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Cellule PCF ''Plantive'' de Saint-Saulve

la seconde vague du Covid. en France rien ne change 10 NOVEMBRE 2020 86 852 nouveaux cas positifs à la Covid-19 pour la seule journée du 7 novembre : jour après jour, les sombres records de contaminations ne cessent d'être battus. Il en est malheureusement de même pour le nombre de patients hospitalisés et celui, plus tragique encore, des décès. La seconde vague p

10 Novembre 2020, 18:23pm

Publié par Cellule PCF de Saint-Saulve

Urgence dans les urgences des hôpitaux publics. Cela dure depuis le début de la pandémie. Trop de  « parlottes » sur les médias, mais aucune avancée depuis 9 mois.
Urgence dans les urgences des hôpitaux publics. Cela dure depuis le début de la pandémie. Trop de  « parlottes » sur les médias, mais aucune avancée depuis 9 mois.

Urgence dans les urgences des hôpitaux publics. Cela dure depuis le début de la pandémie. Trop de « parlottes » sur les médias, mais aucune avancée depuis 9 mois.

CRISE SANITAIRE/CONFINEMENT :

FABIEN ROUSSEL INTERPELLE LE PREMIER MINISTRE

 

86 852 nouveaux cas positifs à la Covid-19 pour la seule journée du 7 novembre : jour après jour, les sombres records de contaminations ne cessent d'être battus. Il en est malheureusement de même pour le nombre de patients hospitalisés et celui, plus tragique encore, des décès.


La seconde vague prend ainsi la forme d'un véritable tsunami qui déferle sur nos hôpitaux.

Médecins, infirmiers, aides-soignants, toutes les professions de santé rapportent que la situation sanitaire se dégrade à un rythme extrêmement préoccupant. Cette situation est d'autant plus alarmante que les capacités de soin, notamment en réanimation, demeurent beaucoup trop restreintes.

 
Dans les Hauts-de-France, le nombre de patients en réanimation a dépassé aujourd'hui le pic atteint lors de la première vague. Huit mois après, la situation est donc plus grave !

Dans l'arrondissement de Valenciennes (Nord), des premiers patients ont été évacués vers des hôpitaux allemands. Si notre voisin d'outre-Rhin dispose de 28 678 lits de soins intensifs et de réanimation, soit près de 5 fois plus que nos propres capacités, l'Allemagne, elle-même confrontée à une deuxième vague importante, indique déjà qu'elle ne pourra pas accueillir autant de malades français qu'au printemps dernier.

Personne ne pourra admettre que des médecins, submergés par le nombre de patients, soient amenés à faire des choix insupportables au plan éthique et à prioriser certains patients au détriment des plus fragiles.


Dès lors, vous ne pouvez pas tout faire reposer sur les Français, les salariés, celles et ceux obligés d'aller travailler aujourd'hui. Votre ministre de la Santé a ainsi déclaré, jeudi dernier lors de sa conférence de presse : « Si les Français ne respectent pas le confinement, dans 8 jours la situation sera désespérée dans nos hôpitaux ! ».

Ce serait donc de notre faute ! C'est une culpabilisation insupportable de nos concitoyens.

* Comment peut-il dire aux lycéens, aux collégiens et aux personnels des établissements scolaires que ce sera de leur faute s'ils attrapent ce virus quand ils sont obligés de s'entasser dans des couloirs, à la cantine, ou quand la moitié des personnels d'entretien sont malades et non remplacés ?

 

* Comment peut-il faire porter la responsabilité aux ouvriers, tels ceux de Toyota que j'ai rencontrés et qui sont 3 500 à travailler à Onnaing, à se croiser dans les vestiaires, à la cantine, avec leur pause de 20 minutes pour manger ? Un tiers des clusters se situe dans les entreprises.

 

* Comment peut-il faire porter la responsabilité à toutes celles et ceux obligés d'aller travailler et de prendre le métro, le RER ou le TER et à s'entasser dans ces transports collectifs, comme si le virus n'y circulait pas ?


Lors de la première vague, le confinement strict de l'économie durant le mois de mars avait permis de faire baisser le taux de contamination de 77 % en 4 semaines ! Je crains fort que ce confinement allégé ne parvienne à ce résultat.

Pour que les Français respectent les règles, il faut des consignes claires, cohérentes, les mêmes pour tous, et à la hauteur de la menace qui pèse sur notre pays. Surtout, nos concitoyens ont besoin de règles admises et décidées ensemble, en y associant autant le Parlement que les représentants du monde du travail.

La démocratie n'est pas un problème, c'est même une grande partie de la solution pour prendre les meilleures décisions, même quand elles sont difficiles.

 

L'heure n'est plus aux demi-mesures. Comme j'ai déjà eu l'occasion de le dire, le confinement que vous avez mis en place n'enraye pas la courbe des contaminations et des patients en réanimation. De plus, il suscite de la colère car il oppose ceux qui peuvent poursuivre leur activité et ceux qui ne le peuvent pas.

La santé des Français doit primer sur toute autre considération, y compris économique. Et pour faire face aux conséquences d'un nouvel arrêt de notre économie, il serait temps de faire jouer la solidarité, quitte à ce que les pouvoirs publics l'imposent quand les plus fortunés, les banques et les assurances, les Gafa refusent de mettre la main à la poche.

 

Ce n'est quand même pas à l'Etat, et donc aux contribuables, de tout prendre en charge quand certains s'enrichissent pendant cette crise ! 

Face à la gravité de la situation, je vous appelle solennellement à prendre ces mesures fortes indispensables pour notre pays, pour nos concitoyens.

Je reste à votre disposition pour en parler de vive voix.

Je vous prie de croire, Monsieur le Premier ministre, en l'expression de ma haute considération.

Fabien Roussel, secrétaire national du PCF et député du Nord,

Paris, le 9 novembre 2020.

 

                                                                     ********

Et pourtant, des professeurs en médecine, eux-mêmes dirigeants d'une droite qui réfléchit, dénoncent l'incurie d'un « double » exécutif mis en place par Macron et, incapable de trouver les solutions, sauf par des promesses sans suite !  »

L’État en est encore aujourd'hui à réduire des services médicaux de réanimation, pour réquisitionner ces derniers pour les soins Covid, ou envoyer les malades par hélicoptères ou autre en Allemagne ou dans des Régions françaises moins touchées pour le moment.

Coronavirus : « Il n'y a pas plus de lits de réanimation qu’en mars », assure le Pr Philippe Juvin, chef des urgences de l’hôpital Georges-Pompidou à Paris.

Coronavirus : « Il n'y a pas plus de lits de réanimation qu’en mars », assure le Pr Philippe Juvin, chef des urgences de l’hôpital Georges-Pompidou à Paris.

Sur France télévision.

« Il reste assez peu de temps » avant que l'hôpital public ne soit débordé, estimait le professeur Philippe Juvin dans les 4 Vérités jeudi 8 octobre. » En Île-de-France, si on arrive à 40 ou 50 % de lits de réanimation pleins, on serait à la saturation parce qu’on ne veut pas prendre 100 % des lits de réanimation pour le Covid-19 car on veut soigner tous les autres malades. « Notre niveau de saturation arrive beaucoup plus vite qu’au mois de mars », développe le professeur de médecine chef des urgences de l’hôpital Georges-Pompidou à Paris.

« Huit mois plus tard, on se retrouve en pénurie de lits de réanimation. Il y a toujours  5 000 lits de réanimation, pas plus qu’en mars. Il n’y a pas plus de moyens »,        déplore-t-il.


« Le déconfinement (Castex) a été raté. Peut-être ceux qui nous gouvernent ont parié sur le fait qu’il n’y aurait pas de remontée de l’épidémie. Quand vous gouvernez, vous ne pouvez pas faire des paris », tonne le professeur de médecine.

« Pas trop tard pour éviter un confinement »

« Il y a moins de médecins actifs en France en 2017 qu’en 2007 alors que la population est plus importante, plus âgée et plus malade. Il y a un déficit chronique de main-d’œuvre », souligne, inquiet, Philippe Juvin, qui fait remarquer que seulement 1 600 respirateurs de réanimation ont été commandés sur les 10 000 promis par l'exécutif.

Le chef des urgences de l’hôpital Georges-Pompidou insiste: « On ne peut pas simplement demander aux Français de porter le poids de notre absence de réflexion stratégique ».


Selon lui, « le confinement est la pire des solutions. Il n’est pas trop tard pour l’éviter en ayant une stratégie sur les tests, sur les lits de réanimation, en allant chercher du personnel dans les pays européens qui résistent à la pandémie ».

L'Allemagne 84 millions d'habitants 24 000 lits de réanimation

La France 67 millions d'habitants: 5 000 lits de réanimation ! 

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P
Merci pour cet article, au plaisir de vous voir ;)
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