Aujourd’hui, la Fédération Sportive et Gymnique du Travail (FSGT) est menacée. Le solde de la subvention, soit 273.000 euros, serait bloqué et le Ministère des Sports menacerait de rompre la convention d’objectifs. Or, la FGST est une fédération d’éducation populaire de 265 000 adhérents qui, depuis 80 ans, s’appuie sur des bénévoles pour développer un sport associatif tout au long de la vie, accessible à toute la population, notamment aux milieux les plus populaires.

Elle est très présente dans le Valenciennois et développe de nombreuses actions d’éducation populaire. Elle doit, à ce titre, être pleinement soutenue. Aussi, que comptez-vous mettre en œuvre sur cette question ? De même, les centres médico-sportifs font face à des difficultés de trésorerie. Le Valenciennois en compte deux, gérés par l’association SPORT, sur les huit présents dans le Nord : un plateau technique de haut niveau à Denain et un centre médico-sportif à Saint-Amand.

Ces centres ont avant tout pour but la réalisation de visites de non-contre-indication à la pratique du sport et s'adressent à tout public (sportifs occasionnels, non licenciés, sportifs de haut niveau). Dans une région classée dernière sur l’ensemble des indicateurs de santé et où l’espérance de vie reste très largement inférieure à la moyenne nationale, ces centres répondent clairement à des besoins.

Là aussi, qu’entendez-vous mettre en œuvre, en lien avec le Ministère de la Santé, pour permettre à ces centres de continuer d’exister et de développer leurs actions de prévention et de suivi ?

Par ailleurs, il semblerait que de nombreuses petites associations sportives fassent l’objet, ces dernières années, de baisses régulières de subventions du Centre National pour le Développement du Sport (CNDS), liées également au relèvement du plancher d’intervention. Ces baisses sont regrettables. Ces petites associations sont indispensables au sport de masse et essentielles en matière de maillage du territoire, de surcroit en milieu rural.

Compte tenu de leur efficacité et du caractère souvent irremplaçable de leurs actions, je vous demande quelles sont les intentions du gouvernement vis-à-vis de ces petites associations sportives.

Au-delà, je vous alerte sur les dangers de la réforme territoriale et de l’asphyxie financière des collectivités qui mènent des actions volontaristes en direction du sport. A titre d’exemple depuis 2004, la dette de l’Etat au Conseil Général du Nord, au titre des transferts de compétences, s’élève à 2 milliards d’Euros. C’est inacceptable et cela rend de plus en plus difficile le soutien volontariste apporté au mouvement sportif.

Le sport, véritable école de vie, et ses partenaires, tant associatifs qu’institutionnels, méritent mieux, vous en conviendrez. Je suis d’ailleurs, pour ma part et compte tenu de tous ces éléments, favorable à ce que l’on consacre 1 % du budget national au sport.