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Cellule PCF ''Plantive'' de Saint-Saulve

Campagne PCF : « Front uni contre la vie chère »

4 Juillet 2011, 21:00pm

Publié par Cellule PCF de Saint-Saulve

Austérité

Austérité en Grèce : le bon plan des vautours (la suite : cliquez ici !)

 

A l'heure où la précarité explose, où la dégradation salariale touche une immense majorité des salariés et où les retraités voient leur pouvoir d'achat en perpétuel recul, finir les fins de mois devient de plus en plus difficile pour un nombre sans cesse plus important de ménages.Avec cette campagne nous voulons dénoncer la situation insupportable imposée à notre peuple et avancer un grand nombre de propositions immédiates ou de moyen terme pour mettre en œuvre d'autres choix. Quand les grands médias ne s'intéressent qu'à la scénarisation de 2012, nous voulons mettre au cœur du débat politique la question sociale.

1) LE LOGEMENT

Constat :

Le logement est un reflet et un générateur de nouvelles inégalités : l’augmentation du logement pénalise en premier les plus modestes.

A la panne de l’ascenseur social se superpose la panne de l’ascenseur résidentiel : pas de possibilité d’améliorer sa condition résidentielle lors d’un changement de logement.

* La dépense moyenne engagée par les ménages pour se loger a augmenté de 23 % entre 2002 et 2007.

* 3,5 millions de femmes et d’hommes vivent dans des logements indignes ou sont sans-abris.

* 80 % des français estiment qu’il est aujourd’hui difficile de trouver un logement. 

* Il y a eu, en fin d’année dernière, 1 230 136 demandes de logements sociaux sans réponse. La crise du logement touche d’une manière ou d’une autre 10 millions de personnes en France et se traduit par une hausse des loyers. Le coût du logement, dans le secteur privé, représente pour les familles les plus modestes jusqu’à 50 % du revenu.

* Seules 32 communes en 10 ans ont atteint le taux de 20 % de logements sociaux sur 931 communes concernées par la loi. 44 % des communes d’Ile-de-France (83 sur 181) ne respectent pas la loi SRU. Parmi les plus hors la loi : Neuilly-sur-Seine avec 3,6 % de logements sociaux. (Petits rappel : la loi SRU, votée en 2000, impose aux communes de plus de 3 500 habitants d’atteindre un quota de 20 % de logements sociaux et prévoit un système de pénalités financières en cas de manquement à cette obligation).

Les propositions du PCF :

LOGO-PC- Limiter le montant des loyers à 20 % du revenu des familles.

- Blocage des loyers.

- Interdire les expulsions locatives de toute personne et famille en difficulté économique et sociale.

- Réquisitionner les logements vacants.

- Reconnaître le droit au logement comme droit universel.

- Créer un service public national et décentralisé du logement et de l’habitat.

- Faire respecter la loi SRU et l’élargir en remontant à 30 % en zone de tension et 25 % sur le reste du territoire le seuil minimal des logements sociaux.

2) ENERGIE/ALIMENTATION

Constat :

* Depuis 2004, le gaz a augmenté de 60 %.

* La précarité énergétique touche 13 % des ménages en France. Les ménages limitent leur consommation et souffre du froid pour des raisons financières.

* Essence : super sans plomb +11 % en 1 an ; gazole +14 % en 1 an.

* Certains produits alimentaires vont augmenter de 20 % : les farines : + 15 à 20 % ; les pâtes : + 5 à 10 % ; le café : + 10  à 20 % ; l’huile : + 5 à 8 %.

* Les spéculateurs profitent de toutes les opportunités (crises politiques et sociales) pour spéculer sur les matières premières, à l’image des céréales dont le prix a doublé en 1 an, de l’augmentation du baril de pétrole avec les soulèvements en Libye, etc.

Les propositions du PCF :

LOGO-PC- Création d’un véritable service public de l’eau pour la mise en œuvre de prix inférieurs à ceux pratiqués par le privé.

- Renationaliser EDF/GDF.

- Instaurer un prix maximal à la pompe, une diminution de 5 % de la TIPP (58 % du prix de l’essence), financée par la taxation des compagnies pétrolières.

- Blocage du prix d’un ensemble de première nécessité.

3) UNE FORTE DEGRADATION SALARIALE

 

Constat :

* Le salaire réel par tête dans les sociétés non financières a diminué de 1 % en 2009 et de 0,8 % en 2010, il va reculer à niveau en 2011.

* Cela touche de plein fouet les familles les plus modestes dont les dépenses contraintes (logement, assurance, électricité, gaz,  télécommunication..), représentent jusqu’à trois quarts des revenus.

* 8 millions de français (13 % de la population) vivent sous le seuil de pauvreté et entre 1,9 et 3,7 millions de personnes vivent dans un ménage pauvre dont le chef de famille dispose d’un emploi.

* La majorité des salariés est touchée par les bas salaires : 50 % des Français gagnent moins de 1 500 € nets par mois et 70 % des salaires mensuels nets de tous prélèvements sont inférieurs à 2 074 €.

* Pourtant, les gains de productivité du travail dans les entreprises auront été de 0,6 % en 2010 et sans doute plus en 2011 et le patronat refuse toute négociation générale sur les salaires.

* Cette dégradation salariale et ce blocage patronal sont des ingrédients de la montée du mécontentement et de la grande défiance à l’égard de tous ceux qui cautionnent les politiques d’austérité en France et en Europe.

Au menu de 2012 : Promesses et Austérités !

Pour répondre à ce mécontentement Nicolas Sarkozy promet une « prime » aux salariés dans les seules grandes entreprises où il y aura « une forte augmentation des dividendes » et dans les petites « si ça va mieux ».

Pour inciter les entreprises à jouer ce jeu-là, on leur promet de nouvelles exonérations de cotisations sociales… Ce qui aura pour effet d’alourdir le déficit de la Sécu !

Ce marché de dupes tente de faire oublier le « pacte pour l’euro plus » interdisant toute hausse générale des salaires et des augmentations inférieures aux gains de productivité.

Une politique d’austérité, efficace pour les produits financiers et les grandes fortunes, mais qui pénalise l’emploi et la croissance.

Ancrer au traité de Lisbonne, la politique de Sarkozy comme le programme du PS présentent plusieurs constantes.

- Pas de coups de pouce au SMIC ;

- Pas d’augmentation générale des salaires ;

- Freinage systématique de la masse salariale dans la fonction publique ;

- Poursuite de la baisse des cotisations sociales patronales.

Les propositions du PCF :

LOGO-PC- Création d’une sécurisation de l’emploi, de la formation et du revenu de chacun-e-s.

- Sensible augmentation du SMIC et des minima sociaux avec un salaire minimum porté toute suite à 1600 € bruts par mois.

- Une contribution immédiate des grandes fortunes,  via un renforcement de l’ISF, pour redonner à l’Etat les moyens de conserver et créer des emplois utiles dans l’éducation, la santé, la police.

- Refonte du Code du travail pour abolir la précarité et établir l’égalité femme-homme.

 

4) LES MARCHES FINANCIERS CONTRE L’INVESTISSEMENT ET L’EMPLOI

Constat :

La domination des capitaux financiers et leurs exigences de revenus (intérêts et dividendes) exercent une pression terrible sur les salaires et la qualité des investissements.

Cette domination se traduit par :

* L’envolée des bénéfices nets des sociétés du CAC 40 (83 milliards d’euros en 2010) distribués à plus de 40% sous forme de dividendes.

* Des intérêts versés aux banques et des dividendes payés aux actionnaires qui atteignent 326,2 milliards d’euros en 2009, dans les sociétés non financières et absorbent 34,11 % de la valeur ajoutée (richesses nouvelles) produites.

* L’explosion des profits des principales banques françaises, alors que celles-ci, continuent de bénéficier de larges aides publiques (dont un taux de refinancement de 1 % auprès de la Banque Centrale Européenne  « BCE »).

* Une politique du crédit au profit des opérations financières  de la spéculation et des délocalisations, au détriment des PME et de l’investissement productif.

* L’économie réelle particulièrement affaiblie en France championne du monde de l’exportation de capitaux !

En 2009, les actifs des entreprises françaises à l’étranger = 58,6 % du PIB, contre seulement 40 % pour l’Allemagne, 22 % pour les USA et 14 % pour le Japon !

Les propositions du PCF :

LOGO-PC- Reprendre le pouvoir sur l’argent.

- Suppression des 30 milliards d’exonérations de cotisations sociales patronales.

- Taxer les revenus financiers des entreprises.

- Modifier l’impôt sur les sociétés et les cotisations sociales pour pénaliser les entreprises qui délocalisent, qui développent leurs placements financiers ou qui se servent des nouvelles technologies  pour supprimer des emplois et dégrader les conditions de travail.

- Créer un Pôle public bancaire et financier pour développer une autre logique du crédit à partir de la Caisse des Dépôts et Consignations, des banques semi-publiques, mutualistes ou coopératives et des banques nationalisées. Créer un « Fond national de sécurisation de l’emploi, de la formation et des revenus » alimenté par le redéploiement de tous les fonds  d’Etat  créés depuis 2007/2008 et les fonds dévolus aux exonérations  de cotisations sociales patronales. Ce fond prendrait en charge les intérêts versés aux banques par les entreprises sur leurs crédits pour les investissements en fonction de critères basés sur la création d’emplois, la formation, les progrès écologiques  et l’augmentation de la manne salariale.

- Transformation de la BRC et de la Banque de France.. Création d’un fond européen de développement social, écologique et solidaire au service de l’emploi et des investissements utiles

- Création de pouvoirs nouveaux pour les salariés et leurs représentants dans leurs entreprises, ainsi que des citoyens dans les institutions bancaires et les collectivités territoriales. 

BONUS

Laurence Parisot assure que la richesse est bien protégée en France : LA BLAGUE !

- 10,3 milliards d’euros de profits pour TOTAL en 2010 sans aucune imposition de la société.

- Liliane Béttencourt devrait être imposée à 4 % en 2011. La femme la plus riche de France se verra donc appliquer le même taux qu’un contribuable touchant 1 300 euros net par mois. Elle bénéficie de la réforme de l’impôt sur la fortune.

- Bénéfices nets des sociétés du CAC 40 en 2010 : 83 milliards d’euros, 40 % de dividendes reversés aux actionnaires et une imposition de  seulement de 8 %. En plus de ces bénéfices records, les grands patrons du CAC 40 augmentent leurs salaires de 24 %.

- Plus on est riche, moins on paie d’impôts : pour 36 000 € de revenus annuels familiaux, l’impôt s’élève à 25 % alors que pour 100 000€ de revenus annuels familiaux, il s’élève à 17%.

- Un quart des salariés gagne à peine 25 euros par jour.

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lemaire 06/07/2011 15:13


ça m ennerve !!!!!!!
plus il vient et plus nous subissons la précarité ,tout cela nous le savons , nous le vivons , et nous en mouront ...
quand va t on agir !!!! attendre les élestions ??? il y aura eu bien des dégats humains d ici là !!!!!
c est de jours en jours que l on s enfonce , j ai pleins de misére autour de moi!!!!! des discours , des articles , SUPER !!!! mais nous on fait quoi pendant ce temps ...on meurt !!
bougez, bougez !!!! mantenant !!!!