Quand la politique verticale et répressionnaire du macronnisme est pointée du doigt par L'Union européenne, l'ONU et les Droits de l'Homme ...
Pour les Suisses « Macron joue avec le feu »
( Extraits du quotidien suisse « Le Temps » du 8 mai 2023 )
La France est bel est bien en train de rejoindre le camp des démocraties « illibérales ».[...]
Un arsenal répressif à disposition des pouvoirs suivants…
Il n'est pas question, ici, de « bonnes » ou de « mauvaises » intentions de la part du chef de l’État, mais d'une logique de situation à laquelle il se prête et qu'il favorise sans nécessairement la comprendre.
Macron n'est pas Poutine ni Modi. Mais il prépare l'avènement de leur clone hexagonal…
Sur fond d'évidement des partis de gouvernement, un « flibustier » - pour reprendre le qualificatif de Marx à propos du futur Napoléon III – s’est emparé du butin électoral à la faveur de la sortie de route de Nicolas Sarkozy, François Hollande, Alain Juppé, François Fillon, Manuel Valls.
Il a cru « astucieux », pour continuer à citer Marx, de détruire « en même temps » la gauche et la droite pour s'installer dans le confort d'un face-à-face avec Marine Le Pen.
Mais, Emmanuel Macron n'a été élu et réélu que grâce au concours des voix de gauche, soucieuses de conjurer la victoire du Rassemblement national. Son programme, libéral et pro-européen, n'a jamais correspondu aux préférences idéologiques que, d'un quart du corps électoral, hormis la part croissante des non-inscrits et des abstentionnistes qui sape la légitimité des institutions.
Un président aveugle et méprisant
Nonobstant cette évidence, Emmanuel Macron, ignorant de par son éducation et son itinéraire professionnel les réalités du pays profond, primo-élu à la magistrature suprême sans jamais avoir exercé le moindre mandat local ou national, a entendu faire prévaloir la combinaison schmittienne d'un « État fort » et d'une « économie saine ». En promulguant ses réformes néolibérales par voie d’ordonnances, en court-circuitant les corps intermédiaires et qu'il nomme l'« État profond » de la fonction publique; en s'en remettant à des cabinets privés de conseil ou à des conseils a-constitutionnels tels que le Conseil de défense; en réduisant la France au statut de « start-up nation » et en la gérant comme un patron méprisant ses employés, « gaulois réfractaires »? […]
Face au nouveau mouvement social massif qui s'ensuivit, Emmanuel Macron s'est enfermé dans un déni et le sarcasme. Il argue de la légitimité démocratique en répétant que la réforme figurait dans son programme et qu'elle a été adoptée selon une voie institutionnelle validée par le Conseil constitutionnel.
[...Comme en 2018, Emmanuel Macron répond à la colère populaire par la violence policière . Atteintes à la liberté constitutionnelle de manifester, utilisation de techniques conflictuelles de maintien de l'ordre, usage d'un armement de catégorie militaire qui cause des blessures irréversibles telles que des « éborgnages » ou des mutilations, ont entraîné la condamnation de la France par les organisations de défenses des droits de l'homme, le Conseil de l'Europe, la Cour européenne de justice, les Nations unies, [...]
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