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Cellule PCF ''Plantive'' de Saint-Saulve

NE REGARDONS PAS CE QUE L’ILLUSIONNISTE VEUT NOUS MONTRER

10 Juillet 2022, 10:44am

Publié par Cellule PCF de Saint-Saulve

Des milliards de dettes que les contribuables Français remboursent et rembourseront encore longtemps. Le découpage des parties rentables de l'entreprise nationale, prévu par Macron et ses courtisans devant régler les actionnaires par de gros dividendes.
Des milliards de dettes que les contribuables Français remboursent et rembourseront encore longtemps. Le découpage des parties rentables de l'entreprise nationale, prévu par Macron et ses courtisans devant régler les actionnaires par de gros dividendes.

Des milliards de dettes que les contribuables Français remboursent et rembourseront encore longtemps. Le découpage des parties rentables de l'entreprise nationale, prévu par Macron et ses courtisans devant régler les actionnaires par de gros dividendes.

Est-ce une idée lancée par les amis de Macron, ces milliardaires américains de BlackBlock – les cabinets de conseils élyséens McKinsey et autres ?
La situation de porter la participation de l’État Français à 100 % .de l'entreprise EDF, n'est-elle pas un camouflé macronien pour laisser l'ardoise accumulée depuis des décennies aux contribuables Français, dont le total est de plusieurs dizaines de milliards d'euros,
Tout ça, avant le « détricotage » de l'entreprise publique, qui paiera les déficits, une autre, commerciale allouée au « privé » pour la distribution et une dernière consacrée aux barrages hydroélectriques.
Ils laisseront alors la place aux milliardaires du privé (Total énergie, fonds d'investissements étrangers et autres) pour ce qui est de l'éolien ou du photovoltaïque.
Le déficit énorme de l'entreprise nationale se cumule depuis des décennies. Parlons de la construction du « Superphénix » de Crey-Malville en 1976, (une idée d'un autre président libéral -Giscard-d'Estaing), sa fermeture en 1997 après de nombreux incidents et arrêts. La centrale nucléaire des bords du Rhône a eu un coût de 8,7 milliards d'euros. Il faut, depuis, y ajouter le coût du chantier de démantèlement, qui depuis cette date monopolise chaque jour plus de 300 personnels hautement qualifiés, en sachant que la fin des travaux est « prévue » pour 2030.
Les déboires de la construction de l'EPR « troisième génération » de Flamanville lancé en 2007 (15 ans) viennent se greffer à l'endettement d'EDF, son coût de construction a déjà été multiplié par trois et devrait être « achevé » si rien ne s'ajoute aux déboires accumulés fin 2022 !
La Finlande a lancé en 2005 un EPR (3) qui devait s'achever en 2009, le réacteur a été chargé en combustible fin mars 2021, avec près de douze ans de retard sur le calendrier initial. 
Quelle dette ces banquiers libéraux qui nous gouvernent vont-ils nous  laisser en héritage?

Quelle dette ces banquiers libéraux qui nous gouvernent vont-ils nous laisser en héritage?

Ainsi, le gouvernement souhaite-t-il renationaliser EDF ! À entendre Élisabeth Borne lors de sa déclaration de politique générale, mercredi 6 juillet, les combats syndicaux contre le projet Hercule ont payé. En réalité, personne n’est dupe.

La Première ministre n’a jamais prononcé le mot de renationalisation. Elle a annoncé la volonté du gouvernement de porter la participation de l’État de 84 % à 100 %. C’est digne de l’illusionniste Gérard Majax. Élisabeth Borne a réalisé un tour de passe-passe, une manipulation, comme disait l’artiste en s’adressant aux enfants.

Avec ce chiffre de 100 %, on voit la nationalisation. Mais dans la réalité, il s’agit d’un projet d’étatisation. 100 %, c’est un actionnaire unique : l’État. Selon le ministre de l’Économie Bruno Le Maire, l’annonce de la cheffe de gouvernement est stratégique car il nous faut, dans le contexte de la guerre en Ukraine, retrouver notre indépendance énergétique.

Certes, mais avec un géant de l’électricité étatisé, rien n’interdira l’actionnaire unique de démanteler l’entreprise.

Nul besoin de l’avis des parlementaires. On notera, comme n’a pas manqué de le faire la Fédération nationale des mines et de l’énergie CGT, que le sort des citoyens et le montant de leur facture d’électricité n’a pas été évoqué. Car ce n’est pas le problème.

La question est d’abord de pouvoir construire les EPR promis par Emmanuel Macron alors qu’EDF est fortement endettée.

Par ailleurs, on se souvient que le projet Hercule porte sur une scission du groupe en trois entités :

'' Une entreprise publique '' pour les centrales nucléaires et le transport, '' une entreprise cotée en Bourse '' dédiée au commercial, à la distribution d’électricité et aux énergies renouvelables, et enfin,

'' une entité '' consacrée aux barrages hydroélectriques. »

Et l’on voudrait croire qu’Élisabeth Borne souhaite renoncer à ce projet !
Pour le reste, et pour en revenir à sa déclaration de politique générale, si peu convaincante, le tour de magie n’a pas empêché d’entendre la confirmation du recul de l’âge de départ en retraite.

La réforme n’est pas oubliée. Mais ce qui est oublié (ou non pris en compte), c’est la somme des besoins des Françaises et des Français : une augmentation sérieuse des salaires, une vraie politique de santé, des logements décents et des loyers abordables, une école efficace avec suffisamment de professeurs et des classes non surchargées, le retour à de vrais services publics, etc.

Le projet Macron ne veut rien de tout cela. Ne regardons pas ce que le magicien veut nous montrer. Battons-nous pour une vie meilleure.                                             

NE REGARDONS PAS CE QUE L’ILLUSIONNISTE VEUT NOUS MONTRER
MAIS SI, LES SALAIRES AUGMENTENT...

Puisqu’on vous dit qu’il y a des salaires qui ont doublé (+100 %) en 2021, année pourtant de crise aigüe.

Évidemment, ce ne sont pas ceux des cheminots, des hospitaliers, des ouvriers de l’automobile, des enseignants, des releveurs de poubelles ou des agents de nettoyage pourtant en première ligne.

Ce sont ceux des dirigeants du CAC 40. 100 % d’augmentation (fixes, primes, tout compris) en moyenne.

Le patron de Total, Patrick Pouyanné, ne s’est augmenté que de 52 %, ce qui lui fait quand même 500 000 euros par mois.

C’est moins que celui de Stellantis (Peugeot-Citroën-Opel), Carlos Tavares, qui touche, lui, tous les 30 jours, 5,5 millions d’euros.

Cette réalité montre au moins une chose : les demandes d’augmentation des salaires, des retraites, des minima sociaux qui montent de toutes parts et ne visent souvent qu’à rattraper l’inflation, sont tout sauf irréalistes.

 

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