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Cellule PCF ''Plantive'' de Saint-Saulve

IL FAUT SORTIR VALLOUREC DES GRIFFES DE LA FINANCE

4 Décembre 2020, 17:19pm

Publié par Cellule PCF de Saint-Saulve

Les politiciens qui nous gouvernent et se moquent du peuple ainsi que les lobbys, plus forts que jamais pour casser en famille l'industrie en France ! Les politiciens qui nous gouvernent et se moquent du peuple ainsi que les lobbys, plus forts que jamais pour casser en famille l'industrie en France !
Les politiciens qui nous gouvernent et se moquent du peuple ainsi que les lobbys, plus forts que jamais pour casser en famille l'industrie en France !

Les politiciens qui nous gouvernent et se moquent du peuple ainsi que les lobbys, plus forts que jamais pour casser en famille l'industrie en France !

Le député du Nord, Fabien Roussel, a réagi dans un communiqué sur le plan, de suppressions d’emplois annoncé chez Vallourec et les conséquences pour les sites des Hauts-de-France.

« Encore un coup de massue pour les salariés de Vallourec et pour notre industrie ! Le fabricant français de tubes vient d’annoncer un nouveau plan de suppressions d’emplois et d’activités dans le monde : au moins 1 000 postes, dont 350 en France. Chez nous dans les Hauts-de- France, les sites d’Aulnoye-Aymeries, Saint- Saulve et Valenciennes sont dans le viseur. À Déville-lès-Rouen (Seine-Maritime), c’est une usine entière et ses 190 emplois qui pourraient disparaître. Cela fait des semaines que les organisations syndicales et les parlementaires communistes, du Nord et de Seine-Maritime, alertent le ministre Bruno Le Maire. Il était au courant et aurait pu agir plus tôt, comme nous le demandions, pour sortir Vallourec des griffes de la finance.

Cette annonce intervient en effet alors que Vallourec est tenue de renégocier une dette colossale de 3,5 milliards d’euros, dont la moitié doit être remboursée d’ici février 2021.La restructuration de cette dette, contractée auprès de créanciers français tels que BNP-Paribas, Natixis ou de fonds d’investissements étrangers [est] l’occasion pour des prédateurs financiers de faire main basse sur le groupe par une conversion en capital de leurs créances et d’exiger une plus grande rentabilité financière, par des suppressions d’emplois. Cette dette est par ailleurs nourrie depuis des années par des intérêts qui vampirisent les comptes du groupe : 175 millions d’euros d’intérêts bancaires par an, soit plus que le montant des investissements productifs ! Le gouvernement ne peut pas laisser la finance tuer nos emplois et notre industrie, ses savoir-faire et ses compétences. D’autant que le groupe a déjà bénéficié, en 2016, d’une aide massive de l’État, concrétisée par l’entrée au capital de Bpi France, devenue actionnaire de référence.

Dans ce contexte, je demande au gouvernement d’agir :

  • en exigeant des établissements financiers français qu’ils renoncent aux intérêts prélevés sur les résultats du groupe Vallourec ;

  • en imposant une participation plus élevée de la Bpi qui devrait alors assurer la protection des emplois et un développement des investissements permettant de répondre à la reprise de l’activité après la pandémie. Cette intervention politique résolue doit faire reculer des appétits financiers qui ne cessent de porter atteinte à nos emplois et à notre souveraineté économique. »


 


Aujourd'hui encore VALLOUREC SACRIFIE 350 EMPLOIS EN FRANCE

PUBLIÉ LE 4 DÉCEMBRE 2020 À 16:27

Le groupe Vallourec vient encore d’annoncer un plan de restructuration, assorti de la suppression de près d’un millier d’emplois, dont 350 en France et 130 dans le Nord. Pour les syndicats, le gouvernement se doit de réagir.

Le plan de restructuration prévoit la fermeture du site de Déville-lès-Rouen (Seine-Maritime) et la suppression de 190 emplois directs. Dans le Nord, ce sont 130 emplois directs qui sont visés et 30 au siège de Boulogne-Billancourt.
Dans un communiqué commun, les organisations syndicales CFDT, CFE CGC, CGT et FO retiennent que « la direction justifie ces annonces par un ralentissement de la demande sur les marchés du pétrole et du gaz lié en partie à la crise sanitaire ».
Les représentants des salariés ne sont pas dupes. « Ce nouveau plan de restructuration, qui frappe à nouveau sévèrement la France, s’inscrit dans une logique de désengagement des actifs et emplois français, pour un recentrage des activités en Allemagne et surtout en Amérique du sud et en Asie, stratégie de délocalisation déployée depuis plusieurs années et assumée par le groupe dans ses assemblées générales. »
Les décisions d’aujourd’hui font suite à celles de 2016 : fermeture des laminoirs de Déville-lès-Rouen et de Saint-Saulve, après le désengagement de l’aciérie du même site, dans le Nord.
Les syndicats rappellent que c’est en 2016 que le ministre de l’Économie de l’époque, un certain Emmanuel Macron, injectait une nouvelle participation de l’État au capital de Vallourec, via la BPI, à hauteur de 220 millions d’euros, amenant la part de l’État à 15 % du capital. Dans la foulée, le groupe rachetait l’usine de Tianda en Chine pour 180 millions de dollars !!
Depuis 2005, ce sont près de 800 millions d’euros de fonds publics français (double prise de capital et aides diverses) qui ont été injectés dans ce groupe fondé à l’origine dans le Nord de la France.
« Les difficultés financières et baisses de marchés servent à justifier la fermeture du site de Déville-lès-Rouen et ces nouvelles suppressions d’emploi ne tiennent donc pas », lit-on dans le communiqué.
Il n’échappe pas aux syndicats que Vallourec, spécialiste des tubes sans soudure, a tous les atouts pour diversifier ses marchés dans le cadre de la transition énergétique engagée dans le pays, et plus particulièrement la filière hydrogène, comme ailleurs en Europe.
« Nos organisations syndicales appellent le gouvernement à interférer sur ces décisions du groupe Vallourec, il peut le faire d’autant plus légitimement qu’il est partie prenante au capital. »
Alors que la reconquête industrielle, avec des ambitions de relocalisation d’activités clé (le secteur de l’énergie en faisant partie), fait partie du plan de relance décidé récemment, elles estiment qu’« il est inconcevable que le gouvernement soit simplement spectateur de ces manœuvres de délocalisation ».
Les syndicats appellent les salariés des sites touchés à rester mobilisés pour leur emploi et appellent les élus politiques et les pouvoirs publics des bassins concernés « à nous appuyer dans cette démarche, étant donné les enjeux d’équilibre économique et social » qui sont posés.

 

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