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Cellule PCF ''Plantive'' de Saint-Saulve

LA GROSSE FICELLE DES INITIALES « CNR »

6 Septembre 2022, 13:27pm

Publié par Cellule PCF de Saint-Saulve

 MAI LA CREATION DU CONSEIL NATIONAL DE LA RESISTANCE PAR JEAN MOULIN , LE 27 MAI 1943  MAI LA CREATION DU CONSEIL NATIONAL DE LA RESISTANCE PAR JEAN MOULIN , LE 27 MAI 1943
 MAI LA CREATION DU CONSEIL NATIONAL DE LA RESISTANCE PAR JEAN MOULIN , LE 27 MAI 1943

MAI LA CREATION DU CONSEIL NATIONAL DE LA RESISTANCE PAR JEAN MOULIN , LE 27 MAI 1943

Emmanuel Macron réunira, le 8 septembre, son fameux « Conseil national de la refondation », ainsi nommé pour avoir les mêmes initiales (CNR) que le Conseil national de la Résistance.

« Des initiales, pas plus ! ».

Comme le fait remarquer Bruno Cautrès, chercheur CNRS au Cevipof, « le programme que présente le chef de l’État est assez loin des fondements idéologiques du Conseil national de la résistance  ». À quoi servira donc cette nouvelle usine à gaz, plus précisément... cette nouvelle instance aux contours flous, flous, flous... ?

Tout simplement, comme le résume le politologue Clément Viktorovitch, après analyse des discours alambiqués présentant l’affaire, « à expliquer pourquoi le gouvernement prend les décisions qu’il prend  ». 

Selon Olivia Grégoire, porte-parole du Gouvernement ( jusqu'en juillet 2022 ) et Olivier Véran, ministre chargé de la Vie démocratique, (de mai 2022 à juillet 2022), il faut surtout y voir une « méthode » plus qu’une structure. Voilà plutôt qu’il ressemble à l’ancienne pratique de la concertation, estime le politologue :

« La Première ministre Élisabeth Borne a déploré le 1er septembre dernier que certains partis politiques « refusent la discussion » engagée à travers le Conseil national de la « refondation » (CNR) de Macron. » En effet, les refus de participer venant de tous les bords politiques se sont multipliés.

Au sein de la majorité, l’ancien Premier ministre Édouard Philippe (le futur remplaçant macroniste pour 2027), maire du Havre, ne se mouillera pas ; il n'ira pas non plus au lancement du CNR jeudi 8 septembre, tout en faisant représenter par la maire d’Albi Stéphanie Guiraud-Chaumeil.

Mais sachons quand même qu'il faut s'attendre, comme lors des précédentes consultations, inventées par l'Elysée que « Le gouvernement laisse dialoguer, écoute… et décide tout seul ».

 

Ce nouveau « club privé élyséen » se fera donc sans les

partis et représentants du monde politique en France.

- En effet, dès la mi-juillet, le chef de file des Républicains à l’Assemblée nationale Olivier Marleix a assuré qu’il était « hors de question » que sa formation participe au CNR. « Que le président de la République fasse le travail institutionnel qui doit être le sien, il est gardien des institutions, et qu’il respecte le Parlement que les Français ont désigné », a-t-il indiqué.

- Quant à Gérard Larcher, le président LR du Sénat, dans une lettre à E. Macron, relève « les mécanismes de démocratie participative peuvent contribuer à éclairer la représentation nationale, mais ils ne peuvent en aucun cas s’y substituer ».

 

- Boycott de la Nupes

- À gauche, aucun des quatre partis qui composent la Nupes ne participe finalement au Conseil macronien. Les annonces ont été successives, portant à chaque fois un nouveau coup de boutoir au CNR.

D’abord La France insoumise (LFI), avait donné le ton dès vendredi 26 août, en confirmant son refus de participer.

- Puis Europe-Écologie-Les Verts (EELV),le mardi 30 août , dénonçant un outil de communication de l'Elysée, auquel il ne prendra pas part. Une décision qui a fait                      « consensus » dans les instances du parti, selon la secrétaire nationale adjointe Sandra Regol. « Si c’était une véritable rencontre de travail, on y serait allés, a-t-elle ajouté. On a l’expérience de l’Assemblée nationale où depuis près de deux mois on a un mur de fins de non-recevoir sur chacune de nos propositions, et l’expérience de la convention citoyenne sur le climat. Chat échaudé craint l’eau froide. »

Selon « France Info », le PCF et le PS ne participeront pas non plus au CNR.

Côté communiste, le porte-parole Ian Brossat a confirmé à France info  « Sur le principe, nous sommes toujours ouverts à participer à des lieux de discussion sérieux. Mais en l'occurrence, la ficelle est grosse, tout montre que le président veut contourner le Parlement et les instances démocratiques »

Les socialistes n’ont, eux, pas confirmé leur participation au Conseil. « À ce stade, le parti ne participera pas au CNR », a toutefois lancé dans le « Parisien » Sébastien Vincini, Maire de Cintegabelle, 1er Vice-Président Conseil départemental de Haute Garonne, son secrétaire national le 31 août.

 - L'organisation « Territoires Unis », qui regroupe les trois Associations des maires (AMF), des départements et des régions, s’est ajouté à la liste des refus.

« Nos trois associations ont été conviées par le président de la République à participer au Conseil national de la refondation. Nous saluons cette volonté affichée de changement de méthode conduisant à écouter et solliciter davantage les élus locaux et l’ensemble des corps intermédiaires », écrivent, dans un communiqué commun, Carole Delga (régions), David Lisnard (maires) et François Sauvadet (départements).

Mais « le cadre du CNR qui nous est proposé ne nous semble pas approprié pour évoquer les enjeux relevant des compétences de nos collectivités. C’est par un dialogue dédié et direct entre les représentants des collectivités, l’Exécutif et le Parlement, que doivent être abordées ces questions qui touchent au quotidien des Français et engagent l’avenir du pays », jugent les auteurs.

« Aussi, nous souhaitons approfondir le dialogue déjà engagé avec le gouvernement d’Élisabeth Borne depuis sa nomination. Sans préjuger de son utilité, la configuration de cette réunion du CNR ne permettra pas un tel travail », concluent-ils, se disant néanmoins « à la disposition du président de la République, dans le cadre d’un dialogue construit et direct. 

- Début juin, le Conseil économique, social et environnemental, par la voix de son président Thierry Beaudet, s’est aussi montré réticent, estimant qu’il constituait déjà « un lieu adéquat pour faire vivre cette nouvelle pratique » de concertation.

- Le secrétaire général de Force ouvrière Frédéric Souillot avait aussi exprimé ses doutes : « On va recréer un machin. Pour faire quoi ? »

- David Lisnard, le président de l’Association des maires de France, a lui déclaré dans un entretien à « Ouest France », que le CNR était « mort-né ».

- Quant à l’extrême droite, le discours est le même : « C’est encore un machin de plus, un bidule de plus en France. » La députée Laure Lavalette a estimé sur France info fin juillet que le CNR était « une escroquerie » à laquelle le parti ne « participera pas ».

En juin dernier, Marine Le Pen avait déjà affirmé qu’elle refuserait « quelque structure que ce soit qui vise à retirer du pouvoir à l’Assemblée nationale, qui est la représentation du peuple français ».

Mais soyons certains, ils n'oublieront pas de voter les lois scélérates que Macron et sa bande présenteront aux Assemblées afin de les remercier de « leur bonté » de les avoir aidé aux législatives pour obtenir 89 députés et d'avoir élus deux vice-présidents à l'Assemblée nationale. 

Alors, soyons « soulagés »

Le Haut-Commissariat au Plan confié à François Bayrou, toujours maire de Pau bénéficie à nouveau d'un « pantouflage «  de l'Elysée en devenant le « secrétariat général du CNR macroniste (*) », a indiqué lui-même le président du MoDem, confirmant une information de « L’Opinion ».

Alors, le CNR aura son « secrétaire général » en la personne de l'ex-ministre de la Justice démissionnaire du gouvernement Philippe, pour raisons judiciaires.

Malgré le procès en attente dont lui et son parti le Mo Dem, sont poursuivis par les instances du parlement Européen de Bruxelles concernant les faux attachés parlementaires.

Rappelons que la seule parlementaire Mo Dem qui a eu l’honnêteté de rembourser les sommes détournées qui lui étaient reprochées dans ce dossier (toujours en en attente de jugement) était Madame Marielle de Sarnez décédée le 13 janvier 2021.

Ce sera donc une nouvelle « consultation nationale » vue de très loin par des syndicats méfiants et décidés par les macronistes et leurs alliés Mo Dem – UDI et Le Medef !

(*) ne pas confondre avec le Conseil National de la Résistance.

UN "CNR MACRONIEN" PREVU POUR LES BANQUIERS ET LES ULTRA RICHES - TOUT COMPRENDRE - TOUT AVALER - ET SE TAIRE !UN "CNR MACRONIEN" PREVU POUR LES BANQUIERS ET LES ULTRA RICHES - TOUT COMPRENDRE - TOUT AVALER - ET SE TAIRE !
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