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Cellule PCF ''Plantive'' de Saint-Saulve

Après Trump à la Tour Eiffel - Macron reçoit le dictateur égyptien al-Sissi et lui vend les Rafale. La réception à Paris de Jair Bolsonaro est-elle pour le prochain quinquennat ?

25 Novembre 2021, 17:33pm

Publié par Cellule PCF de Saint-Saulve

Quand l'Elysée est aux mains des grands financiers, ces derniers ne se préoccupent pas des risque! Le pognon de dingue d'abord !
Quand l'Elysée est aux mains des grands financiers, ces derniers ne se préoccupent pas des risque! Le pognon de dingue d'abord !

Quand l'Elysée est aux mains des grands financiers, ces derniers ne se préoccupent pas des risque! Le pognon de dingue d'abord !

En Égypte, la moindre parole, le moindre commentaire posté sur les réseaux sociaux peuvent conduire en prison. Pour avoir fourni au régime du maréchal al-Sissi des outils lui permettant d’espionner sa propre population, Paris porte sa part de responsabilité. Des accords aux effets dévastateurs.

Emmanuel Macron a décidément du mal avec ses options diplomatiques et stratégiques africaines. Avant l’échec spectaculaire de sa politique de « réconciliation » avec l’Algérie, il avait déjà, au Sahel, chaussé « porté l'uniforme » de François Hollande, sans examiner en détail le bilan de son prédécesseur. Et sans écouter ceux qui lui faisaient observer que l’intervention militaire ne pouvait être la seule réponse à la poussée djihadiste dans la région.

Pour quelques Rafale de plus, Paris couvre la dictature égyptienne

En juillet 2015, sous le quinquennat F. Hollande, l’Égypte a conclu avec la France un accord de coopération qui lui permettait de disposer d’un avion espion français et de son équipage pour lutter contre le « terrorisme. » En réalité, cette aide a été utilisée par la dictature pour liquider des réseaux de contrebandiers. C’est-à-dire pour tuer de nombreux civils.

*  Les 7 et 8 décembre 2020, Emmanuel Macron déroulait le tapis rouge au dictateur  al-Sissi. Accueil fastueux aux Invalides, dîner à l’Elysée, remise de la grand-croix de la Légion d’honneur…tout en tenant à l'écart la presse française. Il vient de compléter la première acquisition de 24 Rafale, signée en 2015, par un nouveau contrat portant ainsi la vente à l’Égypte de 30 avions de chasse français « Rafale » supplémentaires.

Pas de communiqué de presse ni de cérémonie officielle de signatures. A la demande du président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi, le méga-contrat d’armement signé entre Paris et Le Caire, le 26 avril dernier, devait rester secret.

L'accord concernerait trois contrats. Le premier portant sur l’achat de trente avions de chasse Rafale à Dassault pour un montant de 3,75 milliards d’euros. Les deux autres représentent un marché à 200 millions d’euros au profit du missilier MBDA et de l’équipementier Safran Electronics & Défense. Montant total de l’opération : 3,95 milliards d’euros.

Contrat portant ainsi à 54 le nombre de Rafale mis à disposition de l’armée de l’Air Égyptienne ; « la seconde au monde, après l’armée de l’Air et de l’Espace Française, à opérer une telle flotte de Rafale, précise le groupe français. La vente a été confirmée le 15 novembre 2021 par l'avionneur Dassault»

Cette vente à l'Égypte de 30 avions de chasse français Rafale est entré en vigueur. Les organisations de défense des droits de l'homme s'inquiètent de l'intensification des ventes d'armes à ce pays.  

 

Les exemples de la dictature de al-Sissi ne manquent pas

Selon les estimations d’Amnesty International, soixante mille avocats, artistes, militants, blogueurs peuplent les geôles égyptiennes su dictateur al-Sissi en raison de leurs opinions politiques, de leur engagement citoyen ou de leur orientation sexuelle.

* Tout ça pour un drapeau.

Depuis trois ans et demi, Ahmed Alaa, un jeune Égyptien de 26 ans, traits juvéniles et couronne tatouée dans le cou, vit en exil au Canada. Sa vie a basculé le 22 septembre 2017 au Caire : lors d’un concert de Mashrou’Leila, un groupe de rock alternatif libanais et engagé dont le chanteur est ouvertement gay, il brandit une bannière LGBT arc-en-ciel.

Postée sur Facebook, la photo devient virale et fait l’ouverture des talk-shows télévisés, où il apprend qu’il est recherché par la police. Après une semaine de cavale, des officiers en civil l’arrêtent dans un taxi, le jour de son anniversaire. « Ils ont surveillé mon téléphone, mes réseaux sociaux, impossible de leur échapper »,  explique l’étudiant désemparé. Incarcéré à l’isolement et sans jugement pendant quatre mois, il est accusé par un procureur d’appartenir à « un groupe interdit », mais finit par recouvrer la liberté.

« Ils n’avaient aucune raison de m’arrêter, et aucune raison de me libérer », euphémise-t-il encore. À Toronto, il est accueilli par son amie Sarah Hegazi, arrêtée six heures après lui pour le même motif. Brisée par sa détention arbitraire, marquée par la torture à l’électricité, elle mettra fin à ses jours à l'été 2020.

La diplomatie française l'avait formulé elle-même dans un mémo confidentiel daté d’avril 2018 …

l’Égypte n’hésite plus à « criminaliser toute prise de parole non conforme au discours officiel ». Pourtant, la France macroniste l’aide à surveiller et à emprisonner sa population.


* Le 14 septembre 2021 l’Égypte d'al-Sissi a entamé le procès du chercheur

Patrick George Zaki

Le procès de Patrick George Zaki, chercheur et défenseur des droits humains détenu depuis le début de l’année dernière, a commencé en Égypte.

Le jeune homme de 30 ans, qui était en congé de l’Initiative égyptienne pour les droits de la personne (EIPR) pour poursuivre des études en Italie au moment de son arrestation en février 2020, a comparu devant une cour spéciale de sûreté de l’État d’urgence dans la ville de Delta du Nil. Mansourah le mardi 14 septembre dernier.

Détenu en détention provisoire pendant 19 mois, Zaki a été inculpé de « diffusion de fausses nouvelles à l’intérieur et à l’extérieur du pays », passible d’une peine maximale de cinq ans de prison.

Dans l’acte d’accusation, le parquet suprême égyptien pour la sécurité de l’État (SSSP) a cité comme motif d’arrestation un article, écrit par le chercheur il y a deux ans, dans lequel il racontait personnellement ses épreuves en tant que copte en Égypte. ( une partie des coptes a accepté la doctrine du pape et a formé l’Église copte catholique.)

« C’est vraiment désagréable de penser que quelqu’un pourrait aller en prison jusqu’à cinq ans pour avoir écrit un article », a déclaré à Al Jazeera Hussein Baoumi, chercheur sur l’Égypte et la Libye à Amnesty International.                                                Le Parlement européen a pourtant adopté en décembre une résolution exhortant les États membres à envisager d’imposer des restrictions ciblées contre l’Égypte, en réponse à sa « répression continue et croissante des droits fondamentaux et, entre autres, de la persécution des défenseurs des droits humains ».

La résolution semblait également réprimander les États de l’Union européenne ( dont la France macronienne prendra la présidence en janvier 2022 ) pour ne pas avoir accordé la priorité aux droits de l’homme sur les intérêts économiques, exhortant les membres du bloc à suspendre toutes les exportations d’équipements militaires.                                                                                          L’Égypte a rejeté ces allégations, accusant le Parlement européen de poursuivre « des objectifs politisés et une politique déséquilibrée ».

Et pourtant, alors qu'il représentera la France à la présidence de l'Union européenne dès janvier 2022, Macron , tout comme pour les affaires française ou dans les Dom-Tom, il reste sourd à « toutes suggestions »


 

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