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Cellule PCF ''Plantive'' de Saint-Saulve

LE LOUP EST SORTI DU B OIS

2 Novembre 2021, 11:54am

Publié par Cellule PCF de Saint-Saulve

Eric Zemmour affirme que Marine Le Pen lui a proposé la troisième place sur sa liste aux européennes (qu'il a déclinée). Retour, à la loupe, sur trois contre-vérités d'Eric Zemmour, battues en brèche par les travaux des historiens.  

Eric Zemmour, faussaire de l'histoire ? Depuis Le Suicide français (en 2014) jusque chez Alain Finkielkraut (le 17 novembre sur France Culture dans Républiques) le polémiste Eric Zemmour raconte une version de Vichy et du rôle de Pétain qui est démentie par toute la recherche en histoire depuis plus de cinquante ans. Il spécule sur un contestable récit révisionniste de Vichy entamé il y a déjà plusieurs années, auquel l'historien Laurent Joly répondait justement pied à pied en publiant, en septembre 2018, « L’État contre les juifs » (chez Grasset).
Eric Zemmour, faussaire de l'histoire ? Depuis Le Suicide français (en 2014) jusque chez Alain Finkielkraut (le 17 novembre sur France Culture dans Républiques) le polémiste Eric Zemmour raconte une version de Vichy et du rôle de Pétain qui est démentie par toute la recherche en histoire depuis plus de cinquante ans. Il spécule sur un contestable récit révisionniste de Vichy entamé il y a déjà plusieurs années, auquel l'historien Laurent Joly répondait justement pied à pied en publiant, en septembre 2018, « L’État contre les juifs » (chez Grasset).Eric Zemmour, faussaire de l'histoire ? Depuis Le Suicide français (en 2014) jusque chez Alain Finkielkraut (le 17 novembre sur France Culture dans Républiques) le polémiste Eric Zemmour raconte une version de Vichy et du rôle de Pétain qui est démentie par toute la recherche en histoire depuis plus de cinquante ans. Il spécule sur un contestable récit révisionniste de Vichy entamé il y a déjà plusieurs années, auquel l'historien Laurent Joly répondait justement pied à pied en publiant, en septembre 2018, « L’État contre les juifs » (chez Grasset).

Eric Zemmour, faussaire de l'histoire ? Depuis Le Suicide français (en 2014) jusque chez Alain Finkielkraut (le 17 novembre sur France Culture dans Républiques) le polémiste Eric Zemmour raconte une version de Vichy et du rôle de Pétain qui est démentie par toute la recherche en histoire depuis plus de cinquante ans. Il spécule sur un contestable récit révisionniste de Vichy entamé il y a déjà plusieurs années, auquel l'historien Laurent Joly répondait justement pied à pied en publiant, en septembre 2018, « L’État contre les juifs » (chez Grasset).

 

« Quand j’entends le mot culture, je sors mon revolver » répétait, goguenard, Hermann Goering, haut responsable nazi, empruntant cette réplique à l’écrivain Hanns Johst. Une fois au pouvoir, en 1934, le rire s’effaça et le revolver parla.

Lors d’une visite au Milipol, salon sur la sûreté et la sécurité intérieure des États, à Villepinte, où l’on vante les mille et un moyens d’asphyxier ou de paralyser un manifestant avec des gaz lacrymogène ou paralysant dernier cri, Éric Zemmour s’empara d’une arme. Il la pointa vers les journalistes en s’esclaffant : « Alors hein ! Là on ne rigole plus ! »

Plus tôt, lors d’un meeting à Béziers chez son ami Robert Ménard, il annonça devant un parterre d’exaltés, cette fois sans rire ni sourire : « Quand on a le pouvoir, il faut l’imposer ! », précisant « aujourd’hui, nous avons des contre-pouvoirs qui sont devenus le pouvoir, c’est-à-dire la justice, les médias, les minorités. Nous devons enlever le pouvoir à ces contre-pouvoirs ». Et pour être certain d’être bien entendu de tous, il insista « un ordre est à restaurer » dans la société française.

Devant les agissements et les saillies nauséeuses de Zemmour, la droite est restée paralysée et silencieuse, craignant de voir filer un peu plus son électorat le plus réactionnaire vers lui. De leur côté, nombre d’observateurs de l’actualité et d’acteurs politiques n’ont voulu y voir qu’une facétieuse provocation quand il est probablement en train de les tester.

Une voix s’est immédiatement élevée, celle de Marlène Schiappa, ministre chargée de la Citoyenneté : « Viser des journalistes avec une arme en leur disant 'reculez !’ n’est pas drôle. C’est horrifiant. » Ces propos à peine énoncés, elle fut submergée par un tsunami d’insultes et de menaces issues des soutiens de Zemmour.

Lui, désormais connu pour sa misogynie, la qualifia « d’imbécile » tout en insistant : « Quand on m’attaque, je cogne trois fois plus fort. Qu’ils en soient tous avertis. »

Cette fois le loup est sorti du bois. Avec Zemmour et consorts aux commandes de la nation, il est à craindre que nos libertés démocratiques ne soient anéanties, et pas seulement celles qui touchent à la presse. Car figurent aussi dans le collimateur du trublion d’extrême droite, les syndicats qui, pour lui, « sont morts » et qu’il ambitionne d’enterrer comme on se souvient que le fit Pétain en d’autres temps.

Ce même Pétain qui déclara que si la France avait perdu la bataille en 1940 c’est parce que « les officiers avaient été éduqués par des instituteurs socialistes ». Comme lui, Zemmour voit dans le pseudo déclin de la France la main des enseignants, « ces “pédagogistes” de l’Éducation nationale qui ont cassé nos écoles et nos élèves ».

Oui, nous sommes prévenus, « le ventre est encore fécond d’où a surgi la bête immonde ». 

                                                                                          par André Ciccodicola

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