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Cellule PCF ''Plantive'' de Saint-Saulve

PRÉCARITÉ-PAUVRETÉ

2 Avril 2021, 11:45am

Publié par Cellule PCF de Saint-Saulve

Ce n'est pas la loi Macron sur le chômage et la réduction des pensions de retraite qui va réduire les files d'attentes aux Restos du Cœur, Secours Populaire- Catholique ; sans compter les menaces d'Etat qui pèsent sur ATD Quart Monde!  Ce n'est pas la loi Macron sur le chômage et la réduction des pensions de retraite qui va réduire les files d'attentes aux Restos du Cœur, Secours Populaire- Catholique ; sans compter les menaces d'Etat qui pèsent sur ATD Quart Monde!
Ce n'est pas la loi Macron sur le chômage et la réduction des pensions de retraite qui va réduire les files d'attentes aux Restos du Cœur, Secours Populaire- Catholique ; sans compter les menaces d'Etat qui pèsent sur ATD Quart Monde!
Ce n'est pas la loi Macron sur le chômage et la réduction des pensions de retraite qui va réduire les files d'attentes aux Restos du Cœur, Secours Populaire- Catholique ; sans compter les menaces d'Etat qui pèsent sur ATD Quart Monde!  Ce n'est pas la loi Macron sur le chômage et la réduction des pensions de retraite qui va réduire les files d'attentes aux Restos du Cœur, Secours Populaire- Catholique ; sans compter les menaces d'Etat qui pèsent sur ATD Quart Monde!

Ce n'est pas la loi Macron sur le chômage et la réduction des pensions de retraite qui va réduire les files d'attentes aux Restos du Cœur, Secours Populaire- Catholique ; sans compter les menaces d'Etat qui pèsent sur ATD Quart Monde!

RETRAITÉS ET JEUNES DANS LA MÊME GALÈRE

 

Les syndicats de retraités réclament une hausse des pensions et de leur pouvoir d’achat. Ils l’ont dit ce jeudi 31 mars lors d’une journée nationale d’action. Mais leur discours va beaucoup plus loin. À Lille, ils ont organisé un rassemblement place de la République avant d’être reçus en préfecture.

La délégation reçue en préfecture a insisté sur la revalorisation des retraites, la prise en compte de l’autonomie dans le cadre de la solidarité au sein de la Sécurité sociale, le développement de la vaccination et la levée des brevets pour faire des vaccins un bien public mondial, des moyens financiers, matériels et humains pour les hôpitaux.

Sur la place de la République, on pouvait distinguer les drapeaux de la CGT, de la FSU, de Solidaires, de FO et de la FGR (retraités de la fonction publique). La CFTC et la CFE-CGC avaient également appelé à manifester. Dans un tract commun, l’intersyndicale dénonce « ceux qui attisent les oppositions entre les générations. Les conquêtes sociales (Sécurité sociale, Code du travail, école laïque, services publics, EDF, SNCF, etc.) arrachées par de durs combats à la société du profit ont permis, pendant des dizaines d’années, la solidarité intergénérationnelle ».

Les organisations syndicales soulignent par ailleurs que, plus encore aujourd’hui, depuis le début de la pandémie, « le gouvernement et ses relais médiatiques opposent les retraités à la jeunesse. Les premiers seraient des nantis, ils mettraient en péril l’avenir des jeunes ! » C’est d’autant plus inacceptable que les réformes successives sont responsables de l’appauvrissement à la fois des retraités, des salariés et des jeunes.

Ces réformes brisent une à une les conquêtes sociales intergénérationnelles et privatisent sur ordre de l’U .E sous l’égide du patronat et du CAC 40. Ainsi, le code du travail est-il remis en cause et tend à généraliser « l’ubérisation » chez les jeunes. À cela s’ajoutent les attaques contre la Sécurité sociale (exonérations des cotisations patronales, CSG, CRDS…), le recul de l’âge de la retraite et la mise en chantier d’un système de retraite dit « universel ». Sans oublier la remise en cause des diplômes nationaux, etc.

Ce mercredi 31 mars, les retraités manifestaient partout en France pour une revalorisation des retraites, comme ici à Lille.

 
Dures réalités

Concernant les retraités, jamais, depuis des décennies, une catégorie aussi substantielle de la société française n’avait fait l’objet d’une telle attaque frontale. Plus d’un million des 17 millions de retraités sont des retraités pauvres. L’immense majorité des autres voient, chaque année, leur situation se détériorer. 62 % des retraités considèrent qu’ils sont juste à niveau, près de 10 % sont pauvres, 36 % ont du mal à assurer tous leurs soins et parmi eux, 1,2 million sont en perte d’autonomie…

C’est également parmi eux que l’on déplore 50 % des décès dus à la Covid-19 chez les plus de 65 ans par refus d’hospitalisation, faute de lits dont le gouvernement Macron poursuit la fermeture ! « S’agissant des jeunes, une enquête réalisée sur la période du premier confinement par l’OVE, l’Observatoire de la vie étudiante, intitulée « La vie d’étudiant confiné » nous permet de dresser un premier bilan de l’état de la situation estudiantine. »

Pensées suicidaires

La crise sanitaire a eu d’importants effets sur les jeunes, avec en premier lieu un coup d’arrêt brutal porté à leurs activités rémunérées. Durant une année universitaire classique, près de 46 % des étudiantes et étudiants déclarent avoir un emploi, or avec la crise de la Covid, pas moins de 58 % ont perdu leurs jobs. À cela s’ajoute le retour chez leurs parents pour 44 % d’entre eux, un retour bien souvent source de conflits.

L’isolement, le passage des cours en distanciel, les difficultés à payer le loyer ou le retour parfois difficile chez les parents sont autant de facteurs qui ont miné le moral des jeunes. En décembre dernier, un rapport parlementaire présenté par Marie-Georges Buffet montrait qu’un étudiant sur dix avait des pensées suicidaires. L’actualité récente avec les tentatives et les suicides en janvier de plusieurs étudiants à Lyon et à Paris, ont fait éclater une réalité qui n’est plus tenable. Parmi ceux-ci, les ressortissants étrangers sont les grands perdants de la crise. En effet, selon l’OVE, 47 % déclarent avoir eu des difficultés financières plus importantes qu’en temps normal.

L’éloignement de leurs familles et leurs conditions de vie plus précaires font d’eux les grand·e·s oublié·e·s de la Covid. Toutefois que l’on ne s’y méprenne pas, la situation actuelle de la jeunesse n’est pas le seul produit du coronavirus. La précarité était déjà récurrente chez les étudiantes et étudiants, entre l’augmentation des frais d’inscription pour les étrangers, le refus d’élargissement du RSA aux moins de 25 ans, l’augmentation du coût de la vie et le gel des bourses d’études.

Le combat est nécessaire

Les politiques menées par les gouvernements successifs, encore amplifiées par le gouvernement Macron, n’ont eu de cesse de s’attaquer au service public de l’éducation et de l’enseignement supérieur et de la recherche, comme vient de nous le rappeler la récente loi de Programmation de la recherche (LPR). Pour l’intersyndicale, « toutes les générations, étudiants, jeunes salariés, salariés, chômeurs, retraités subissent cette situation ». Et de conclure sur la nécessité de se battre.

* Combattre pour défense et la sauvegarde de la plus belle conquête sociale : la Sécurité sociale, notre bien commun à tous, jeunes et retraités,

* Combattre contre les multiples « réformes » qui se sont attaquées aux retraites depuis 1993

* Combattre pour abonder le recrutement de personnels soignants dans les Ehpad et à l’hôpital, en luttant pour la prise en charge à 100 % de la perte d’autonomie par la Sécu,

* Combattre pour défendre un système public d’éducation qui donne à tous les mêmes chances, en combattant pour l’ouverture des universités et assurer des conditions de vie dignes à ceux qui par leur travail créent les richesses du pays.

* Nous poursuivons le combat mené par nos aînés, dans le cadre de la solidarité intergénérationnelle et nous le poursuivrons pour préserver les droits collectifs et reconquérir ceux qui ont été détruits ! »

 

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