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Cellule PCF ''Plantive'' de Saint-Saulve

L'ARN messager, une technologie nouvelle… et partagée Des instructions génétiques visant à « apprendre » au système immunitaire à détruire les spicules, ces protéines à pointe entourant le coronavirus. Les deux premiers vaccins en circulations au Etats-Unis ou en Europe (Bio-Tech et Moderna) utilisent cette technologie imaginée au départ dans des laboratoires publics. Comme des tas d'autres « bi

11 Janvier 2021, 14:34pm

Publié par Cellule PCF de Saint-Saulve

Déjà le 3 mai 2020, le Dr William Haseltine, l’un des plus grands scientifiques américains, dénonçait les mensonges de Moderna, le labo financé par Bill Gates.Déjà le 3 mai 2020, le Dr William Haseltine, l’un des plus grands scientifiques américains, dénonçait les mensonges de Moderna, le labo financé par Bill Gates.
Déjà le 3 mai 2020, le Dr William Haseltine, l’un des plus grands scientifiques américains, dénonçait les mensonges de Moderna, le labo financé par Bill Gates.

Déjà le 3 mai 2020, le Dr William Haseltine, l’un des plus grands scientifiques américains, dénonçait les mensonges de Moderna, le labo financé par Bill Gates.

L'Humanité du 11 janvier 2021
Qu'est-ce que l’ARN messager ?

 

Les deux premiers vaccins en circulation aux États-Unis ou en Europe (BioNTech et Moderna) utilisent l'ARN messager, cette technologie imaginée au départ dans des laboratoires publics.

De quoi s'agit-il ?

Ce procédé, l’un des plus innovants dans la course au précieux sérum, permet d’injecter dans l’organisme des brins d’instructions génétiques, ou ARN messager. Cette molécule peut alors « souffler » à nos cellules ce qu’elles doivent fabriquer.

L’ARN messager du vaccin va s’insérer dans les cellules et en prendre le contrôle. Son but est de leur faire fabriquer un antigène propre au coronavirus appelé « spicule », qui lui permet de s’attacher aux cellules humaines pour les pénétrer.

En d’autres termes, il va faire fabriquer à nos cellules un élément du virus qu’il souhaite pourtant combattre. Le but : que cet antigène, inoffensif en lui-même, puisse être détecté par le système immunitaire pour que celui-ci développe des anti­corps afin de se défendre.

 

Très basse température

« Les vaccins ARN ont pour particularité intéressante de pouvoir être produits très facilement en très grande quantité », précise à l’AFP Daniel Floret, vice-­président de la commission technique des vaccinations à la Haute Autorité de santé. Le problème, c’est qu’ils doivent être conservés à très basse température. Les États devront donc mettre en place une logistique spécifique pour pouvoir les stocker.

Les deux premiers vaccins en circulation aux États-Unis ou en Europe (BioNTech et Moderna) utilisent cette technologie imaginée au départ dans des laboratoires publics. Comme des tas d’autres « biotechs », ils ont déposé des brevets pour protéger « leur » invention, et ils les protègent jalousement. 

 

L'ARN messager, une technologie nouvelle… et partagée

Des instructions génétiques visant à « apprendre » au système immunitaire à détruire les spicules, ces protéines à pointe entourant le coronavirus. Les deux premiers vaccins en circulations au Etats-Unis ou en Europe (Bio-Tech et Moderna) utilisent cette technologie imaginée au départ dans des laboratoires publics.

Comme des tas d'autres « bio-techs », ils ont déposé des brevets pour protéger « leur » invention et ils les protègent jalousement .

Moderna a toutefois perdu un litige sur l'un d'eux au mois d'août. Ce qui l'a incité à promettre, début octobre, de n'attaquer personne sur cette base.

Pour l'ONG américaine Public Citizen, la start up doit aller plus loin et mettre ses brevets à disposition de l'OMS

 

Fabrication du vaccin Moderna en France :

le contrat se fait attendre, les renforts aussi

 

L’usine Recipharm, en Indre-et-Loire, a été choisie par Moderna pour la formulation et le conditionnement de ses vaccins. Mais seule une lettre d’intention a été signée entre le sous-traitant et la start-up. Par ailleurs, la direction du site semble beaucoup compter sur l’investissement inconditionnel de ses travailleurs pour faire face au surcroît d'activité…

 

Monts, Indre-et-Loire. Dans la petite ville de la vallée ligérienne, le complexe pharmaceutique historique, investi par Recipharm depuis 2007, s’active. Le site a été choisi par Moderna pour mener les dernières étapes de la production des vaccins, avant que ceux-ci ne prennent la route vers les hôpitaux et les pharmacies.

Les salariés seront en charge de la formulation du vaccin à partir des ingrédients pharmaceutiques actifs produits par le groupe Lonza en Suisse, mais aussi du remplissage, du conditionnement et du contrôle de la qualité. 

« Notre spécialité, c’est le remplissage aseptique, on peut remplir des flacons stériles sans chaleur, que le vaccin ne supporte pas. C’est un savoir-faire qui n’est pas en surcapacité aujourd’hui, c’est pour ça qu’on fait appel à nous », se félicite Jean-François Hilaire, vice-président exécutif de la firme suédoise, dont l’usine de Monts est l’un des quatre sites français.

Pour les 250 employés que compte le site, la fabrication d’un vaccin est une grande première.

Spécialisé dans la production d’anesthésiques locaux, notamment, Recipharm a entrepris d’investir 2 millions d’euros dans son usine pour accueillir la précieuse potion. « Congélateurs, réacteurs, conteneurs… », liste le patron : de quoi répondre aux exigences techniques de composants qui doivent être manipulés à - 70 degrés, et d’un produit final qui supporte mal les températures positives.

 

Incertitude sur les chaînes de production

« On est ravis de la confiance de Moderna », se réjouit Serge Aumont, délégué syndical FO Recipharm à Monts. Une confiance qu’Agnès Pannier-Runacher vante aussi. Dans un communiqué, la ministre déléguée à l’Industrie s’est félicitée de la participation de la France à l’épopée Moderna. 

« Notre industrie pharmaceutique française est intégrée à la production des vaccins contre le Covid-19 », salue-t-elle. Jusque-là, seuls les Espagnols de Rovi devaient se charger de leur conditionnement. Et Bercy d’ajouter au passage : « 

«  L’État discute actuellement avec Recipharm pour accompagner son développement et augmenter ses capacités de mise à disposition de doses de vaccins. »

Pourtant, au-delà des applaudissements, c’est l’incertitude qui prime sur les chaînes de production. Et pour cause : seule une lettre d’intention a été signée entre le sous-traitant et Moderna ; le contrat définitif, lui, se fait attendre.

Plongés dans le flou ambiant, les salariés n’ont encore aucune idée des quantités qu’ils devront produire et doivent se contenter de minces indices laissés par leur direction. Une chose est sûre toutefois : face à l’urgence sanitaire, la production devrait commencer d’ici une dizaine de jours et les travailleurs seront invités à mettre la main à la pâte.

Au détriment de leurs droits sociaux.

 « La direction est en train de casser tous les accords d’entreprise », déplore Serge Aumont. La direction a en effet décidé d’augmenter les capacités et les cadences de production des quatre lignes de l’usine par l’embauche d’une soixantaine d’intérimaires qui arrivent au compte-gouttes. Et surtout par l’investissement inconditionnel de ses travailleurs. « Nous allons passer en trois-huit, pour produire en continu. Pour l’instant, il s’agit d’un appel aux volontaires, mais on craint que les patrons en viennent au chantage quand il faudra négocier un accord », s’inquiète le syndicaliste. Et d’ajouter : « Nous voulons tous réussir ce défi, mais ça ne se fera pas sans heurts. »

                                                                                                                     Marie Toulgoat

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