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Cellule PCF ''Plantive'' de Saint-Saulve

Emmanuel Macron joue la montre, mais il n'est plus le « maître des horloges »

3 Juillet 2022, 21:43pm

Publié par Cellule PCF de Saint-Saulve

Ah : s'il avait joué « Front Républicain » aux législatives, comme la gauche l'avait fait à la présidentielle ; le palais Bourbon ne compterait pas 89 extrémistes de droite sur ses bancs !

Ah : s'il avait joué « Front Républicain » aux législatives, comme la gauche l'avait fait à la présidentielle ; le palais Bourbon ne compterait pas 89 extrémistes de droite sur ses bancs !

Pas de campagne de la macronie aux législatives, ou si peu,

leurs candidats battus du premier tour ont préféré dénigrer le

rassemblement des gauches pour laisser passer le RN !

RÉSULTAT...

                                              **********

Coups de pression, enfumages, intrigues florentines, Emmanuel Macron multiplie les tactiques mais peine à trouver une solution. Privé de majorité absolue, le président fait mine de s’accommoder d'une situation complexe pour lui et son camp. Il a beau dire qu'il se pliera au modèle de ses voisins européens qui nouent des pactes législatifs en fonction des rapports de forces issus des urnes, encore faut-il qu'il accepte de faire des concessions. Ce qu'il refuse.

Il est pourtant au pied du mur et les alternatives ne sont pas pléthore : gouverner à gauche, à droite, voire à l'extrême droite. C'est le dilemme auquel il est confronté.

En intimant l'ordre aux différentes formations politiques de gérer le blocage institutionnel qu'il a lui-même créé en mettant des réformes impopulaires sanctionnées dans les urnes, Emmanuel Macron cherche à botter en touche.

L'Assemblée nationale n'est pas un conclave de godillots. Il ne peut sommer les députés de trouver des « compromis »avec pour seul cadre son programme.

Emmanuel Macron sait qu'il a été élu par défaut. Des millions d'électeurs ont utilisé le bulletin de vote à son nom pour faire barrage à l'extrême droite . Cela n'a rien à voir avec un vote d’adhésion à ses idées. Il ne peut donc pas demander aux parlementaires de se ranger comme une armée derrière ses réformes, au nom d'un « prétendu  dépassement politique ».

Certaines pourraient bénéficier du soutien des élus de gauche. C'est

vrai de l'inscription de l'IVG dans la Constitution.

Rappelons que, dès 2017, les sénateurs communistes, puis les députés insoumis et socialistes avaient avancé les propositions de loi en ce sens, finalement retoquées par la Macronie.

En revanche, les forces que composent la Nupes, la principale opposition au sein de l'Hémicycle, ont déclaré qu'elles combattraient le projet de loi sur la retraite à 65 ans ou de nouvelles suppressions de postes de fonctionnaires, alors que les services publics sont à l'agonie.

Elles ont fait savoir qu'elles ne participeront à aucun gouvernement de nature ultralibérale, déjouant ainsi les tentatives de divisions fomentées depuis l'Elysée, qui cherche à fracturer les différentes composantes de la coalition.

« Les Républicains » quant à eux, ont un fil à la patte. Un rapprochement trop net avec Macron compromettrait leur crédibilité électorale, après leur score décevant.

La balle est bien dans le camp Macron, alors que se profile la première épreuve du feu autour de la question du pouvoir d'achat . Colle à rustine ?

Ou véritable bouclier social, comme le demande la Nupes, avec à la clef les revalorisations du SMIC et des salaires, le blocage des prix des produits de première nécessité et des carburants ?

Jupiter joue la montre, mais il n'est plus le maître des horloges ! Il pense garder la main, en faisant porter la responsabilité de l'impasse politique à ses adversaires. Il fait feu de tout bois au point de rendre son gouvernement inaudible. Dans la lettre et la pratique de la Constitution, c'est pourtant ce dernier qui est censé gouverner.

La Ve République est au faite, qu'elle empêche de penser une gouvernance sans contrôle absolu d'une majorité parlementaire écrasante. L'ancien banquier de chez Rothschild a peu de cartes en main. Sauf à manœuvrer toujours à droite, voire à l'extrême droite.

L'entrée en force du rassemblement national au Palais Bourbon est un signe de la lente dérive politique à laquelle nous assistons depuis trente ans. La normalisation de l'extrême droite a conduit des millions de foyers à croire qu'elle pouvait être la bouée de sauvetage au libéralisme, aux craintes et aux angoisses qui structurent le quotidien des Français.

Continuer de jouer avec elle est un plan funeste pour la démocratie.  

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