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Cellule PCF ''Plantive'' de Saint-Saulve

Quand Macron énonce une vérité sur l'Europe !

2 Août 2021, 16:45pm

Publié par Cellule PCF de Saint-Saulve

Quand il s’agit d’effectuer des opérations en vue de protéger l’Europe, rares sont les pays qui contribuent. On ne peut pas dire que l’esprit européen règne lorsqu’il faut équiper nos forces armées en matériel, avions etc. De quoi la cour de justice Européenne se mêle-t-elle aujourd’hui ? Quand il s’agit d’effectuer des opérations en vue de protéger l’Europe, rares sont les pays qui contribuent. On ne peut pas dire que l’esprit européen règne lorsqu’il faut équiper nos forces armées en matériel, avions etc. De quoi la cour de justice Européenne se mêle-t-elle aujourd’hui ?

Quand il s’agit d’effectuer des opérations en vue de protéger l’Europe, rares sont les pays qui contribuent. On ne peut pas dire que l’esprit européen règne lorsqu’il faut équiper nos forces armées en matériel, avions etc. De quoi la cour de justice Européenne se mêle-t-elle aujourd’hui ?

Une décision de l’UE de mi-juillet 2021; sur le temps de travail des militaires

Un arrêt de la Cour de justice de l’Union européenne pourrait faire figure de révolution pour l’organisation de l’armée française (et celle des autres pays de l’Union). Cette révolution est inquiétante car elle aurait pour conséquence de compliquer l’organisation des armées et pèserait sur leur budget. En effet, l’arrêt de la C.J.U.E déclare que les activités de garde d’un militaire peuvent dans certains cas être considérées comme soumis à la directive européenne sur le temps de travail.

Les activités de garde relatives à l’administration, l’entretien, la réparation, la santé, ou au maintien de l’ordre devraient donc être soumises à cette directive européenne. Ainsi, nombre de métiers d’appoints ou même centraux (comme la gendarmerie) au sein de l’armée française seront concernés. Pour l’instant la décision de la CJUE n’est pas applicable en France, une loi française doit d’abord l’entériner. Le gouvernement français se doit de tout faire pour limiter sa portée, car c’est la fonction même de son armée définie par le code de la défense affirmant que les militaires doivent pouvoir « être appelés à servir en tout temps et en tout lieu » qui est menacée.

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« Je suis un ardent européen, mais je crois à la voie européenne lorsque je la comprends et que je pense qu'elle est bonne pour le destin national ». a déclaré le chef de l’État, le 13 juillet dernier, ajoutant que, dans le cas contraire , « nous tiendrons bon jusqu'au bout » !

Voilà qui sonne juste ! L'Hôte de l'Elysée serait-il touché par la grâce ? Pas vraiment, car sa réaction ne concerne qu'un cas très spécifique : le statut des forces armées française.

 

Le président de la République énonça cette vérité à propos d'un arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne ( sise au Luxembourg ), ordonnant à tous les États membres d'appliquer à leurs soldats - hormis ceux e opération – le même droit du travail ( et notamment le même temps de travail ) qu'aux salariés normaux, tandis que l'exécutif français estime que nos militaires doivent être « disponibles en tout temps et tous lieux » Nous ne nous étendrons pas ici sur ce cas d'espèce.

En revanche, la position de principe affirmée à cette occasion par cet « ardent Européen », pour une fois mécontent de l'Europe, nous intéresse et mérite que l'on s'y arrête.

 

Elle éclaire bien, en effet – involontairement - les raisons profondes de la crise de confiance massive entre nos concitoyens et les institutions de l'Union européenne.

Tout comme Emmanuel Macron s'insurge contre la relise en cause du statut de nos forces armées parce qu'il ne « comprend » pas une telle décision, nombre de Françaises et de Français se révoltent contre des directives ou des traités européens dont ils « ne comprennent pas » qu'ils leur imposent un dumping social et fiscal, la privatisation des services publics ou leurs fermetures, des délocalisations d'activités ou la libre circulation des capitaux au détriment des besoins humains et des impératifs écologiques.

 

Comme le président s'agissant d'une ingérence illégitime de l'UE dans les règles de fonctionnement de nos armées, une majorité de nos concitoyennes et concitoyens ne considère pas que « l’économie de marché ouverte où la concurrence est libre » ou la limitation arbitraire des déficits publics à 3 % des ressources nationales soient « bonnes pour le destin national ».

Comme le chef de l’État dans le cas précis de règles imposées par une institution européenne aux militaires français, de plus en plus de nos compatriotes sont prêts à « tenir bon jusqu'au bout », mais pour en finir avec de multiples contraintes dictées par Bruxelles, Francfort ou Luxembourg, au nom de choix politiques néolibéraux auxquels la majorité de Françaises et de Français ne souscrit pas.

 

Ajoutons que, parmi eux, beaucoup se sentent « européens ».

Non à la manière -néolibérale et occidentaliste – d'Emmanuel Macron, mais au nom de l’impératif de coopération et de solidarité, dans chaque région du monde comme sur le plan mondial.

Le « différent » entre Emmanuel Macron et la Cour européenne - qu'il faudra suivre de près durant les prochains mois - nous donne l'occasion de remettre un peu de clarté dans le débat sur les enjeux européens.

 

On peu se sentir « européen » et combattre des décisions de l'UE !

Mieux : agir pour des ruptures radicales dans les politiques et le fonctionnement de « l'Europe réellement existante » est une composante virale du combat démocratique sur notre continent.

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