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Cellule PCF ''Plantive'' de Saint-Saulve

La Crise, toujours la crise !

8 Juin 2010, 09:00am

Publié par Cellule PCF de Saint-Saulve

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La seule crise que l’on connaît à ce jour est bien la crise de FOU-RIRE, que le gouvernement UMP, le MEDEF et même certains responsables socialistes libéraux qui sont supposées prendre la place de Sarkozy en 2012 (voir photo ci-dessus) ont à l’égard du monde du travail depuis plusieurs années, en roulant dans la farine la Classe Ouvrière dite de « la France d’en bas », lui faisant pisser le sang sur tous les problèmes: Emplois, Salaires, Retraites, Éducation et le reste.

« Il faut prendre l’argent là où il est : chez les pauvres. Ils n’ont pas beaucoup d’argent, certes, mais ils y a beaucoup de pauvres » - Alphonse ALLAIS 1854/1905.

  

Texte initial

L’austérité, l’austérité 
et toujours l’austérité

La réunion des ministres de l’Économie de l’UE met au point les conditions d’accès au fonds pour les États endettés, et prépare la stratégie Europe 2020  : un modèle de libéralisme.
Les réunions européennes se succèdent et, à chaque fois, un nouveau tour de vis est préparé. Les ministres de l’Économie et des Finances (Ecofin) des Vingt-Sept étaient réunis hier et aujourd’hui à Luxembourg, afin de durcir les règles budgétaires.

Les ministres de la zone euro devaient hier approuver l’accord trouvé vendredi entre diplomates sur le fonds européen de stabilisation financière. Le 9 mai, les ministres des Finances s’étaient mis d’accord sur les objectifs de ce fonds  : « aider » les États qui rencontreraient des difficultés budgétaires similaires à la Grèce, sans pour autant devoir passer par de longues négociations. 750 milliards d’euros pourraient ainsi être prêtés. Sur cette somme, 250 milliards proviennent de prêts du Fonds monétaire international, 60 milliards de la Commission européenne et 440 milliards empruntés sur les marchés, mais garantis par les États de la zone euro, auxquels s’ajoutent la Pologne et la Suède.

Pour débloquer cette « aide », les parlements nationaux ne seraient pas consultés, afin de s’épargner la possibilité d’un vote contraire qui affolerait les marchés. Il semble acquis que le fonds, une société privée de droit luxembourgeois, empruntera aux conditions du marché. Encore une fois, l’Union européenne (UE) laisse les peuples en proie aux marchés financiers. Les ministres tournent le dos aux progressistes, qui réclament que les États puissent s’endetter auprès de la Banque centrale européenne (BCE) aux mêmes conditions que les banques  : au taux de 1 %.

Par ailleurs, les ministres devaient discuter d’un durcissement du pacte de stabilité, qui contraint les finances publiques. Cela passe notamment par un « gouvernement économique de la zone euro », dont les contours devraient être définis lors du Conseil des chefs de gouvernement des 17 et 18 juin à Bruxelles.

Au menu des discussions de demain, qui concernent tous les États de l’UE, on trouve la stratégie de croissance Europe 2020, qui fait suite à la celle de Lisbonne. Selon le document préparé par le secrétariat du Conseil, les États devraient mettre fin aux mesures de relance dès 2011, alors même que le chemin de la reprise reste cahoteux. La fuite en avant libérale sur le marché du travail est de mise. Outre l’austérité budgétaire, l’austérité salariale est recommandée, au motif de « réduire les déséquilibres ». Pour ce, le cadre de négociations salariales doit être strict. Le document appelle à ce que la « fixation des salaires » tienne compte des « spécificités locales du marché du travail » et « des performances économiques entre les régions ». Ce n’est rien d’autre que le démantèlement du cadre national de négociation qui est préconisé. Pourtant, pour la première fois de son histoire, l’UE s’est dotée hier d’objectifs de réduction de pauvreté. Le Conseil des ministres des Affaires sociales entend extirper 20 millions de personnes de la pauvreté d’ici à 2020. Est-ce bien compatible avec une construction européenne qui se refuse à mettre en cause le dumping social et fiscal ainsi que la libéralisation des services publics  ?

w Texte et photo : L’HUMANITÉ du 8 juin 2010.

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