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Cellule PCF ''Plantive'' de Saint-Saulve

LIQUIDONS L’ARGENT LIQUIDE ?

19 Septembre 2020, 10:54am

Publié par Cellule PCF de Saint-Saulve

Trop coûteux pour nos "chers" banquiers !

Trop coûteux pour nos "chers" banquiers !

 

Par Eric Bocquet -sénateur PCF du Nord

Dans certaines régions, et petit à petit sur l’ensemble du territoire, il devient de plus en plus difficile de se procurer de l’argent liquide auprès des banques. En effet, les DAB (distributeurs automatiques de billets) disparaissent de nos villes, pas des villages évidemment puisqu’il n’y en avait pas.

Les banques nous disent que ce système est ruineux... pour elles. Il leur en coûte 89 centimes par retrait, les pauvres…

Nous voilà coupables d’utiliser notre argent. Conséquence, en toute discrétion, ce sont 5 000 DAB qui ont disparu en moins de cinq ans, près de 10 % du parc, les banques préférant nous vendre des cartes bancaires nettement plus avantageuses, pour elles.

Entre 0 et 350 euros par an. Elles leur permettent aussi d’encaisser sept milliards de commissions des commerçants.

Après un long lobbying, les banquiers ont obtenu en mai, l’augmentation du plafond des paiements sans contact de 30 à 50 euros. Résultat, une hausse immédiate de 20 % du nombre de transactions.

Au fond, dans notre vie quotidienne, nous constatons toutes et tous la disparition progressive de l’argent liquide dans nos usages, cela correspond bien à un projet.

Dès 2018, le très officiel Comité Action Publique 2022, mis en place pour « réinventer le service public », et présidé par Édouard Philippe, préconisait « d’aller vers une société zéro cash » 

Dans certains pays, comme la Suède, le nombre de paiements en liquide a baissé de 80% en dix ans et ne représente plus aujourd’hui que 2 % des transactions.

L’État s’intéresse au sujet, toujours à la recherche d’économies.

On nous explique que la fabrication de la monnaie a un coût parfois supérieur à sa valeur faciale. Les pièces de 1 et 2 centimes coûtent de 2 à 3 centimes à l’État.

Pour économiser de l’argent il faudrait, en fait, n’imprimer que des billets de 200 euros ? Les géants du numérique (tels Google et Apple) créent en même temps de l’argent électronique et ont même créé leur propre système de paiement.

Facebook invente sa monnaie, le « libra » (joli nom pour une monnaie, non ?). On nous dit que les consommateurs sont ravis... soit.

Sans jouer les ringards, tous les sujets qui touchent à l’argent liquide ne sont jamais anecdotiques... ça coule de source !

 

                                                                       ************

Les distributeurs de billets vont envoyer les banques à la faillites.

Ce qu'il faut connaître sur les frais bancaires ainsi que ce que coûte une carte bancaire... 

Les frais bancaires atteignaient 194,30 euros en moyenne en France en 2018 selon une étude du comparateur Panorabanques.com. Cela représente une augmentation de 4,4% en trois ans (+8,10 euros). Ce coût moyen n’inclut pas les agios (intérêts débiteurs en cas de découvert).

Tarifs des cartes bancaires (Visa, Mastercard…)

En moyenne, les cartes bancaires coûtaient 64,40 euros en 2018 contre 63,80 euros en 2017 (source Panorabanques.com), soit une augmentation de 5,4% sur la période 2013-2018.

Cotisation de carte bancaire :

il s’agit de la cotisation, mensuelle ou annuelle, dont le client doit s’acquitter pour obtenir sa carte bleue. Cette cotisation oscille de 30 à 40€ pour une carte classique, et de 125 à 145€ pour une carte haut de gamme.

Frais annexes ::

Envoi de la carte bancaire au domicile (frais postaux), réédition du code secret (entre 5 et 10€), personnalisation du visuel (environ 10€), ajout d’options comme le cryptogramme dynamique (12€ chez la Société Générale)

Frais bancaires de gestion de compte

Les frais de gestion d’un compte actif ou frais de tenue de compte se généralisent depuis quelques années : ils s’appliquent dans 106 banques en 2018 contre seulement 53 en 2013 (source Panorabanques.com). Ils contribuent largement à l’inflation des tarifs bancaires : ils ont augmenté de 2,2% à 18,50 euros en moyenne en 2018 (16,30 euros en 2016) et on presque triplé (x2,8) entre 2013 et 2018. Quand ce service est payant, son tarif s’établit à 21,60 euros par an (21,20 en 2017 et 19,70 euros en 2016).

D’autres frais sont facturés par la banque au titre de la gestion du compte bancaire : frais d’abonnement à la gestion du compte en ligne, cotisation à un package (formule ou offre groupée de services).

Frais de découvert bancaire

Être à découvert signifie « être dans le rouge » dans le langage courant. Dans ce cas, le titulaire s’expose potentiellement à plusieurs couches de frais. Pour avoir accès à ce service, il faut avoir souscrit une autorisation de découvert, qui coûte en moyenne 7 euros par an (source Panorabanques.com).

Agios

En cas de découvert bancaire, la banque perçoit des intérêts débiteurs quand le compte présente un solde négatif pendant un ou plusieurs jours en contrepartie du crédit de trésorerie accordé.
Le taux des agios est variable d’une banque à l’autre. Le taux varie aussi, pour un même compte bancaire, selon le type de découvert :

– En cas de découvert autorisé : taux des intérêts débiteurs de 7 à 8% en moyenne
– Au-delà du découvert autorisé : taux des intérêts débiteurs de 15 à 16% en moyenne

Commissions d’intervention

Les commissions d’intervention sont des frais facturés par la banque lorsque le client dépasse sa limite de découvert autorisé. Depuis 2014, les commissions d’intervention sont plafonnées à 8 euros par opération et à 80 euros par mois, soit 960 euros par an.

D’autres frais peuvent s’ajouter aux commissions d’intervention (lettre d’information pour compte débiteur non autorisé notamment).

La commission d’interchange de paiement (CIP) plafonnée à 0,23 %

C’est une part essentielle des frais payés par le commerçant à travers son logiciel de caisse, et c’est une composante régulée. L’Union européenne  l’a d’ailleurs plafonnée à 0,23 % du montant du paiement contre 0,29 % autrefois, ce qui constitue une baisse conséquente.

D'après notre expert du logiciel de caisse pour magasin, ce montant est censé couvrir les frais entre banques : c’est-à-dire entre celle du terminal de paiement du commerçant et celle du client. Il faut rajouter à cette commission une taxe supplémentaire de 0,04 % qui est le Taux Interbancaire des Cartes en opposition (TICO).

Ne soyons pas "idiots" au point de penser que les industriels, commerçants et autres ne répercutent pas ces frais sur nos achats !

                                                                                  Et cette liste n'est pas exhaustive

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