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Cellule PCF ''Plantive'' de Saint-Saulve

LE PCF RÉAGIT APRÈS LA DÉCLARATION DE POLITIQUE GÉNÉRALE DU GOUVERNEMENT

14 Juillet 2022, 16:05pm

Publié par Cellule PCF de Saint-Saulve

LE PCF RÉAGIT APRÈS LA DÉCLARATION DE POLITIQUE GÉNÉRALE DU GOUVERNEMENT
Une conférence pour la paix, une conférence sociale pour les salaires, une réforme progressiste des retraites avec référendum à l’appui, relever le défi de la souveraineté énergétique et celui de la souveraineté alimentaire. Tels sont les points essentiels développés par Fabien Roussel lors d’une conférence de presse, le 11 juillet à Paris, après le discours de politique générale de la Première ministre Élisabeth Borne.

Organiser une conférence pour la paix et la sécurité en Europe, c’est par la guerre en Ukraine que Fabien Roussel a commencé sa conférence de presse. Le PCF, a-t-il expliqué, est très préoccupé lorsqu’il entend le président de la République ou des ministres parler d’un conflit qui s’inscrit dans la durée et d’une économie de guerre.

« Une économie de guerre pour un conflit dans la durée est pour nous une source d’inquiétude profonde. » Le secrétaire national appelle à « cesser de s’aligner sur les États-Unis dans une politique qui répond aux provocations de Vladimir Poutine par des surenchères qui pourraient toujours plus nous rapprocher de l’irréversible ».

Ainsi, « la France doit pouvoir agir avec détermination pour prendre des initiatives en faveur d’une trêve et en faveur de l’organisation d’une conférence pour la paix et la sécurité en Europe. Je n’ai malheureusement pas entendu parler de ce genre d’initiative dans le discours de politique générale de la Première ministre ».

Un chemin dangereux pour le monde du travail, la jeunesse et la République, Fabien Roussel l’a répété en abordant la situation en France, Emmanuel Macron « n’a pas entendu le message qui lui a été adressé par les Français qui ont fait le choix de le priver d’une majorité absolue ».

Précisément, dans le discours de politique générale d’Élisabeth Borne, « il n’y a rien pour les salariés du privé à part des primes et des petits chèques ». Plus globalement, ce discours trace un « chemin dangereux et préoccupant pour le monde du travail, pour la jeunesse, pour la République, en complet décalage avec les urgences sociales, économiques et climatiques ».

Certes, le gouvernement accorde 3,5 % de hausse du point d’indice pour les fonctionnaires. Mais cela ne rattrape pas la perte de pouvoir d’achat et le gel du point d’indice de ces dix dernières années. Par ailleurs, les salariés qui travaillent pour des entreprises de service public ou des délégations de service public ne sont pas concernés par la hausse des 3,5 %.

Il en va de même, pour « tout un pan de salariés du secteur médico-social » (associations d’aide à la personne en situation de handicap, aide à domicile, etc.).

Il l’assure, les forces de gauche et écologiques de la Nupes vont continuer à se battre au sein du Parlement pour le pouvoir d’achat. Il met deux points en avant : le Smic à 1 500 euros et la réunion d’urgence d’une conférence sociale pour les salaires et pour leur hausse générale.

Reste que, « pour que ça bouge et que ça change, il faudra faire appel à la mobilisation des Français, les salariés, la jeunesse, les retraités et tous ceux qui sont concernés par la baisse du pouvoir d’achat ».
En clair, l’appel des organisations syndicales à manifester les 22 et 29 septembre est le bienvenu. Mais le PCF et les autres forces politiques de gauche et écologiques appelleront elles aussi à des mobilisations dès la rentrée.

 

Retraites : la ligne rouge est franchie.

Sur la question des retraites, la confirmation par la Première ministre de l’allongement de l’âge de départ constitue pour le secrétaire national un marqueur fort des choix du président de la République et de son gouvernement. Pour lui, une ligne rouge a été franchie le 6 juillet avec le discours de politique générale.

« Nous ne voulons pas de cette réforme, insiste-t-il. Nous en voulons une autre, progressiste, qui garantisse à chacun une pension permettant de vivre décemment dès l’âge de 60 ans. » Dans cet esprit, le PCF propose de mettre en débat ce projet de réforme progressiste sur la base de qui a été porté durant les élections législatives par les forces de la Nupes, et tout en ayant bien conscience qu’il reste des « points à approfondir ensemble ».

L’objectif est d’être à même de traduire ce projet dans un texte de loi en menant le débat dans les entreprises. « Une réforme progressiste est possible et finançable », affirme-t-il.

Allant plus loin, il propose un référendum donnant le choix entre le projet de réforme qui sera présenté par le gouvernement et celui de la gauche. Il s’agit pour lui de permettre à ceux qui travaillent dans des métiers difficiles de partir suffisamment tôt mais une telle réforme est également « nécessaire pour relever le défi du chômage en permettant à des jeunes de rentrer dans l’emploi quand d’autres le quittent à 60 ans ». Enfin, elle rendrait « attractives un tas de filières professionnelles qui ont du mal à recruter aujourd’hui ».

Souveraineté énergétique et alimentaire : deux défis majeurs
La souveraineté énergétique, explique le responsable communiste, est une question qui devient de plus en plus sensible en raison de la guerre en Ukraine et de la menace de la Russie de couper le gaz.

Mais elle l’est aussi parce que « notre pays s’est privé de ses propres ressources de production, notamment en fermant la centrale de Fessenheim ». Parmi les propositions qu’il envisage, le PCF veut la nationalisation d’EDF élargie à Engie.

 

Rien à voir ici avec la « recapitalisation » d’EDF qu’entreprend le gouvernement.

Il s’agit de donner la possibilité d’investir dans le nucléaire, les énergies renouvelables et de « sortir des tarifs de l’Arenh [Accès régulé à l’électricité nucléaire historique – ndlr]   qui permet à EDF de vendre son électricité nucléaire à bas prix pour des groupes comme Total qui, ensuite, la revendent sur le marché financier ».

Selon Fabien Roussel, « cette nationalisation permettrait de ramener la TVA à 5,5 % et, avec celle d’Engie, de garantir la distribution, de maintenir le service public et les barrages hydrauliques dont la Commission européenne propose de les ouvrir à la concurrence ».

Voilà en tout cas qui est indispensable, défend-il, pour que la France retrouve la possibilité de baisser les tarifs de gaz et d’électricité dès cette année.

Revenir sur l’accord de libre-échange avec la Nouvelle-Zélande.
Concernant la souveraineté alimentaire, elle se pose bien sûr sous l’effet de la guerre en Ukraine et de la spéculation des marché financiers avec les conséquences que l’on sait sur les prix notamment des céréales et de la viande.

« Garantir la souveraineté de la France dans ses approvisionnements, c’est permettre aux agriculteurs de produire en France en respectant la terre et le vivant » et de donner accès à une alimentation saine.

À cet égard, Fabien Roussel demande que l’accord de libre-échange signé entre l’Union européenne et la Nouvelle-Zélande fasse l’objet, en France, d’un texte de loi soumis à l’Assemblée nationale afin que la France puisse se prononcer contre sa mise en œuvre.

Pour mémoire, cet accord devrait se traduire par l’importation en Europe de 38 000 tonnes supplémentaires de viande ovine alors que les importations actuelles s’élèvent à 144 000 tonnes.

« Ce sera un nouveau coup dur pour l’élevage français », prédit-il. Car pour lui, cette viande arrivera congelée, par navire, et sera vendue 9 euros le kilo alors que la production en France est à 20 euros.

                                                                                                      Philippe Allienne                                                                                                                    

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