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Cellule PCF ''Plantive'' de Saint-Saulve

La leçon sur le séparatisme, vue par Macron

15 Octobre 2020, 09:04am

Publié par Cellule PCF de Saint-Saulve

Les ghettos dans la France de la Ve République existent; ne sont-ils pas responsables d'un « séparatisme » ? Ceux de la Ve République existent depuis son début : voir le camps de Rivesaltes qui pendant la deuxième guerre mondiale a servi à l'internement des républicains espagnols, juifs, tziganes… Ce camp de la honte a servi ensuite, sous le Ve République, en 1962 de « refuge » pour les Harkis. Ces Français musulmans qui ont fui les massacres du FLN au moment de l’indépendance algérienne, et dont personne ne voulait en « Métropole »…       Les ghettos dans la France de la Ve République existent; ne sont-ils pas responsables d'un « séparatisme » ? Ceux de la Ve République existent depuis son début : voir le camps de Rivesaltes qui pendant la deuxième guerre mondiale a servi à l'internement des républicains espagnols, juifs, tziganes… Ce camp de la honte a servi ensuite, sous le Ve République, en 1962 de « refuge » pour les Harkis. Ces Français musulmans qui ont fui les massacres du FLN au moment de l’indépendance algérienne, et dont personne ne voulait en « Métropole »…
Les ghettos dans la France de la Ve République existent; ne sont-ils pas responsables d'un « séparatisme » ? Ceux de la Ve République existent depuis son début : voir le camps de Rivesaltes qui pendant la deuxième guerre mondiale a servi à l'internement des républicains espagnols, juifs, tziganes… Ce camp de la honte a servi ensuite, sous le Ve République, en 1962 de « refuge » pour les Harkis. Ces Français musulmans qui ont fui les massacres du FLN au moment de l’indépendance algérienne, et dont personne ne voulait en « Métropole »…

Les ghettos dans la France de la Ve République existent; ne sont-ils pas responsables d'un « séparatisme » ? Ceux de la Ve République existent depuis son début : voir le camps de Rivesaltes qui pendant la deuxième guerre mondiale a servi à l'internement des républicains espagnols, juifs, tziganes… Ce camp de la honte a servi ensuite, sous le Ve République, en 1962 de « refuge » pour les Harkis. Ces Français musulmans qui ont fui les massacres du FLN au moment de l’indépendance algérienne, et dont personne ne voulait en « Métropole »…

Le séparatisme en macronie... Pente savonneuse !

 

Le mot est passé, soupesé depuis des mois, choisi pour blesser, diviser et, malgré les précautions oratoires, stigmatiser. Dans son propos liminaire lors de sa conférence de presse aux Muraux, le président de la République a d'emblée précisé que le projet de loi en gestation concernait finalement que l'Islam. Le mot « séparatisme » n'avait plus qu'une vocation polémique et le pluriel qui lui a été accolé, censé atténuer sa portée, ajoute en définitive à la confusion Cela est d'autant plus regrettable que le président a formulé nombre de constats justes qui méritent débat.

Le mot séparatisme pose un sérieux problème en ce qu'il tenterait de faire croire à une République restée fidèle en ses fondements et qu'une partie de la population refuserait de gratifier.

Or un paradoxe traverse ce débat ; Jamais la République n'a autant été citée, célébrée, glorifiée à tort et à travers, et jamais elle n'a autant été rabaissée, amputée, dénaturée, dans une dérive qui atteint toute la vie politique et par laquelle les mots, les discours et la communication médiatique se substituent aux réalités et aux actes.

 

Cette incantation permanente cache mal la lente transformation d'une République qui garantissait peu ou prou les libertés, sociales et démocratiques, en forme de gouvernement de plus en plus autoritaire et réactionnaire, mis au service exclusif du capital et, qui se révèle en conséquence incapable de rassembler la population française.

Loin de nous l'idée de nier les dégâts produits par les fondamentalismes religieux, dont l'islamisme politique, souvent combiné à divers trafics. Celui-ci n'a pu se développer dans des territoires précis qu'à mesure que les pouvoirs ont porté des coups de ciseaux aux mécanismes de solidarité et de sécurité sociale ; à l'école et, il faut bien le dire, par la guerre menée contre l'implantation du communisme dans les cités populaires, ainsi qu les déstabilisations de nombreuses municipalités d'union progressistes, notamment communistes. C'est un contrat politique qui n'appelle aucune excuse mais dont il faut mesurer les dégâts politiques.

 

Nul ici ne conteste nom plus que le monde musulman connaisse une crise globale ; qu'un discours théologico-politique s'y déploie qui conforte certaines tendances fanatiques financées par le rente pétrolière contre les mouvements progressistes et qui, au nom de Dieu, assassinent et terrorisent.

Une minorité agissante cherche également, avec le soutien de gouvernements théocratiques alliés à la France de la travers et des États -Unis via leur ambassade, à enfermer des citoyens français de confession musulmane dans une identité fantasmée et construite à posteriori, profitant du terreau de la pauvreté et de la relégation pour avancer ses pions.

 

Pourquoi alors parler de séparatisme ici , tout en faisant allégeance à ces pouvoirs ?

 

Ajoutons que nous traversons une séquence historique ou l'obscurantisme et la haine de la pensée rationnelle se déploient un peu partout.

L'élection de Trump où de Bolsonaro, les rêves de « Grand Ottoman » d'Erdogan, la poussée d'un évangélisme agressif en Amérique latine et la virulence des extrêmes droites européennes ne sont pas des phénomènes isolés et étanches les uns les autres. Il y a bien la crise de la rationalité moderne par des attaques répétées contre les grandes espérances universalistes et progressistes, au profit de discours rétrogrades qui se drapent de religion pour mieux garantir la domination du capital.

 

Qu'il faille lutter contre cette tendance est l'affaire de l'ensemble de la société. Cela ne saurait se régler par des mesures administratives. C'est choses éminemment politique . Car comment faire abstraction du terreau où pousse cette mauvaise herbe, celui de la ghettoïsation liée à la métropolisation des grandes villes, des taux de chômage ahurissants et d'une pauvreté galopante qui s'y déploient, d'un passage ethnique des populations par une politique de logement laissée en jachère…

La promiscuité des banlieues, Macron n'a pas voulu en entendre parler. Trop couteux pour aider les pauvres ! Jean-Louis Borloo dénonce une « oligarchie brillante qui pensait tout savoir »
La promiscuité des banlieues, Macron n'a pas voulu en entendre parler. Trop couteux pour aider les pauvres ! Jean-Louis Borloo dénonce une « oligarchie brillante qui pensait tout savoir »La promiscuité des banlieues, Macron n'a pas voulu en entendre parler. Trop couteux pour aider les pauvres ! Jean-Louis Borloo dénonce une « oligarchie brillante qui pensait tout savoir »

La promiscuité des banlieues, Macron n'a pas voulu en entendre parler. Trop couteux pour aider les pauvres ! Jean-Louis Borloo dénonce une « oligarchie brillante qui pensait tout savoir »

Tout ce que le plan Borloo prétendait combattre, avant qu'il ne soit envoyé aux oubliettes précisément par le « pourfendeuse du séparatisme » Sans oublier le racisme dispensé à haute dose sur des chaînes d'information qui en font leur spécialité te leur rente.

 

Dans le crise sanitaire, après les différents « états d'urgence sécuritaires» met en veilleuse nombre de libertés fondamentales. Le pays est gouverné par des décrets et ordonnances et voilà que, désormais, pour lutter contre le repli religieux, le pouvoir s'en remet à l'autorité préfectorale contre les élus locaux, eux qui ont pourtant la légitimité, l’expertise de terrain, l'oreille de la population. Ils et elles devraient au contraire figurer en première ligne du combat contre l'enfermement identitaire.

 

Pour ajouter à la mise sous tutelle étatique, le président de la République a fait cette grave révélation qui n'est pourtant relevée nulle part :

Sa longue hésitation à placer l'Islam sous régime concordataire. Autrement dit, le président a pensé pulvériser la loi 1905 instaurant la séparation des Églises et de l’État . Il est à craindre que le projet de loi présenté, comme une provocation, un 9 décembre, le jour anniversaire de la loi de séparation des Églises et de l’État, soit une tentative d'en saper les fondements, comme voulait s'y livrer Sarkozy en son temps !

 

Cette pente extrêmement dangereuse s'accompagne d'un capitalisme de la surveillance. L'étouffoir sur les libertés publiques, dont la loi 1905 comme celle de 1901 sur la liberté associative sont les piliers, ne permettra en rien de rassembler la société française et ses enfants issus de l'histoire coloniale.

C'est la République, ses missions, ses moyens dans l’éducation, la santé, pour un travail pour chacune et chacun, comme pour la sécurité, ses promesses d'égalité et de fraternité, qui devrait être mise ne débat.

 

Sans vie démocratique forte, il est à craindre que ce débat lui aussi étouffé !

La leçon sur le séparatisme, vue par Macron
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