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Cellule PCF ''Plantive'' de Saint-Saulve

EMPÊCHER LE CAUCHEMAR !

17 Novembre 2016, 19:55pm

Publié par Cellule PCF de Saint-Saulve

Au peuple à ne plus écouter les belles paroles des milliardaires ou de ceux qui les représentent !Au peuple à ne plus écouter les belles paroles des milliardaires ou de ceux qui les représentent !
Au peuple à ne plus écouter les belles paroles des milliardaires ou de ceux qui les représentent !

Au peuple à ne plus écouter les belles paroles des milliardaires ou de ceux qui les représentent !

 

Les épouvantails agités hier pour préserver l’ordre établi prennent désormais dangereusement vie.

De la Turquie aux confins de l’Europe et aux Etats-Unis, souffle le vent mauvais de la réaction et de la régression, alimenté par la conversion d’une partie de la gauche aux canons de la mondialisation capitaliste. 

Si les forces de la transformation sociale et écologique ne se reconnaissent pas et ne parviennent pas à s’unir en incarnant la rupture avec un système injuste, les colères populaires continueront d’être détournées.

Une révolte sourde, une sorte d’insurrection froide et silencieuse se met en marche. Elle déjoue les pronostics de ceux qui pensent pouvoir lire le monde à l’aide de formules mathématiques , de sondage ou de statistiques.

Les populations ne supportent plus cette forme d’insécurité  de vie permanente, la menace de conflits et les innombrables catastrophes économiques, financières, écologiques, sans cesse justifiées par les tenants  des pouvoirs, au nom d’une certaine idée de « leur » raison .

A côté d’eux, de dangereux opportunistes agitent comme exutoires les chiffons des passions négatives, les multiples peurs justifiées, dont celle du terrorisme, on des effets désastreux de la mondialisation capitaliste.

Voilà qui pousse une partie des plus démunis à ne plus participer aux consultations électorales, d’autres à laisser détourner leurs colères.

 

Un énorme travail est à déployer pour que les classes populaires soient écoutées et entendues, et pour aider à faire grandir le conscience des causes et responsabilités de la vie rabougrie qui leur est faite, les aider à se rassembler pour une politique nouvelle au service de l’intérêt général. Sans cet effort, elles seront comme désarmées, placées à la merci des voies de garage très dangereuses.

Les forces progressistes ont là une responsabilité historiques pour que le refus et les colères se tournent vers des mandataires politiques du capital, responsables des inégalités, des destructions d’emplois ou des délocalisations. On mesure les efforts à accomplir 

Et les innovations à produire lorsqu’un grossier milliardaire, qui a bâti sa fortune sur l’exploitation des autres et des manipulations financières, une leader de l’extrême droite, née avec une cuillère d’argent dans la bouche, héritière d’un vieux politicard, ou un ancien ministre descendu  de la banque, réussissent à capter à leur profit la misère du monde.

 

Le creusement des inégalités prospère sur les divisions identitaires, religieuses ou entre pauvres et moins pauvres qui se disputent les miettes de la globalisation capitaliste.

D’un conseil d’administration à un ministère , d’un fonds spéculatif à un grand média, partout sont défendus, peu ou prou, les mêmes orientations et les mêmes intérêts. Pour sauver le système, tous jouent sur une misère contre une autre, jamais un projet de nouveau mode de production et de nouvelles répartitions des richesses s’attaquant aux coffres-forts grossis grâce à l’exploitation capitaliste.

Le retour de la question populaire serait une bonne nouvelle si elle ne s’exprimait pas de manière aussi diffuse, confuse ou contradictoire. D’où la nécessité de politiser, de façon concrète et permanente, l’opposition entre dominés et dominants, dans une perspective d’émancipation humaine.  Sinon, elle moisira dans les flots de démagogie populiste.  L’exemple américain prouve que cette opposition ne suffi pas à mettre en mouvement le dit peuple pour l’égalité, la justice sociale et la paix, encore moins à donner un pouvoir politique et économique à l’immense masse de celles et de ceux qui n’ont que leur travail, leur retraite pour vivre ou sont privé de travail.

 

D. Trump aura ouvert les vannes d’une parole raciste et misogyne, violente et démagogue qui risque de prendre une place accrue dans les débats publics outre Atlantique et d’irriguer le discours des droites extrêmes et extrêmes droites du monde entier, dont les mutations sont confrontées par cette victoire électorale.

Seule l’émergence d’une riposte progressiste portée par une unité nouvelle de personnalités et forces de la gauche alternative peut y faire barrage et empêcher le détournement des colères et des aspirations populaires.

L’interpellation peut être décisive à la veille des élections présidentielles et législatives.

La gauche de gestion du capital ne mobilise plus et ouvre donc la voie du pire  De la même manière, Hillary Clinton a peut-être été le meilleur agent électorale de son adversaire . Dans ces conditions, de nouvelles divisions de l’électorat de gauche du changement et de l’écologie politique pourraient aboutir à renforcer encore le sentiment d’impuissance du monde du travail et de la création.

Plus que jamais, ce dernier à besoin de se retrouver dans une dynamique constructive et forcément  critique, porteuse d’espoir, pour ouvrir les portes aujourd’hui cadenassées de l’alternative  progressiste et transformatrice.

   

EMPÊCHER LE CAUCHEMAR !

Faisons en sorte que le philosophe et poète allemand Hölderlin ait raison de penser que        

 « là où il y a péril, croît aussi ce qui sauve »                

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