.

Chômage partiel.

Dans un autre dossier, deux salariés doivent être convoqués pour un entretien de pré- licenciement. On ne sait pas précisément ce qui leur est reproché. Cela fait partie d’un climat très délétère entretenu depuis le début du conflit, en novembre 2019, par la direction du site chargée de mettre le PSE en œuvre.
Une réunion du comité social et économique est prévue ce vendredi 10 juillet afin d’informer les salariés sur ce qui se sera dit la veille. Rappelons que si la direction, à l’occasion de la crise sanitaire, avait promis de reporter le PSE en fin d’année, elle a changé d’avis dès la fin du confinement décidé par le gouvernement.


 

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* L’amidon et ses dérivés sont utilisés dans trois secteurs principaux : l’alimentation humaine, l’industrie et la pharmacie. On les trouve dans le lait infantile, les sauces, les plats préparés auxquels ils donnent leur texture (maltodextrines), dans les bonbons qu’ils sucrent (sirop de glucose) ou encore dans les chewing-gums (polyols) auxquels ils procurent le fameux effet fraîcheur. L’amidon est aussi utilisé pour donner sa cohésion au papier ou comme colle dans le carton. Les autres constituants du maïs sont utilisés dans le domaine de la nutrition animale.

L’usine Cargill (autrefois amidonnerie Les Produits du maïs puis Cérestar) produit de l’amidon (alimentaire et industriel) et d’autres produits dérivés du maïs, glucose et sorbitol. Elle est implantée ici, entre la rue Gambetta et la rue Joffre, depuis 1856.

Le site de l'amidonnier Cerestar, d’Haubourdin, produit de l’amidon depuis 1856. Il est racheté par l 'américain Cargill en 2002, l’une des plus importantes acquisitions du Groupe, qui emplois environ 350 salariés. .

Cargill possède des implantations dans le monde entier, et emploie 130 000 personnes dans 63 pays. L'entreprise s'est installée en France en 1964, initialement à Saint-Nazaire, sous le nom de « Cargill France ». .

Déjà en octobre 2018 une grève avait eu lieu dans l’établissement contre le projet de la direction américaine de Cargill France, qui visait déjà al suppression de certains postes et plus particulièrement les 5 binômes de maintenance composés chacun d’un électricien et d’un mécanicien.

La direction, dans le cadre de son projet dénommé « Eiffel », voulait en ce temps faire passer ces salariés en postes de jour (alors qu’ils travaillent actuellement en 5 x 8, soit grosso modo, deux jours le matin, deux jours l’après-midi, deux jours de nuit et quatre jours de repos).

Mais surtout, l’idée de la direction serait de fusionner ces postes avec ceux des opérateurs de machines d’ensachage. Les ouvriers de maintenance mécaniciens et électriciens deviendraient donc, en plus, ouvriers de production, ce dont ne veulent absolument pas ni les intéressés ni les représentants du personnel ni les autres salariés.

« Ils attendaient depuis un moment que cinq ensacheurs en CDD soient embauchés en CDI et la direction a trouvé ce subterfuge pour ne pas les recruter et demander à des salariés déjà en place de faire ce travail » déplore Daniel Petit, secrétaire du comité d’entreprise, élu de la CGT. Grégory Dubois, délégué syndical CGT, estime que, depuis quelques années, le climat social s’est dégradé à Cargill Haubourdin.


 


 


 


 

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