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Cellule PCF ''Plantive'' de Saint-Saulve

« La pognon de dingue du vaccin » : Actionnariat et dividendes...

10 Janvier 2021, 13:04pm

Publié par Cellule PCF de Saint-Saulve

Ces Messieurs « Retraites - Vaccins - Déconfinement - Reconfinement - Couvre -feu etc... »   Tous des lobbyistes accrédités par l'Etat pour la « ruée vers l'or ».  De 135 euros à régler pour les délinquants à plusieurs centaines de millions à empocher pour les copains !
Ces Messieurs « Retraites - Vaccins - Déconfinement - Reconfinement - Couvre -feu etc... »   Tous des lobbyistes accrédités par l'Etat pour la « ruée vers l'or ».  De 135 euros à régler pour les délinquants à plusieurs centaines de millions à empocher pour les copains !

Ces Messieurs « Retraites - Vaccins - Déconfinement - Reconfinement - Couvre -feu etc... » Tous des lobbyistes accrédités par l'Etat pour la « ruée vers l'or ». De 135 euros à régler pour les délinquants à plusieurs centaines de millions à empocher pour les copains !

Y a-t-il vraiment des différences entre Moderna et Big Pharma ? 

Par Thomas Lemahieu.           

 

Dans l’industrie pharmaceutique, sur fond d’externalisation générale, les start-up, comme Moderna au départ, se concentrent sur leurs brevets et ne promettent de gains qu’à moyen terme avec des prix forts sur leurs produits ou un cours de Bourse élevé…

Les explications de Matthieu Montalban, maître de conférences et chercheur au GREThA (université de Bordeaux).

Dans la « course aux vaccins » contre la Covid-19, les start-up des biotechnologies, comme BioNTech ou Moderna, se détachent. Quelles sont ces nouvelles entreprises sans usine dans l’industrie pharmaceutique 

MATTHIEU MONTALBAN 

« Ce n’est pas du tout nouveau, attention ! Les entreprises de biotechnologies existent depuis la fin des années 1970. Et depuis les premières, elles fonctionnent sur ce mode  » :

* Elles ont une technologie en développement, elles ont des espoirs d’en faire un produit et, comme elles ont peu de capitaux et que la phase de recherche et développement (R&D) dure très longtemps dans le cas d’un médicament, elles font appel à des capitaux-risqueurs.

Très souvent, ce sont des chercheurs du public qui font une découverte et qui choisissent de lancer leur entreprise privée. Ce modèle a été très développé aux États-Unis à la suite de diverses évolutions réglementaires à la fin des années 1970 et au début des années 1980 :

Le Bayh-Dole Act et les changements dans le régime de la propriété intellectuelle décidés par la Cour suprême, qui ont permis la brevetabilité du vivant, du génome ou de tout organisme biologique à partir du moment où il peut être manufacturé, mais aussi le Small Business Innovation Research (Sbir) Act, qui a accordé des aides fiscales aux petites entreprises.

Tout cela a créé l’environnement du « spin-off », cette forme d’entreprise issue d’un laboratoire public où l’on développe une recherche, avant de passer dans le privé avec des fonds apportés par des capitaux-risqueurs et/ou des grands groupes pharmaceutiques. Au bout d’un certain temps, la start-up fait une introduction en Bourse ou est rachetée.


 

Qui est Moncef Slaoui, l'ex-­dirigeant de Moderna

devenu Monsieur Vaccin de Trump ?

Scientifique reconnu, mais aussi ex-­dirigeant de Moderna, Moncef Slaoui, chargé de répartir la manne publique, a été mis en cause aux États-Unis.

Dans le secteur pharmaceutique et en particulier dans le domaine des biotechnologies, où tous les espoirs paraissent se concentrer désormais, la porosité est importante. De scientifique, chercheur ou ingénieur à homme d’affaires ou financier, il n’y a qu’à passer le tourniquet.

Le cas de la course aux vaccins contre le Covid-19 est assez édifiant à cet égard, et derrière les envolées humanistes, les percées scientifiques font, avant même d’avoir totalement réussi, la fortune de quelques-uns. Ce sont deux des plus hauts dirigeants de Moderna qui vendent au prix fort au printemps – le cours a doublé depuis lors – les stock-options qu’ils détiennent, empochant près de 30 millions d’euros au total.

C’est Stéphane Bancel, le vendeur en chef de la start-up, détenteur à titre personnel de 6 % de son capital, qui profite de ses interventions médiatiques en France non seulement pour vanter l’innovation largement publique que son entreprise tente d’industrialiser pour son plus grand profit, mais également pour demander une réforme des régulations européennes qui, sur le modèle des États-Unis, permettrait d’abonder le financement par les Sicav des start-up comme la sienne.

 

Un répartiteur de l’aide publique riche de 10 millions d’euros d’actions

Un autre personnage se détache dans ce paysage : Moncef Slaoui. Chercheur en immunologie et en biologie moléculaire, le Belgo-Marocain a été dans la direction du géant pharmaceutique GSK, avant de se recycler ensuite au conseil de direction de Moderna, tout en étant présent également au conseil d’administration de son sous-traitant suisse Lonza.

Parmi ses multiples autres casquettes, il était ces dernières années partenaire dans une société de capital-risque spécialisée dans les biotechnologies et immatriculée à la fois à Genève, Londres et Jersey.

C’est à cet homme, très bon connaisseur du milieu, que Donald Trump a, le 15 mai dernier, confié la direction de l’opération « Warp Speed » (« Vitesse de l’éclair »), destinée à distribuer les financements publics américains dans la course aux vaccins contre le Covid-19.

Une nomination très problématique aux yeux de la sénatrice démocrate de gauche Elizabeth Warren car Moncef Slaoui détenait à l’époque pour plus de 10 millions d’euros d’actions Moderna, alors que l’administration Trump avait déjà commencé à déverser les fonds publics sur la start-up. Au bout de quelques jours, l’homme a démissionné de ses mandats, promis de vendre ses titres et de verser sa juteuse plus-value à des fondations de lutte contre le cancer.

Mais le fumet du conflit d’intérêts n’a, bien sûr, pas pu être complètement dissipé… 

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