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Cellule PCF ''Plantive'' de Saint-Saulve

GENERAL ELECTRIC AIME LE FRIC

9 Juin 2022, 16:44pm

Publié par Cellule PCF de Saint-Saulve

LE MACRONISME : OU LES LIQUIDEURS DE L4INDUSTRIE EN FRANCE ...
LE MACRONISME : OU LES LIQUIDEURS DE L4INDUSTRIE EN FRANCE ...

LE MACRONISME : OU LES LIQUIDEURS DE L4INDUSTRIE EN FRANCE ...

C’est au site d’information indépendant Disclose que nous devons cette « découverte ». Ce groupe américain avait racheté en 2015 l’usine de turbines de Belfort appartenant à la branche énergie d’Alstom, et on peut dire effectivement que pour General Electric, le fric ça turbine.

Cette opération avait été qualifiée par de nombreux observateurs de « scandale d’État », en effet, celle-ci revenait à confier à un groupe étranger la maintenance des turbines des 58 réacteurs nucléaires français.

D’ailleurs, cette vente, combattue dans un premier temps par Arnaud Montebourg, fut validée en novembre 2014 par Emmanuel Macron devenu ministre de l’Économie. Quand on vous dit qu’il s’occupe de tout, celui-là !

General Electric a donc fait reparler de lui la semaine dernière à la suite des récentes révélations du site internet précité. La multinationale américaine a mis en place un montage financier opaque entre son antenne française et les filiales domiciliées en Suisse et dans l’État américain du Delaware, ça rappelle un peu McKinsey, non ?

L’objectif, évidemment, était d’échapper au fisc français en dissimulant des bénéfices liés à la vente des turbines à gaz produites à Belfort. Ce sont ainsi 800 millions d’euros qui ont disparu des caisses, soit un manque à gagner fiscal pour les comptes publics oscillant entre 150 et 300 millions d’euros.

Ce tour de passe-passe comptable s’explique par le transfert des responsabilités commerciales de l’usine de Belfort vers une société créée pour l’occasion à Baden en Suisse.

Dès lors, l’usine de Belfort cesse d’être un « fabricant » pour devenir une « unité de fabrication » pilotée par la société suisse. Dans ce cadre, ce sont 97 % des profits du site qui se sont envolés vers la Suisse.

General Electric s’appuie aussi sur une autre filiale implantée au Delaware, la société américaine aurait perçu près de 81 millions d’euros de la part de la filiale française pour l’utilisation de la marque, du logo et des slogans publicitaires, et le tour est joué.

General Electric produit des turbines et aussi les « tuyaux » virtuels pour transférer sa richesse et payer moins d’impôt.

                                                                 PAR Eric BOCQUET - Sénateur PCF du Nord 

                                                       **********

                         Non, Emmanuel Macron n’était pas « collaborateur »

quand General Electric a racheté la filière énergie d’Alstom

 

Le 10 février 2022, le Président de la République, Emmanuel Macron, était à Belfort pour annoncer la prolongation de la durée de vie des centrales nucléaires existantes, et la construction d’au moins six EPR 2. Lors de son déplacement, il fut interpellé par un employé sur le rachat, en 2014, de la filière énergie d’Alstom par le conglomérat américain General Electric. Emmanuel Macron lui répondit : «Je j'ai vécu à l'époque, j'étais collaborateur quand ça s’est fait » .

Une internaute nous a demandé de vérifier cette affirmation.
 

* Le rachat des activités « Énergie » d’Alstom par General Electric a été validé le 5 novembre 2014 par le ministre de l’Economie de l’époque :  .Emmanuel Macron

Chronologie (simplifiée) des faits

Le 29 avril 2014, RTL révèle que le conseil d’administration d’Alstom a accepté mardi 29 avril l’offre de Général Electric pour ses activités énergie. A cette date, le ministre de l’Economie était Arnaud Montebourg.

Emmanuel Macron était alors secrétaire général adjoint du cabinet de François Hollande.

Le 30 avril 2014, Clara Gaymard, la présidente de General Electric France, (l'épouse D'Hervé Gaymard, ancien ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie sous Raffarin III et l'affaire du logement de fonction) explique (au micro de RTL) être en négociation exclusive avec Alstom pour 4 semaines. Elle explique également que General Electric a amélioré son offre de rachat suite aux préoccupations du gouvernement de l’époque.

Le 5 mai 2014, Arnaud Montebourg, alors ministre de l’Economie, rejette l’offre de GE comme le rapporte « Le Parisien »

Le 15 mai, le gouvernement publie le décret n°2014-479 baptisé « décret Alstom » relatif aux investissements étrangers soumis à autorisation préalable. (JORF n°0112 du 15 mai 2014).

Le 28 mai, GE s’engage auprès du gouvernement à créer 1 000 emplois en France d’ici fin 2018 comme le relate « Ouest France ».

Le 26 août 2014, François Hollande nomme Emmanuel Macron ministre de l’Economie à la place d’Arnaud Montebourg.

Le 5 novembre 2014, Emmanuel Macron accorde son autorisation à General Electric (GE) pour la réalisation de son projet d’investissement en France avec Alstom et la constitution d’une alliance industrielle entre les deux groupes dans le secteur de l’énergie. (communiqué de presse du ministère de l'Economie) .

Enfin, en juin 2018, General Electric annonce qu’il ne tiendra

finalement pas sa promesse de créer 1000 emplois en France.

* Fact-Check

Affirmation : « J’étais collaborateur quand General Electric a racheté la filière énergie d’Alstom. »

Verdict : Faux. Emmanuel Macron a supervisé les négociations comme secrétaire général adjoint de l’Elysée, mais a officiellement validé le rachat comme ministre de l’Economie.

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