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Cellule PCF ''Plantive'' de Saint-Saulve

LES DÉRIVES AUTORITAIRES DU POUVOIR

13 Décembre 2020, 23:30pm

Publié par Cellule PCF de Saint-Saulve

LES DÉRIVES AUTORITAIRES DU POUVOIR
Dérive autoritaire. Le mot est lâché.

 

Si Emmanuel Macron ne sait l’entendre, c’est parce qu’il est dans le déni. On se souvient de ce fameux discours, lors de la campagne de la présidentielle, où, transfiguré, il s’était cassé la voix en défendant le projet des marcheurs : « Ce projet, je le porterai jusqu’au bout ! Je veux que vous, partout, vous alliez le faire gagner parce que c’est notre projet ! »


Élu, il en a fait passer quelques volets à coups de 49.3 et d’ordonnances.

Au lieu de convaincre, il impose et devient un Jupiter méprisant. Réforme de l’APL, Code du travail, statut des cheminots, loi Pacte, réforme des retraites. Sans oublier la loi Elan sur le logement, la réforme du chômage, les hospitaliers, etc.

La crise sanitaire a brutalement contrarié sa frénésie et celle de ses ministres. Cette même crise a été mal gérée.

Pas grave, il a toujours raison ! Ses ministres aussi. Avant elle, il y avait les Gilets jaunes et les manifestations pour l’environnement. Il les a traités avec la brutalité policière que l’on sait et avec des promesses.


De réforme en réforme et de crise en crise, sa méthode de gouvernement mène à une autre crise, démocratique celle-là.

Les parlementaires sont dépossédés, le peuple n’a droit qu’à des interventions magistrales. Quand le président accepte de répondre aux questions de « Brut », le 4 décembre, il se cabre et peine à descendre de son Olympe.

 

Aujourd’hui, il cristallise la colère des journalistes, des syndicats, des organisations de défense des droits de l’homme avec le projet « sécurité globale ». Il inquiète, clive et fracture avec cet autre projet visant à combattre ce qu’il appelle le séparatisme islamiste. Sur ce dernier point, ni lui ni son équipe ne parviennent à convaincre de leur foi républicaine.

La défenseuse des droits, les instances européennes, la commissaire aux droits de l’homme, à l’ONU, ne cachent pas leur réprobation devant ces dérives autoritaires.


A-t-on affaire à un pouvoir tellement dépassé qu’il en devient fou et menaçant pour les libertés publiques ? Même les jeunes sont dans son collimateur. Ainsi, La République en Marche, lors des discussions sur la loi de programmation de la recherche, a proposé un article punissant jusqu’à trois ans d'emprisonnement l’occupation des campus universitaires. C’est une interdiction, avec répression à l’appui, des manifestations étudiantes sur les campus.


Il ne s’arrête pas là. Darmanin, son ministre de l’Intérieur vient de signer, le 4 décembre, trois décrets qui autorisent le fichage des personnes en fonction de leurs opinions politiques, de leurs convictions philosophiques et religieuses, en fonction de leur appartenance syndicale.

Il s’agit bien de se référer aux « opinions » et non plus, comme c’était le cas avant le 4 décembre, aux « activités ». Nous ne serons plus suspects pour nos actes, nous le deviendrons pour nos idées. Emmanuel Macron, avec la main de Gérald Darmanin, passe là où Nicolas Sarkozy - et son fichier de police Edvige de 2008 - avait dû renoncer !

 

Les parlementaires, c’est-à-dire les représentants du peuple, n’ont pas eu leur mot à dire. Pourtant, les services de police pourront recueillir des informations sur l’opinion des personnes surveillées, leurs pseudonymes ou sur leurs données de santé. Et demain, seules les personnes surveillées seront visées ?

On voit bien que ces décrets vont bien au-delà du cadre de la sécurité publique.

                                                                                      Philippe Allienne - Liberté Hebdo

LES DÉRIVES AUTORITAIRES DU POUVOIR

Les réactions en France et A

l'Internationale :


 

LA LDH DÉNONCE LES DÉRIVES DU POUVOIR

Comme de nombreuses autres organisations, la Ligue des droits de l’homme de Lille participe aux manifestations massives contre le projet de loi « sécurité globale ». C’était le cas les 21, 28 novembre et 5 décembre. Cette dernière a d’ailleurs été suivie par un rassemblement contre la précarité et pour la Sécurité sociale.


Dans un communiqué, la LDH de Lille précise qu’elle poursuit également la lutte par l’information des citoyens et l’action auprès des députés et sénateurs. Ce projet de loi « sécurité globale », « même révisé et en cours de révision reste nocif pour la démocratie en France, pour la liberté de l’information, pour les droits et les libertés des citoyens », écrit-elle.


Elle dénonce par ailleurs le projet de loi contre le séparatisme, rebaptisé « projet de loi confortant les principes républicains » et contre lequel est organisé un rassemblement à Lille ce samedi 12 décembre.


« Dans sa frénésie législative, accuse la LDH, le Pouvoir macronien allume un nouveau brûlot social avec le nouveau projet adopté en conseil des ministres le 9 décembre (...). Projet fourre-tout imprécis, ambigu et inutile, il ne servira qu’à accentuer les tensions au sein du pays et dresser une partie des habitants de la France contre une autre partie.


L’ambiguïté des mots, du titre et des idées de ce texte oblige à une réflexion précise et approfondie sur son contenu afin d’en déceler tous les dangers, notamment en ce qui concerne l’islamophobie.

C’est à cette tâche de réflexion et d’analyse que la LDH entend aujourd’hui se consacrer parallèlement à son action contre les dérives sécuritaires de l’État macronien. »

LES DÉRIVES AUTORITAIRES DU POUVOIR
MICHELLE BACHELET EXHORTE LA FRANCE

La Haut-Commissaire aux droits de l’homme de l’ONU, qui s’était déjà inquiétée des violences policières lors des manifestations des Gilets jaunes, pointe du doigt le « racisme et les contrôles au faciès des forces de l’ordre qui doivent être traités urgemment ».

Très critique sur les conséquences qu’aurait la loi « sécurité globale », elle ne l’est pas moins quant au projet de loi contre le séparatisme rebaptisé « projet de loi confortant les principes républicains ».

Elle exhorte les autorités françaises « à éviter de prendre des mesures qui résultent dans la stigmatisation de groupes entiers » et les invite à faire en sorte « que des groupes ne soient pas stigmatisés ou ne voient pas leurs droits de l’homme violés parce que certains individus ont fait des choses qu’il ne fallait pas faire ».

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