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Cellule PCF ''Plantive'' de Saint-Saulve

Alors que le Medef et les grands patrons français, courent après les subventions d'Etat, les suppressions de charges et autres, pour mieux licencier et délocaliser leurs fabrications, les Syndicats et patrons allemands sont en discussion pour ramener la semaine à quatre jours et réduire ainsi le chômage dans le pays... ..

17 Août 2020, 21:11pm

Publié par Cellule PCF de Saint-Saulve

Made in France: Où vas-tu sous le macronisme...
Made in France: Où vas-tu sous le macronisme...Made in France: Où vas-tu sous le macronisme...
Made in France: Où vas-tu sous le macronisme...

Made in France: Où vas-tu sous le macronisme...

Patriotisme économique :

 

Nos voisins savent défendre leurs intérêts industriels comme

personne en Europe. Les patrons préservent les fleurons nationaux

et embauchent localement, au nom du patriotisme économique.

Forcément, les « Gaulois réfractaires » regimbent contre la mondialisation et le libre-échange. Forcément, les « Germains », leurs voisins d'outre-Rhin, plus disciplinés, s'y conforment plus volontiers.

Pas tout à fait. Et même, pas du tout ! 

Sur la scène européenne, les Allemands vantent les mérites de la.concurrence, mais, en coulisses, défendent avec une détermination granitique leurs fleurons nationaux.

Quelques chiffres suffisent à souligner ce patriotisme économique. Grande pourvoyeuse d'emplois qualifiés, l'industrie manufacturière allemande participe presque deux fois plus à la richesse nationale (26 % du PIB, contre 14 % en France).

Des exemples pour les amateurs d'illustrations plus concrètes. Dans l'automobile, entre 2006 et 2016, les effectifs allemands de Volkswagen et BMW augmentent de 48 % à la faveur d'investissements et d'acquisitions sur leur sol.

Dans le même temps, Renault et PSA Groupe (Peugeot-Citroën) réduisent de 37 % le nombre de leurs salariés français.

Même contraste dans la chimie : BASF et Linde, les deux géants allemands, emploient 61 000 salariés sur leurs sites nationaux (soit 35 % de leurs effectifs), quand leurs homologues français Air liquide et Arkema comptent près de 19 000 salariés sur notre sol (soit 21,6 % de l'ensemble de leur personnel).

Aujourd'hui, n'en parlons pas, les grandes entreprises françaises qui bénéficient de réductions de charges, de subventions d'État,  de prêts garantis par l’État, de prime à l'embauche de 4000 euros pour des emplois en CDD de trois mois minimum. 

Et tout ça, pour fermer des usines, licencier et délocaliser dans des pays ou l'ouvrier travaille encore comme au XIX ème siècle. ( Voir le Bangladesh ; l'Inde, les ex-pays de l'Est et combien d'autres...)     

Deux exemple flagrants

* Renault bénéficie d'un prêt de 5 milliards d'euros garantis par l’État.

   Résultat : Renault annonce 4600 suppressions d'emplois en France……

* Aides d’État : 8 milliards pour l’aéronautique française.

   Résultat : Air France : 7585 postes supprimés d’ici 2022 ?

* A quoi servent les 15 milliards débloqués, s’interrogent les élus ?

AIRBUS, compte licencier 5.000 postes en France. ( 1 071 suppressions d’emploi sont ainsi prévues en Loire-Atlantique dont 484 postes à Bouguenais, 386 à Saint-Nazaire et 201 à Stelia Saint-Nazaire).

.

A l’exception  de parler du pognon de dingue:

Que font donc Macron- Castex – Le Maire et les autres ?

 

 

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 Le patronat français, les banquiers et les macronistes : sont-ils prêts à la discussion pour contrer le chômage et relancer une économie saine après la pandémie que la France vient de subir ? Il ne s'agit pas de partager les dividendes et d’amasser les gains du CAC 40,  qui ne cessent de grimper, mais de sauver l'emploi de nos salariés et entreprises . SANS OUVRIER, IL N'Y A PAS DE PATRON !

Le patronat français, les banquiers et les macronistes : sont-ils prêts à la discussion pour contrer le chômage et relancer une économie saine après la pandémie que la France vient de subir ? Il ne s'agit pas de partager les dividendes et d’amasser les gains du CAC 40, qui ne cessent de grimper, mais de sauver l'emploi de nos salariés et entreprises . SANS OUVRIER, IL N'Y A PAS DE PATRON !

Par Hadrien Mathoux

Pour sauver des emplois, le président du plus grand syndicat allemand réclame la semaine de quatre jours

Dans un entretien accordé au Süddeutsche Zeitung publié ce 16 août, Jörg Hofmann, président d'IG-Metall qui représente notamment les ouvriers de l'industrie métallurgique, propose de baisser le temps de travail pour éviter les licenciements.

Pas sûr que les habituels thuriféraires du « modèle allemand »  ne fassent beaucoup de publicité à cette proposition. Mais c'est bien d'outre-Rhin qu'émane un projet social audacieux : passer à la semaine de 4 jours afin de limiter les dégâts sociaux de la crise économique née de la pandémie de coronavirus.

L'idée vient d'être lancée par Jörg Hofmann, qui préside IG-Metall : cette puissante centrale syndicale, la plus grande d'Europe, représente les ouvriers de l'industrie métallurgique, du textile et de l'habillement, du bois et du plastique.

Elle compte 2,3 millions d'adhérents, et ses propositions servent souvent de base aux négociations entre les syndicats de salariés et le patronat.

Dans un entretien au quotidien Süddeutsche Zeitung, Hofmann se réjouit de la stabilité économique de son pays, mais relève que 300.000 empl ois seraient menacés par les retombées de la crise économique dans l'industrie métallurgique et électrique allemande.

Après avoir réclamé une extension de l'allocation de chômage partiel de 21 à 24 mois, le chef d'IG-Metall met au débat une proposition : « Fixer le passage à une semaine de quatre jours comme option pour les entreprises lors de la prochaine négociation tarifaire », une mesure qu'il juge à même « d'amortir la récession »  et d'apporter « la réponse aux changements structurels dans des secteurs tels que l'industrie automobile », afin d'éviter des licenciements et de fournir « un bon travail pour tous ».

Hofmann réclame également « une certaine compensation salariale », afin que la baisse du temps de travail ne s'accompagne pas pour les employés d'une brutale chute de revenus et que ceux-ci puissent « utiliser ce temps libre pour la formation professionnelle ».

UN « LARGE CONSENSUS »

En 2018, IG-Metall avait engagé une série de grèves importantes et était parvenu à un accord permettant aux salariés de la métallurgie de travailler 28 heures par semaine pendant deux ans. Jörg Hofmann estime toutefois que sa proposition est susceptible de rencontrer l'assentiment des patrons allemands :

« Chaque fois que j'évoque l'idée d'une semaine de quatre jours, cela rencontre un large consensus  », déclare-t-il, évoquant que les employeurs peuvent éviter la variation des coûts salariaux, augmenter la productivité, de conserver les savoir-faire et d'économiser les coûts d'un plan social.

Cette déclaration a d'autant plus d'écho que le rôle des syndicats en Allemagne est bien plus central qu'en France. Le taux de syndicalisation est de 20% chez nos voisins germaniques, deux fois plus que dans l'Hexagone.

Surtout, les syndicats de salariés disposent d'un rôle institutionnel important, négociant en amont avec leurs homologues patronaux les règles économiques et sociales branche par branche et disposant d'une grande autonomie à l'égard de l'Etat.

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